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jeudi 11 avril 2019

CONSEIL MUNICIPAL DE CRETEIL DU 8 AVRIL 2019 INTERVENTION DU GROUPE COMMUNISTE, REPUBLICAIN ET CITOYEN SUR LE BUDGET POUR L’ANNEE 2019 présentée par Mme Danielle DEFORTESCU


Monsieur le Maire, mes Chers.es collègues,

 

Le budget qui nous est présenté est dans la droite ligne des orientations budgétaires dont nous avons déjà débattu lors du précédent conseil municipal et je ne reviendrais pas sur le dossier concernant la fiscalité.

Mais je redis notre satisfaction sur 2 points essentiels :

  • Pas de hausse de la fiscalité pour l’année 2019 ;
  • Et autre élément externe au budget, le gel des loyers pour notre bailleur Créteil Habitat, dans un contexte de difficultés économiques éprouvées par un grand nombre de nos concitoyens.

L’amélioration des conditions de vie et le budget de l’année 2019 se fait dans la continuité de notre politique ambitieuse en matière d’investissement avec 18 millions d’euros de dépenses réelles.

Pour marquer les points qui me semble essentiel. La poursuite de nos engagements dans l’amélioration du cadre de vie, à travers la rénovation urbaine.

Poursuite et fin de la rénovation des Bleuets : perspective du projet l’ANRU pour le Mont-Mesly avec l’engagement des études nécessaires.

Second élément, l’effort important en matière de voirie, de réseaux d’espaces verts prévus pour cette année puisque nous avons une prévision de plus de 6 millions d’euros contre 4 millions en 2018 qui s’intègrent parfaitement dans le budget des secteurs autour de « je prends soin de ma ville ».

Le secteur scolaire avec une prévision de 2.700.000 euros avec un focus important sur le déploiement du plan numérique (pour 338.000 euros) et la continuité de la rénovation des groupes scolaires.

Dans la continuité de toute l’attention que nous portons à la démocratie locale, le budget participatif reconduit à 300.000 euros pour permettre les aménagements de proximité décidés par les comités de quartier.

Dans le rapport nous avons un schéma précis des dépenses qui nous retrace sur la globalité de l’investissement.

J’en profite pour remercier les services pour tous les éléments précis et concis qui nous sont fournis dans ce rapport.

Le budget de fonctionnement s’inscrit dans une croissance maîtrisée, et démontre bien la responsabilité et la volonté d’une gestion rigoureuse dans un cadre rendu complexe par le dispositif ministériel.

Les dépenses réelles de fonctionnement sont en deçà du plafond notifié par la préfecture. Il est point besoin d’injonction pour faire preuve de responsabilité.

Quelques points essentiels :

  • Continuités des années antérieures en ce qui concerne le désendettement par une stratégie fine du suivi des frais financiers.
  • Une démocratie participative stabilisée avec le maintien des options permettant à nos concitoyens de s’investir dans ces actions que ce soit à travers les assisses de la ville, les concertations prévues dans le cadre de la rénovation urbaine, et dans la continuité de donner à nos jeunes Cristoliens les clefs de la citoyenneté, du partage, et du vivre ensemble.
  • Les subventions en participations s’élèvent à plus de 26 millions d’euros, vous en avez les différents éléments dans le rapport.
  • Les subventions proposées s’inscrivent dans l’aide à nos concitoyens à faire face aux difficultés économiques.

Comme nous l’avons dit dans le cadre des orientations budgétaires, nous voterons ce budget.

La réforme de la fiscalité est une urgence qui doit s’effectuer dans un cadre proportionnel tout en assurant le maintien de service public performant.

mardi 4 avril 2017

Conseil municipal de creteil du 3 avril 2017
Intervention du groupe Communiste, Républicain et Citoyen sur le budgét pour l’année 2017


Présentée par Mme Danielle DEFORTESCU

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Monsieur le Maire, mes Chers collègues,
Le budget qui nous est présenté ce soir est la réalisation concrète des orientations budgétaires que nous avons vu  lors du dernier conseil.
Maintenir le cap nécessite d’avoir une grande maitrise de l’objectif tout en tenant compte des aléas, qui peuvent intervenir.
Nous ne pouvons qu’approuver la hauteur des dépenses d’investissement d’autant que les dépenses directes d’équipement sont e progression de 3,39 % ce qui traduit bien à la fois notre volonté de maintien au cadre de vie, par la modernisation et le développement de nos équipement et la partie prenante que nous prenons dans le développement économique.
Pour 2017, les dépenses de fonctionnement sont maitrisées.
Nous nous félicitons de pouvoir apporter aux associations le soutien dans leur action. C’est une reconnaissance au travail de qualité fait pour maintenir une cohésion sociale indispensable dans le contexte d’aujourd’hui.
Il en est de même pour les crédits alloués à la démocratie locale de proximité. Il nous faut souligner le volet de l’accès à la citoyenneté donné aux jeunes cristoliens à travers le conseil d’enfant, d’adolescents leur permettant une ouverture sur l’europe, le monde à travers les échanges dans le domaine, sportif, culturel et de citoyens.
De plus en plus des contraintes budgétaires pèsent sur les collectivités et le transfert des missions relevant de l’état vers les collectivités est de plus en plus pesant.
Pour parvenir à l’équilibre il faut faire des choix et dégager des priorités.
La rénovation urbaine est un axe essentiel pour l’amélioration de la mixité sociale, et répondre aux besoins nouveaux qui se dégagent en terme d’habitat et de réponse à l’amélioration de l’environnement à travers la politique de développement durable.
La rénovation du secteur scolaire est également un axe prioritaire.
L’investissement dans notre système d’éducation est essentiel pour construire l’avenir.
Notre politique de soutien aux activités éducatives pendant, et hors temps scolaire contribue à rétablir une égalité des chances.
Aujourd’hui, il y a un transfert de plus en plus important des décisions politiques mais les contraintes pour répondre aux besoins des populations restent aux communes. Nous apprécions positivement l’augmentation de la subvention au CCAS pour répondre aux besoins des populations.
Il est indispensable de pérenniser les ressources des collectivités locales à travers une vrai réforme de la fiscalité.
C’est incontournable pour rester au plus près des besoins.
Pour une utilisation juste de l’argent public dans un débat démocratique.
Nous soutenons le budget 2017 au regard des propositions faites.
Merci de votre attention.




mardi 7 mars 2017

  • Conseil municipal de creteil du 6 mars 2017

Intervention du groupe Communiste, Républicain et Citoyen sur les orientations budgétaires pour l’année 2017



Présentée par Mr Jean-Pierre Héno

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Monsieur le Maire, mes Chers collègues,
Le budget d’une ville est conditionné entre autres aux orientations nationales en termes de contributions financières.
Cela nous permet aussi de faire le point sur nos engagements dans le cadre de notre programme municipal.
C’est dans ce cadre que nous avons à préparer le budget de notre commune pour cette année.
Dans un contexte particulièrement difficile nous parvenons à maintenir auprès de la population cristolienne un degré de prestation sociale important, j’y reviendrai au terme de mon intervention.
Pourtant à la fin de ce quinquennat qui aurait dû changer en profondeur la vie des gens
celle-ci n’a pas eu lieu, et surtout pas dans le sens voulu par les électeurs du 6 mai 2012.

Nous sommes toujours dans le dogme de la réduction des dépenses, nouvelle réduction de l’impôt sur les sociétés, instauration du prélèvement à la source pour 2018, maintien et même progression du CICE.
La réduction de l’impôt d’une partie de la classe moyenne, matraquée durant les premières années du quinquennat, n’a pas occulté le manque de décision pour que les riches échappent toujours, par moult détours, à une imposition justement proportionnée.
Résultat : les 500 familles, les plus riches de France ont vu leur patrimoine augmenter de 25% en cinq ans.
Le produit de l’impôt sur les sociétés s’est réduit, lui au cours de la même période de 40,8 à 29,4 milliards d’euros. Tandis que l’impôt sur le revenu toujours sur la période (5 ans) qui était de 59,4 milliards d’euros devrait rapporter cette année 73,4 milliards.
Il semble qu’en étant plus de 3.743.000 foyers fiscaux l’intérêt du plus grand nombre prime. Nous devons souligner que seul 343.000 ménages payent l’impôt sur la fortune même pas
1 % et certain candidat à l’élection présidentielle voudrait le supprimer.

Pas besoin de le faire pour Madame BETTENCOURT, première fortune de France, qui touche le SMIC toutes les 4 minutes, pour l’année 2015 elle n’a pas payé d’ISF en tout légalité. Et pourtant elle aurait dû s’acquitter de 61 millions d’euros.
Dans le même temps, le produit de la TVA, impôt le plus injuste par nature a progressé de 133,4 à 149,4 milliards d’euros.
Cela représente pour les ménages les plus pauvres 10% de leur budget et pour les plus riches 6%.
D’autre part les milliards accordés au CICE (versé indistinctement aux entreprises du CAC 40 comme aux petites PME) aux exonérations de cotisations sociales et au crédit impôt recherche représente au total 56 milliards de cadeaux fait aux entreprises sans la moindre contrepartie, sans contrôle !
Les sociétés du CAC 40 ont réussie en 2016 à doper leurs profits et les dividendes avec plus de 56,5 milliards d’euros.
Le président du patronat Monsieur GATTAZ (pas lui personnellement) en est le grand bénéficiaire. Rappelez-vous il nous annonçait 1 millions d’emploi en plus dans les entreprises si on diminuait les charges des entreprises.
Comment ne pas s’insurger sur l’évasion fiscale que chacun connait 80 milliards par an, l’équivalent du déficit de l’état dans la même période ou du budget de l’éducation nationale.
L’argent existe, il faut surtout avoir de la volonté politique pour le mettre à disposition du plus grand nombre.

Selon une étude de l’observatoire français des conjonctures économiques les sommes allouées aux entreprises sans contrepartie pourraient être la clé de la reprise et de l’emploi en France à condition qu’elles soient redirigées en faveur de l’investissement.
Une hausse permanente de l’investissement public en France d’un point de PIB soit 20 milliards d’euros environ génèrerait entre autre une réduction de 245 000 chômeurs.
L’investissement public c’est 75 % de l’investissement dans notre pays, c’est une augmentation de la croissance à long terme, de l’activité à court terme, et pourtant celui-ci a chuté de 10 % en 2016.
Nous le voyons bien ici même dans notre ville quant il faut faire nos arbitrages budgétaires sur l’investissement nos besoins sont importants tant en maintenance qu’en projet nouveaux. Même si nous arrivons à maintenir en bon état nos équipements, nous pourrions faire plus mais les moyens nous manquent.
C’est la même question qui touche les ménages avec le salaire. Une augmentation des salaires ce n’est pas pour thésauriser c’est pour répondre à nos besoins cela relance une économie.
Preuve que la cure d’austérité imposée est complétement contre-productive en terme d’activité et donc d’emploi.
Les légères embellis de Juin 2016 en termes d’emploi sont terminées. L’échec de la politique gouvernementale de ce quinquennat sur le sujet est partout.
Mais l’inquiétude demeure les suppressions annoncées de 200.000 à 500.000 fonctionnaires par certains candidats à la présidentielle fond froid dans les dos.
Plus de trente années et cinq plans d’austérité ont buté sur le même obstacle. Réduire les dépenses publiques pour satisfaire la finance diminue la croissance rendant encore plus insupportable le poids de la dette.
On ne peut pas jurer que par la sacro-sainte croissance et en même temps se priver d’un de ses principaux moyens de développement, l’investissement.
Intervenir sur le choix des politiques nationales est important car nous en subissons les conséquences sur nos budgets locaux. Je rappelle que c’est 17 millions d’euros en moins de dotations de l’état pour notre ville.

L’accès au logement abordable constitue un véritable défi comme le reconnait désormais l’OCDE. La part du budget que les foyers consacrent pour se loger grandi d’année en année. En France : cela représentait 26,7 % des revenus en 2013, contre 23,2 % en 2000. Un nombre croissant d’habitants consacre plus de 40 % de leur budget pour se loger. 20 % des locataires et 30 % des propriétaires français subissent ce cout excessif.
Mais la question prioritaire que se pose bon nombre de nos concitoyens est de trouver un logement. Nous serions à plus de 4000 demandes en attente, à  Créteil ?
Voilà pourquoi il est nécessaire de construire du logement social, partout, dans les villes qui ne respectent pas le seuil légal en priorité, mais aussi dans les secteurs privilégiés en voix de mutation lourde, afin que ces nouveaux quartiers porteurs ne deviennent pas des ghettos de riches auxquels répondraient des ghettos de pauvres éloignés des transports et des emplois.
C’était le sens de la proposition de loi du groupe CRC à la MGP qui vise à garantir dans un périmètre de 400 mètres autour des gares nouvelles du Grand Paris, pour toute nouvelle construction de plus de 12 logements, une proposition minimale de 30 % de logements sociaux.
Sur le triangle de l’Echat et autour de la nouvelle gare se posera ce problème de la mixité voire de la justice sociales pour que les plus modeste puissent aussi accéder à un logement décent près d’un transport collectif.

Monsieur Le Maire, si nous partageons avec vous la vision d’une ville populaire il est aussi important de concrétiser comme vous le faites les paroles en actes.
Ainsi les politiques culturelles, sportives, d’éducation, d’emploi, de santé publique, de transport y contribuent.
Avec des quartiers de vie, d’activité économique, des équipements publics et privés de proximités, des lieux de loisirs, des logements, l’accès à la culture tout ceci est indispensable à l’équilibre de notre ville.

Pour continuer à construire cette ville nous avons besoin de privilégier la démocratie de donner la parole à nos habitants. C’est ce que nous faisons avec nos conseils de quartier.
Chacun le sait la solidarité, la fraternité sont de vrai valeur à Créteil.
Dans cette ville généreuse et populaire chacune et chacun y trouve sa place, si investit agit individuellement ou collectivement pour notre « vivre ensemble ».
Le rapport d’orientation va dans ce sens malgré les difficultés que nous traversons notre collectivité propose une politique volontaire courageuse et ambitieuse et qui prépare l’avenir.

  • En renouvelant à nos associations les moyens de tisser ce lien social si important dans les moments que nous traversons.
  • Avec un CCAS dont les actions envers la petite enfance, le lien intergénérationnel, les aides en faveur des plus démunis seront maintenues.
  • Des activités sportives qui tiennent les deux bouts : le plus grand nombre et le plus haut niveau.
  • Une jeunesse qui peut accéder à la découverte et consolider la citoyenneté.
  • Une culture variée et accessible à tous renforçant la présence artistique sur notre territoire.
  • De nouvelles infrastructures pour renforcer la qualité et la capacité d’accueil dans l’éducation. Les travaux dans les écoles Prévert, Victor Hugo, Guiblets en sont la preuve.
  • Une ville engagée en faveur du numérique par le câblage des groupes scolaires.
  • Des rénovations urbaines en cours aux Bleuets. Petits Pré Sablières et des perspectives sur le haut du Mont-Mesly, la Habette et les Coteaux du Sud.
  • De grands projets urbains en cours sur le quartier de l’Echat avec la Société du Grand Paris ou le triangle de l’Echat Nord.
  • L’accueil prochainement de la fédération française de hand ball et son siège. Le projet de construction à proximité de deux hôtels.
  • L’amélioration du cadre de vie avec le programme Brossolette / joly.

Pour finir Monsieur le Maire, mes chers collègues nous ne manquons pas de projet, nous nous retrouvons dans ces orientations budgétaires. Pour respecter nos engagements, dans ce contexte difficile, nous souhaitons naturellement que la fiscalité ne soit pas, comme évoquée tous les ans, la variable d’ajustement.

Merci de votre attention.

lundi 27 juin 2016

Voeu présenté par le groupe Communiste Républicain et Citoyen voté à la majorité demandant au CM de Créteil d'inscrire le territoire en zone "Hors TAFTA" présenté par Jean-Pierre HENO

 

Conseil municipal de Créteil le 27 juin 2016


VOTÉ A LA MAJORITÉ

 

Vœu du groupe Communiste , Républicain et Citoyen

Demandant au conseil municipal de Créteil d’inscrire le territoire en zone « Hors TAFTA »

Présenté par Jean-Pierre HENO

 

Actuellement se tiennent les négociations entre l’Union Européenne et les Etats-Unis pour mettre en place un nouvel accord de partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP), dit Grand Marché Transatlantique (TAFTA), pour instaurer un vaste marché de libre-échange entre ces deux parties.

En parallèle, des négociations avancées se tiennent également avec le Canada autour du « CETA », (accord économique et commercial global) considéré comme le cheval de Troie du TAFTA agissant directement sur le droit industriel entre l’UE et le Canada, et par ricochet à destination des entreprises américaines implantées au Canada.

Fin Mai lors du sommet du G7 au Japon Le président HOLLANDE a réaffirmé les positions de la France sur le TAFTA en annonçant « que nous étions loin d’un accord à ce stade des négociations »mettant en avant la remise en cause « des principes essentiels pour notre agriculture, notre culture et pour la réciprocité de l’accès aux marchés publics, évoquant des normes sanitaires, alimentaires, sociales, culturelles et environnementales ».

Considérant les directives pour la négociation du Partenariat transatlantique sur le Commerce et l’Investissement entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique », rendues publiques dans un document présenté le 17 juin 2013 au Conseil de l’Union Européenne.

Considérant qu’il est cité dans ce document que : « Les obligations de l’Accord engageront tous les niveaux de gouvernement », et donc les collectivités locales.

Considérant que toutes les législations et réglementations restrictives à l’activité des entreprises, toute forme de taxation ou de contrainte sur les bénéfices seraient contestables et attaquables, dans une instance privée « de règlement des différents investisseurs-Etats ».

Considérant qu’en conséquence, ce traité risque d’annuler l’ensemble des législations préventives sur l’environnement ou la santé (pollution, OGM, hormones de croissance, antibiotiques, carcasses chlorées, antennes relais, etc.), les normes de sécurité des consommateurs ou toute réglementation relevant du principe de précaution sont attaquables si elles sont jugées comme contraires à la concurrence ou comme un frein à l’investissement.

Considérant que ce traité, mettant le respect de la concurrence avant celui de l’intérêt public risque de remettre en cause toute délégation de service public, que états et collectivités seraient contraints à l’ouverture aux entreprises privées, et que tout recours à un établissement public ou une société d’économie mixte serait contestable, car jugé comme arbitraire et contraire à la concurrence.

Considérant l’attaque générale contre les institutions démocratiques, locales ou nationales, et les législations des Etats membres de l’Union Européenne comme des Etats-Unis que représente cet accord de libre-échange.

Considérant le nivellement par le bas et l’aggravation des conditions sociales et environnementales des pays européens que représenterait ce futur traité.

Considérant que ce traité génèrerait l’imposition encore plus forte et agressive des politiques d’austérité et de démantèlement des services publics.

Considérant l’opacité générale du déroulé de ces négociations et l’apparente volonté de ne pas associer les citoyens à ce projet, dans sa conception comme dans sa décision.

Considérant l’attachement de la Mairie de Créteil au développement de la démocratie participative, et la volonté affichée d’associer les citoyens aux décisions publiques.

Pour toutes ces raisons nous demandons au conseil municipal de la ville de Créteil, d’inscrire le territoire en zone « HORS TAFTA ».




Jean-Pierre HENO
Président du groupe Communiste, Républicain et citoyen
    

mardi 12 avril 2016

Déclaration du groupe CRC concernant "l'adoption du budget 2016", par Danielle DEFORTESCU


Conseil municipal de creteil du 11 avril 2016

Intervention du groupe Communiste, Républicain et Citoyen

Adoption du Budget Primitif pour l’Exercice 2016

 
Monsieur le Maire, Chers collègues,

Ce soir, nous avons à examiner la concrétisation dans le budget des orientations budgétaires débattues lors du dernier conseil municipal.
Sans revenir sur ce débat, il convient de noter que l’actualité nous plonge au cœur des paradis fiscaux et donne à notre intervention au dernier conseil toute sa pertinence et sa justesse d’analyse.
Oui, l’argent existe bien, mais pour qui ?
On nous parle de dizaines de milliards détournés dans les différents paradis fiscaux.
En parallèle, les collectivités sont inquiètes sur le coût de l’augmentation des fonctionnaires par an (2 fois 0,6 %).
Les fonctionnaires ont contribué largement au redressement des finances publiques à travers le blocage du point d’indice.

Ils n’auront pas eu le loisir de faire fructifier leur « avoir » au panama.

Une baisse drastique des dotations, 3 Millions d’euros pour notre ville, engendre naturellement des choix, mais malgré ces décisions nous tentons de répondre au mieux aux besoins de nos concitoyens.
C’est le cas par exemple de l’investissement qui relève d’une autre philosophie.

Et c’est dans ce sens que nous nous félicitons d’un investissement allant sur l’ensemble de nos projets urbains qui sont le vecteur essentiel de l’amélioration du cadre, et des conditions de vie des Cristoliens.

48 millions contre 41 millions l’an dernier, traduisent un effort important particulièrement dans le cadre de l’ANRU permettant de répondre aux besoins des Cristoliens les plus fragilisés.
Mais également en termes de voirie, d’ouvrage d’art, d’espace vert, et de la continuité de modernisation de l’éclairage public qui permet un meilleur ressenti de sécurité.

La rénovation du secteur scolaire par des travaux de câblage pour le plan numérique est essentielle pour permettre l’acquisition égalitaire des nouvelles technologies.
La construction de la Maison du Hand est un atout indéniable pour la prospérité et la notoriété de notre ville.

Le programme d’investissement des collectivités est un facteur essentiel du développement économique. Les collectivités prennent une part déterminante de la solidarité nationale en assurant environ 70% de l’investissement public.
Ce budget démontre des dépenses de fonctionnement qui sont maitrisé :

Suite à l’effort demandé au milieu associatif en 2015, le choix de la collectivité pour 2016 a été d’augmenter sensiblement les crédits alloués aux associations. Ce choix à l’attention du tissu associatif local, acteur du vivre ensemble, démontre bien nos orientations pour favoriser le lien social dans notre ville.
Il en va de même avec le maintien des crédits alloués pour le CCAS, rempart social primordial pour les cristoliens les plus démunis mais également pour ceux  qui ont subi un accident de vie.

Les grands projets de rénovation urbaine entrant dans leurs phases opérationnelles sont un signe de transformation importante de notre territoire sans exclure les populations y habitants. Nous nous félicitons des engagements adoptés à travers ces plans de rénovation de grande ampleur.
L’augmentation des crédits alloués à la démocratie locale, en total cohérence avec la refonte effectuée était un des engagements de campagne, nous nous félicitions de ce choix budgétaire, favorisant la démocratie de proximité à travers les secteurs ainsi que des conseils de quartiers.

Nous voulons aussi souligner les efforts faits pour donner à nos jeunes Cristoliens les clefs d’une citoyenneté bien comprise à travers les différents Conseils d’Enfants, d’Adolescents, de Jeunes et la volonté d’une ouverture sur le monde en leur permettant des échanges dans les différents domaines sportifs et culturels.
Notons également l’organisation des prochaines assises de la ville, lien démocratique incontournable avec les cristoliens.

Malgré toutes ces contraintes budgétaires qui pèsent sur les collectivités et pour arriver à maintenir notre qualité de service aux cristoliens nous sommes obligé d’avoir recours à une évolution de notre fiscalité.
Devons-nous encore rappeler que dans notre pays 12 millions de personnes sont en situation de précarité, 4 millions se retrouvent sans emploi et malheureusement cela ne risque pas de s’améliorer avec le projet de la loi travail, nous pointons ces aberrations depuis maintenant très et trop longtemps.

Pas besoin de boule de cristal, nous le savons, nous allons donc le redire, nous ne sommes même plus choqué de voir apparaitre dans la presse l’affaire « Panama Papers », plus grosse fuite journalistique mondiale de tous les temps, 1000 français sont incriminés, leurs noms ne seront probablement pas tous dévoilés.
60 à 80 Milliards d’évasions fiscales en France par an, 1000 Milliards par an au niveau Européen.

Les citoyens ne sont pas dupes, à force de le dire peut être serons-nous un jour entendu! La justice sociale, juste de la justice sociale. Serait-ce trop ?

La réduction de la dépense publique ne peut et ne doit pas se faire au détriment de la réponse aux besoins des populations.
L’exercice devient de plus en plus difficile et l’urgence d’une vraie réforme de la fiscalité est une évidence afin de permettre de pérenniser les ressources des collectivités.

Garantir l’égalité d’accès à la santé, à l’éducation, telles sont les missions d’un service public.
Tout en soutenant ce budget 2016 les élus communistes seront vigilants sur les choix de gestion conformes aux intérêts des cristoliens.

 

                                                                                                              Danielle DEFORTESCU

                           Pour le groupe des élus CRC

 

mardi 8 mars 2016

Motion présentée par les groupes de la majorité municipale sur "Les fermetures de classes envisagées à Créteil".


Prévisions de carte scolaire pour l’année 2016/2017 : Non aux fermetures de

classes envisagées sur Créteil au sein des écoles maternelles et élémentaires
 

Motion présentée par les groupes de la Majorité municipale :

Groupe socialiste ; Groupe des élus communistes, républicains et citoyens ;

Groupe de la société civile

 

A une semaine de la tenue, mardi 15 mars prochain, du Conseil départemental de l’Education nationale qui doit entériner pour l’ensemble des villes du Val-de-Marne les mesures de carte scolaire pour la rentrée de septembre 2016, le Conseil municipal de Créteil marque par la présente motion son opposition à la fermeture envisagée de 13 classes - pour seulement 4 ouvertures - au sein des écoles maternelles et élémentaires situées sur le territoire communal. Cette situation est d’autant plus regrettable que, au niveau national, les moyens budgétaires consacrés à l’enseignement connaissent une augmentation certaine.

Si ces fermetures étaient confirmées, la plupart des écoles concernées seraient, au regard des effectifs prévisionnels, sujettes à une augmentation du nombre d’enfants par classe entrainant pour les enseignants une dégradation de leurs conditions de travail et, pour les élèves cristoliens, un apprentissage des connaissances rendu plus difficile.

C’est principalement pour ces deux raisons que Monsieur le Maire, aussitôt après avoir pris connaissance dans la presse des fermetures de classes envisagées, a saisi la direction académique des services de l’Education nationale pour demander la suspension de ces mesures, en particulier pour celles qui ne peuvent trouver aucune justification au vu des effectifs prévisionnels.

C’est le cas notamment de la fermeture d’une classe à l’Ecole maternelle Chateaubriand : les effectifs prévisionnels sont stables avec le passage en élémentaire de 37 enfants issus de grande section et une trentaine d’entrées attendue en petite section. La fermeture d’une classe telle qu’envisagée ferait passer la moyenne par classe à trente élèves.

La situation est très semblable à l’Ecole maternelle Gaston Defferre où une fermeture de classe est également projetée en dépit de la stabilité des effectifs. Une fermeture de classe ferait également augmenter la moyenne par classe à près de trente élèves.

Les enseignants et élèves de l’Ecole maternelle Victor Hugo seraient également lourdement pénalisés par la fermeture d’une classe. Non seulement les prévisions de passage en élémentaire et d’entrée en petite section font apparaitre une constance dans le nombre d’enfants scolarisés – la disparition d’une classe ferait donc augmenter la 2 moyenne du nombre d’enfants par classe - mais cette situation serait aggravée du fait de la réalisation prochaine, effective pour les rentrées 2017 et 2018, de programmes de logements dont les acquéreurs ont fait connaître leur souhait de scolariser dès à présent leurs enfants au sein de l’école correspondant à leur future résidence. La détermination du nombre de classes ouvertes ou fermées au sein d’une école est donc plus complexe que la seule comparaison des effectifs d’entrée et de sortie de l’école. De telles mesures appellent en effet la mise en oeuvre d’une analyse urbanistique fine  des perspectives de développement du secteur concerné.

La fermeture d’une classe telle qu’envisagée à l’école maternelle Aimé Césaire suscite les mêmes incompréhensions : la moyenne du nombre d’enfants par classe augmenterait très significativement sans que n’aient encore été pris en compte les enfants des familles qui vont progressivement s’installer au sein de la nouvelle résidence Christophe Colomb, située en face de l’école.

Le Conseil municipal est par ailleurs convaincu que la carte scolaire ne peut faire fi des réalités sociales auxquelles les élèves sont confrontés.

Or, sur les 13 écoles cristoliennes appartenant à un réseau d’éducation prioritaire, 4 d’entre elles – soit un tiers des écoles prioritaires – subiraient chacune une fermeture de classe. Sont concernées les écoles maternelles Allezard, Les Guiblets, Paul Casalis et Savignat. Ces écoles font certes apparaitre des effectifs prévisionnels en baisse mais le Conseil municipal, par l’adoption de cette motion, considère que le caractère prioritaire donné à ces élèves au regard des difficultés sociales rencontrées constitue une raison suffisante pour maintenir le nombre de classes et ainsi faire baisser mécaniquement la moyenne du nombre d’enfants par classe.

La fermeture d’une classe à l’Ecole maternelle Eboué est également préoccupante. Les effectifs d’élèves étant stables, la moyenne du nombre d’enfants par classe va augmenter au détriment de la qualité d’apprentissage et d’enseignement. Or on observe des difficultés sociales et scolaires dans ce secteur qui ne figure pourtant pas parmi les réseaux d’éducation prioritaire. Afin de créer les conditions d’un meilleur suivi des situations difficiles, le Conseil municipal de Créteil demande donc le maintien de la classe dont la fermeture serait programmée.

Pour l’ensemble de ces raisons et parce qu’il ne peut accepter pour les enfants scolarisés à Créteil la moindre remise en cause des conditions d’apprentissage de connaissances aussi fondamentales que la lecture, l’écriture ou encore les mathématiques, le Conseil municipal exprime sa totale solidarité avec les parents d’élèves, enseignants et organisations syndicales représentatives à l’origine du préavis de grève déposé pour le mardi 15 mars 2016 et demande le maintien sur le territoire communal de l’ensemble des classes dont la fermeture est aujourd’hui envisagée.

Déclaration du groupe CRC sur "les orientations budgétaires 2016" , par Jean-Pierre HENO


Conseil municipal de creteil du 7 mars 2016

Intervention du groupe Communiste, Républicain et Citoyen

 

Sur le débat d’Orientations Budgétaires pour l’année 2016


Monsieur le Maire, mes chers collègues,
 

Le débat d’orientations budgétaires de notre ville permet de faire le point sur nos engagements dans le cadre de notre programme municipal que les cristoliens ont soutenu en 2014.
Il nous permet aussi de constater que l’évolution des choix politiques au plus haut niveau conditionnent les moyens d’agir utilement pour les habitants de nos communes.
Nous avons terminé notre intervention en 2015 en exprimant le fait que l’exercice budgétaire serait dans le contexte politique actuel de plus en plus difficile.
Et pourtant il pouvait en être autrement.
Nous le voyons bien depuis quelques temps, les rapports sociaux dans notre pays amènent de l’exaspération cachée depuis trop longtemps, la violence sociale est là.
Près de 4 millions de chômeurs, 12 millions en situation de précarité, la multiplication des plans sociaux, la fragilité des droits les plus élémentaires dans une situation de concurrence cruelle.
Combien de familles, de foyers sont plongés dans l’angoisse, l’inquiétude du lendemain après la décision policée, feutrée d’un conseil d’administration ou d’un patron dont le seul thermomètre n’a pour degré que le taux de profit et la rentabilité pour les actionnaires ?
Si l’action violente est une impasse pour les salariés, il faut entendre la colère qui s’exprime et qui ne fera que s’aggraver.
Ni voyous, ni stupides car comment appelle-t-on ces gens qui dilapident l’argent public par milliards, dizaines de milliards par le biais du CICE ?
Cette niche fiscale va nous coûter 40 milliards sans la moindre inversion de la courbe du chômage. Nous n’employons pas les mêmes mots que M.VALLS et MACRON, mais pour être polis, cette mesure est un non-sens économique et un cadeau incontestable au patronat.
N’est-ce pas M. COMBES ce patron d’Alcatel-Lucent qui espérait bénéficier de 14 millions de retraite chapeau, alors qu’il a sacrifié l’emploi dans ce qui fût l’un des fleurons industriel de notre pays ?
La violence est économique, celle de décisions gouvernementales et d’entreprises affirmant la domination d’une minorité sur l’ensemble de la société.
Cela n’a rien à voir avec le socialisme, c’est du libéralisme et celui-ci porte en lui la violence de la mise en concurrence des femmes et des hommes pour espérer bénéficier des miettes qui leur sont laissées, la violence de l’actionnariat qui porte en lui l’exploitation source d’injustices et d’inégalités.
Le libéralisme est cannibale comme l’a récemment écrit Nicolas HULOT, il dévore l’humanité.
La tenue du forum mondial des financiers à DAVOS a conduit l’organisation britannique « Oxfam » .à publier une étude sur l’évolution de la richesse mondiale. Elle établit que 62 personnes concentrent la même quantité de richesse que la moitié de l’humanité, c’est-à-dire 3.5 milliards d’habitants.
De plus, ces 62 fortunes ont augmenté de 44% depuis 2010 tandis que celles de la moitié de la population mondiale ont chuté dans le même temps de 41%.Ce constat est révoltant.
L’argent existe bien, il faut oser aller le chercher, là où il ne sert à rien, sinon à enrichir une poignée d’actionnaires et de privilégiés.
La preuve, le rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur l’évasion fiscale cite :
« La réalité est là, crue, violente, le mardi en commission, nous manions des chiffres délirants de l’ordre de dizaines de milliards, qui révèlent l’ampleur des détournements effectués au détriment de la République Française. Les sommes sont abyssales ! Les avoirs détenus, cachés à l’étranger par les contribuables tricolores sont estimés à 600 Milliards d’euros, soit le tiers de notre dette publique.»- fin de citation.
La technique est simple, faire du bénéfice en France et le transférer dans des pays où les impôts sont faibles, voire nuls, voilà où se trouve annuellement la niche fiscale de 60 à 80 milliards d’euros, l’équivalent du premier budget de la France, celui de l’Éducation nationale.
Je rappelle que l’année dernière nous avions repris les propos d’Éric BOCQUET, rapporteur de la commission d’enquête au Sénat, et que les propos et montants étaient identiques à ceux de cette année.
Alors que le gouvernement vient de récupérer et obtenu cette année 1.91Milliard d’Euros de recettes supplémentaires par rapport à 2014 sur la fraude fiscale la cour des comptes estime que le recouvrement de celle-ci s’est amélioré mais que ces résultats restaient insuffisants.
Nous sommes donc dans la stricte continuité des budgets votés depuis 2013. 32.5 milliards de mesures d’allègements des cotisations en faveur des entreprises dont 18 milliards au titre du CICE (crédit impôts compétitivité emploi), on constate que les marges des entreprises se redressent, mais les embauches « annoncées » ne sont pas au rendez-vous et la courbe du chômage continue de monter inexorablement.
Le gouvernement fait grand battage autour de l’annonce des 3 millions de contribuables qui bénéficieront l’an prochain d’une exonération complète de toute imposition. Annonce séduisante au premier abord, mais une mesure qui demande à être examinée avec la plus grande attention.
Nous ne pouvons éluder la nécessaire réforme fiscale globale, celle qui mettrait en place une véritable progressivité, qui ajouterait des tranches pour les revenus les plus élevés, qui rétablirait le seuil des 800 000 euros au lieu de 1.3 millions d’euros pour les personnes assujetties à l’ISF qui ne rapportent que 5 milliards d’euros chaque année. Et pourtant au mois de juillet le magazine  « challenge » publiait le palmarès des 500 plus grosses fortunes de France, avec des chiffres édifiants.
La TVA, l’impôt le plus injuste, reposant pour beaucoup sur les familles les plus modestes, rapporte désormais 144.7 milliards d’euros au budget de la nation, l’impôt sur le revenu la moitié, 72 milliards d’euros, alors que l’impôt sur les sociétés ne représente plus que 33 milliards d’euros.
En persistant dans ses choix de réduction des dépenses publiques et ses allègements de cotisations aux entreprises, ce budget ne pourra en l’état qu’aggraver les difficultés, la crise pour la majorité de nos concitoyens, mais pas pour les 26 entreprises du CAC40 qui ont bien sécurisé leurs portefeuilles malgré une baisse de bénéfices, elles ont déjà annoncées qu’elles augmenteront leurs dividendes en 2016, pour les redistribuer au profit des actionnaires.
Les dotations aux collectivités continuent de diminuer, avec une nouvelle ponction de 3.6 milliards d’euros. Les effets sur l’investissement se sont déjà fait sentir en 2014, et en 2015, on peut craindre le pire en 2016.
Et ce n’est pas le milliard pour soutenir l’investissement des communes et des intercommunalités qui suffira à compenser les pertes répétées sur la période 2015-2017.
Il est aussi dommageable que le rapport de la commission parlementaire d’enquête sur les effets des baisses de dotations de l’état aux communes et intercommunalités ne soit pas publié.
Nous aurions peut-être eu confirmation qu’en trois ans de 2012 à 2015 le montant total de la commande publique ait chuté de 22% passant de 80.1 milliards d’euros à 67.5 milliards d’euros. L’étude réalisée conjointement par l’assemblée des communautés de France et la caisse des dépôts et consignations, qui concerne l’ensemble des donneurs d’ordres soumis aux règles des marchés publics, confirme l’ampleur de la dépression des investissements publics.
Les collectivités locales et leurs opérateurs représentent en moyenne 74% de la dépense publique, le reste étant passé par l’état et ses opérateurs.

Or, en raison du durcissement des contraintes financières, ce sont elles qui ont le plus diminué leur commandes.
Il est dommageable pour les états d’être contraints de se financer auprès des marchés financiers (même si les taux d’emprunts sont bas) et non plus auprès des banques centrales, ainsi les 2% d’intérêts versés au marché sont un coût pour notre économie d’environ 600 milliards d’euros.
Vous le savez bien, Monsieur le Maire, nos choix sur les investissements tous les ans, sont extrêmement difficiles tant les projets, les besoins sont importants, nécessaires, et cela, pour tous les services.
Le rapport que vous nous présentez souligne avec pertinence que : « la ville est le lieu du vivre ensemble qui donne l’envie de transformer de transcender ce qui est ; d’aller au-delà d’une coexistence partagée » nous partageons cette vision de la ville.
Mais pour que la ville soit un espace d’épanouissement personnel et familial, il est nécessaire d’élaborer une politique de développement global du territoire, qui plus est, en pleine mutation, c’est ce que fait Créteil.
Ainsi les politiques culturelles et sportives, d’emploi, d’éducation, de santé publique, de transport, y contribuent.
Ce sont les conditions indispensables pour construire des quartiers équilibrés qui ne soient pas uniquement résidentiels ou dortoirs, mais de vrais quartiers de vie, avec des logements, de l’activité économique, de l’emploi, des équipements publics et privés de proximité, des lieux de loisirs et d’accès à la culture.
Pour construire cette ville partagée, pour qu’elle reste populaire, qu’elle soit belle et dense, il faut conforter la place du logement social et son financement public, privilégier la démocratie, et c’est ce qui est fait avec la refonte effectuée en 2015, nous en ressentons les premiers effets dans les conseils de quartier, au plus près de nos concitoyens, la participation a été favorisée.
Les habitants de notre ville en font depuis longtemps l’expérience : la solidarité, la fraternité sont de vraies valeurs à Créteil, ville généreuse et populaire. Cela permet à chacune et chacun d’y trouver sa place, de s’y investir et d’agir individuellement et collectivement, de « vivre ensemble ».

Le rapport d’orientation budgétaire qui nous est proposé va en ce sens, il propose de renforcer le vivre ensemble à travers des politiques volontaires et courageuses malgré les difficultés que les collectivités, dans leur ensemble rencontrent, nous souscrivons à cette ambition au niveau local.
·      Avec le début du chantier qui accueillera le nouvel EPHAD  rue Juliette Savar dont l’ouverture est prévue en 2016.
·      A travers la rénovation et la valorisation du site historique de l’entreprise Pernod, le projet GIZEH.
·      L’année 2016 sera marquée également avec le projet de renouvellement urbain du Mont Mesly entrant dans le cadre de l’ANRU2.
·      Le programme ANRU du quartier des Bleuets – Bordière avec la construction de la nouvelle « maison pour tous ».
·      Le début du chantier du « Grand Paris express » au niveau du quartier de l’échât, projet structurant d’envergure.
·      Avec l’implantation de la future maison du hand, cet équipement assurera une vitrine sportive importante pour notre ville.
·      Avec la mutualisation des centres sociaux de la ville optimisant leur rayonnement et efficience.
·      Nous soutenons l’engagement de la commune de maintenir les crédits alloués au budget du CCAS, rempart social communal pour nos concitoyens les plus démunis, comme pour celui des subventions aux associations, acteur du vivre ensemble.
·      La création et la mise en place du contrat local de santé pour la période 2015-2020 sur notre territoire, et avec la création du conseil local de santé mentale (CLSM).
·      Nous saluons l’entrée de notre territoire dans le dispositif « Territoire à énergie positive pour la croissance verte ».
·      Comment parler de transition énergétique sans évoquer le lancement des travaux de rénovation thermique qui vont toucher plus de 2600 logements  au Mont Mesly et à Chéret, qui en font le projet de rénovation thermique le plus important d’île de France.
·      La construction au niveau de l’UPEC, de la maison de l’environnement qui abritera chercheurs, laboratoires de pointe en partenariat avec le monde industriel.
·      Le projet d’autoroute verte ou coulée verte rejoignant Créteil à Santeny, qui va contribuer à la protection des milieux naturels, de la faune et de la flore de notre territoire.

Pour finir, nous ne manquons pas de projets, nous parvenons à respecter nos engagements, en souhaitant que la fiscalité locale, dans ce contexte difficile, ne soit pas la variable d’ajustement.