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lundi 28 février 2011

Rien ne s’est fait et ne se fera sans vous !

C’est une avancée considérable pour les transports en commun en Ile de France, une rocade de métro de banlieue à banlieue va voir le jour. La station retenue sur Créteil sera à l’Echat. C’est le résultat de larges mobilisations citoyennes auxquelles nous avons contribué, à l’image de la démarche engagée dans le Val-de-Marne par la Présidence du Conseil Général avec l’association ORBIVAL. Le quartier de l’Echat réunit des pôles à forte attractivité, l’université Paris Est Créteil (U.P.E.C.) de nombreux équipements publics mais aussi des organismes sociaux et le CHU d’Henri Mondor.

A l’heure où notre système de soins a besoin de se transformer pour lutter efficacement contre les conséquences sanitaires des inégalités sociales et territoriales, le rassemblement et le succès obtenu pour ORBIVAL doit alors nous encourager à poursuivre et élargir la mobilisation pour le maintien du service de chirurgie cardiaque du CHU Henri Mondor.

La fermeture de ce pôle d’excellence aurait des conséquences en matière de prise en charge des patients, de formation universitaire et de recherche scientifique.

Cette décision, qui suscite un profond émoi parmi la population, le personnel et les élus, entre dans le cadre d’un rationnement comptable opéré par le gouvernement à travers ses réformes libérales, asphyxient l’hôpital public et le système de santé solidaire dans son ensemble au mépris des populations.

Nos territoires, trop souvent discriminés et marginalisés, mériteraient bien plus de considération de la part des autorités aux regards de leur capacité à mener à bien des projets d’envergure tout en contribuant à plus de justice sociale.

Jean-Pierre Héno

jeudi 10 février 2011

Conseil Municipal : Vœu en faveur du maintien du service de chirurgie cardiaque du CHU Henri Mondor.

Présenté au nom de la majorité municipale. par Jean-Jacques Porcheron, au CONSEIL MUNICIPAL du 7 février 2011.

Alors que notre système de soins appellerait des réformes urgentes et en profondeur pour lutter efficacement contre les conséquences sanitaires des inégalités sociales et territoriales, l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France a confirmé son projet de supprimer le service de chirurgie cardiaque du CHU Henri-Mondor, se plaçant ainsi dans l’inspiration directe de la loi « Hôpital, patients, santé et territoires » qui, sous prétexte de réorganisation, vise à assoir l’offre de soins sur une logique commerciale en totale contradiction avec les exigences de service public.

Considérant que depuis la publication du nouveau schéma régional d’organisation sanitaire programmant le regroupement des activités de chirurgie cardiaque autour de 10 sites sur les 14 centres franciliens existants, la mobilisation pour le maintien et le développement du service de chirurgie cardiaque du CHU Henri Mondor n’a eu de cesse de s’amplifier,

Considérant qu’une telle fermeture n’est justifiée que par une logique comptable reposant sur l’utilisation du critère unique du nombre d’interventions lourdes réalisées sur une année, au mépris de la qualité de prise en charge des patients et de l’intensité du travail de prévention se substituant à la chirurgie cardiaque lourde,

lundi 31 janvier 2011

Pour le maintien du service de chirurgie cardiaque du CHU Henri-Mondor : restons mobilisés !

A l’heure où notre système de soins a besoin de se transformer pour lutter efficacement contre les conséquences sanitaires des inégalités sociales et territoriales, comment accepter le nouveau schéma régional d’organisation sanitaire programmant la fermeture du service de cardiologie du CHU Henri-Mondor de Créteil.

Le rationnement comptable opéré par le gouvernement à travers ses réformes libérales qui asphyxient l’hôpital public et le système de santé solidaire dans son ensemble prend alors en otage prés de 700.000 val-de-marnais et 550.000 seine-et-marnais, représentant le bassin de santé du CHU Henri-Mondor. La loi « Hôpital, patients, santé, territoires » transformant l’hôpital public en entreprise de soins, tant dans sa gouvernance que dans son financement, soumet donc l’offre de soins sur le territoire à l’application du sacro-saint critère de rentabilité au mépris des impératifs de santé publique.

L’accès aux soins, droit fondamental inscrit dans la constitution, doit être exclu de tout échange marchand, et tout citoyen doit donc bénéficier d’un service public de santé de proximité lui permettant de prétendre à une prise en charge rapide, à fortiori en ce qui concerne les victimes d’accidents cardiaques.

lundi 3 janvier 2011

NOUS NE VOULONS PAS D’UNE PROTECTION SOCIALE A DEUX VITESSES

A l’heure où le gouvernement avance sur le dossier de la prise en charge de la dépendance, se dessine en toile de fond sa volonté de passer d’un système de sécurité sociale collectif et solidaire à un système individuel reposant sur une logique assurantielle.

manif danielle
Le rapport de la députée UMP Valérie Rosso-Debord propose en effet le recours à l’assurance privée face aux besoins de financement liés à la prise en charge de nos anciens.
C’est à la même logique que se sont opposés de nombreux français descendant dans la rue pour protester contre la réforme des retraites. 

En effet le gouvernement se contente de pousser notre système actuel dans le mur conduisant ainsi à une baisse des pensions et prestations pour ensuite nous présenter le recours aux marchés comme inéluctable. Hors si l’on connaissait l’incapacité des marchés de capitaux à redistribuer les richesses produites, l’on ne peut plus ignorer aujourd’hui leur formidable propension à la détruire. 
Rappelons-nous en effet que les banquiers ont promis l’accès à la propriété à des milliers de nord-américains qui dorment aujourd’hui dans leur voiture. Comment pourrions-nous alors raisonnablement leur confier le financement de la prise en charge de nos ainés ou le versement de nos pensions retraites.

Le débat ainsi circonscrit ne laisse en effet que peu de place aux alternatives ambitieuses capables d’assurer le financement d’un système qui doit se transformer pour répondre aux nouveaux défis et aller vers plus d’égalité et d’universalité.

Danielle DEFORTESCU