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jeudi 2 février 2017

Vœux 2017 de la section PCF de Créteil et du Groupe des Élus communistes, républicains et citoyens

Vœux 2017 de la section PCF de Créteil et du Groupe des Élus communistes, républicains et citoyens
Présentés par Jean-Pierre Héno

Monsieur le Député-Maire,
Mesdames, Messieurs les Maires-Adjoints, Conseillers Municipaux,
Mesdames, Messieurs                 
Chers Amis, Chers Camarades,

Permettez-moi au nom de la section du PCF de Créteil et des Élus communistes, républicains et citoyens de vous présenter mes meilleurs vœux de santé, de bonheur, de joie pour vous et vos proches.
Entamer une année nouvelle en étant optimiste, c’est mieux même si cette nouvelle année est chargée d'événements électoraux importants pour notre peuple, élections présidentielles et législatives dans le premier semestre et élections sénatoriales en septembre.
Nous aurions tant voulu que ces vœux soient accompagnés d’un bilan quinquennal où le progrès social ne reste pas un souhait où les pauvres, les sans emploi, abris, toit aient disparu, malheureusement ce n’est pas le cas !
Selon l’observatoire national des données économiques, 9 millions de personnes sont en situation de pauvreté, un million de pauvres de plus en dix ans.
Entre 2 et 3 millions de travailleurs gagnent moins que le RSA – 840 € mensuels.
La crise du logement concerne 4 millions de Français, 12 millions souffrent de précarité énergétique.
Les répercussions sur la santé et l’éducation des enfants touchent 15 millions d’entre eux.
La misère d’un côté, l’opulence de l’autre, 55,7 milliards d’euros, c’est le montant des dividendes versés en 2016 par les entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires. Que dire, des 7,2 millions d’euros, coup de pouce salarial que Carlos Ghosn, PDG de Renault Nissan vient de s’octroyer.
Depuis 2015, la France est devenue le pays d’Europe le plus généreux avec ses actionnaires.
Afin de parvenir à ce résultat, les actionnaires ont pu bénéficier d’un coup de pouce avec le crédit d’impôt compétitivité emploi, le CICE, une manne de 40 milliards d’euros annuels octroyée sans aucune contrepartie.
Selon une étude de la DARES qui est un service statistique du Ministère du Travail, le CICE n’a pas eu d’effet significatif sur l’emploi et sur la dynamique des salaires de base depuis 2013.
Les entreprises ayant fait le choix  de restaurer leurs marges. Et pourtant l’emploi, les salaires sont les principales préoccupations des Français.
Une étude de la banque de France publiée en 2015 portant sur la répartition du revenu des entreprises montre ainsi qu’entre 1998 et 2013, la part accordée aux salaires est restée sous la barre des 60%, atteignant même en 2008, 53,4%.
En revanche, dans la même période, la part des profits consacrée aux dividendes a tout simplement doublée, passant de 4,6% à 9,5%.
Cela s’est fait au détriment des salariés et des capacités d’autofinancement des entreprises. Ce qui nui à la capacité de l’investissement.
Ce n’est pas vrai que les politiques d’austérité seraient les seules solutions. Il serait bien de se rappeler que depuis 1976 s’additionne les plans, les uns aux autres ; Ont-ils guéri le mal ?
Après le choc pétrolier de 75, Raymond Barre décide le blocage des prix, le relèvement du tarif de la vignette auto, l’augmentation des taxes sur le carburant et l’alcool, la majoration de l’impôt ; ce premier plan d’austérité échoue.
En 1982, Pierre Mauroy annonce le blocage des salaires dans le secteur public, il s’engage à limiter le déficit budgétaire à 3% du PIB. Il décide 1an après de ponctionner 65 milliards de francs sur la consommation des ménages et les dépenses de l’état. Il instaure un prélèvement de 1% sur l’ensemble des revenus, le seul effet est de remettre la droite en selle.
Sitôt arrivé à Matignon en 95, Alain Juppé choisit la rigueur budgétaire et décide des hausses de prélèvements pour les ménages (TVA, essence, etc…).
On devait : « rassurer les marchés » on sait ce qu’il adviendra de cette fin de mandat, défaite de la droite aux législatives de 97.
François Fillon qui n’a de cesse de présenter un état en situation de faillite, lance plusieurs trains de mesures, réforme des retraites, gel des dépenses publiques au total 36 milliards d’euros d’économies sans beaucoup d’effet sur le déficit public.
Le gouvernement de François Hollande a maintenu ce cap. Hausse des impôts, baisse des crédits budgétaires, plafonnement des dépenses sociales. Un cocktail qui contribue beaucoup au discrédit de la gauche.
Plus de trente années et cinq plans d’austérité ont buté sur le même obstacle. Réduire les dépenses publiques pour satisfaire la finance diminue la croissance, rendant encore plus insupportable le poids de la dette.
Quant au candidat de la droite, François Fillon, c’est un plan de super-austérité qui est annoncé avec la suppression de 500 000 fonctionnaires.
Et pourtant nos hôpitaux et leur personnel, tout en surcharge de travail, les alarmes lancées par les personnels de santé se multiplient ces dernières semaines. Il en est souvent de même dans la police ou dans d’autres secteurs qui touchent au service public.
C’est bien d’une autre politique qu’il nous faut, celle qui mènera résolument, courageusement l’action contre la finance.

Il faut libérer notre pays de la drogue de l’argent, de la rentabilité financière à outrance mettons un terme au diktat de la bourse, réorientons l’argent disponible vers la production, une juste répartition des richesses.
Il faut avoir du courage politique. Il faut reprendre le pouvoir sur les banques, en nationalisant, au cœur d’un nouveau pôle public bancaire et financier.
Une autre politique est possible, cela passe par une réorientation du crédit et de l’épargne au service des projets créateurs d’emplois, créateurs de richesses et de solidarité dans les territoires. Une nouvelle politique en faveur des services publics, en donnant aux salariés, à tous les citoyens, aux élus de nouveaux droits de regard sur l’activité des banques et sur les aides publiques aux entreprises.
Il faut mener une lutte sans merci contre l’optimisation et l’évasion fiscale, 80 milliards d’euros par an, c’est l’équivalent du déficit budgétaire de l’état dans la même période.
Nous proposerons de mettre fin aux logiques du CICE, sans autre résultat que l’enrichissement des actionnaires et le gâchis des fonds publics, et à toute cette accumulation d’exonérations sociales et fiscales accordées sans aucune réelle contrepartie aux entreprises.
Il y aura alors assez d’argent à réorienter pour la nouvelle industrialisation du pays, la transition écologique de nos modèles de production.
La « France en commun » que nous voulons est d’abord celle qui retrouvera l’ambition de la paix et de la fraternité du monde.
Nous n’oublions rien : ni les morts des attaques terroristes de 2015 et 2016, ceux de Charlie Hebdo, de l’hypercasher, du Bataclan, des terrasses parisiennes, du stable de France, de Magnanville, de Nice, de Saint-Étienne-de-Rouvray ; ni les centaines de vies fauchées par ces mêmes attaques à travers le monde, celles de Berlin et Istanbul, ces dernières semaines ; ni les centaines de milliers de victimes de ces guerres en Irak, en Syrie et ailleurs ;ni les centaines de milliers de réfugiés, noyés en Méditerranée, refoulés ou parqués en Europe ou en Turquie, faute d’une politique européenne digne et humaine à leur égard. C’est l’humanité toute entière qui court à sa perte quand elle oublie la valeur d’une seule vie humaine.
Ce bain de sang, de larmes et de souffrances, cela doit cesser !
La France doit répondre présente à l’appel lancé par le nouveau secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres à « faire de 2017 une année pour la paix » qui doit être, déclare-t-il, « notre objectif et notre guide », et déployer désormais toute son action en direction d’un plan global de paix, de reconstruction et de développement pour le Proche et Moyen-Orient, pour la résolution politique des conflits en Syrie et Irak, s’engageant dans le démantèlement des filières du djihadisme et de ses soutiens étatiques, financiers et militaires, la reconstruction démocratique de ces États.
Le terrorisme devait être terrassé par la guerre. Il s’en nourrit. La paix, la fin des humiliations et des dominations, le combat résolu contre les inégalités, l’ambition d’un nouveau mode de développement social et écologique guériront mieux les plaies du monde.
La preuve vient d’être donnée que jamais aucun combat pour la paix ne doit être abandonné. L’adoption récente par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant la politique de colonisation israélienne en est le témoignage.
Et face à l’impunité que s’arroge depuis tant d’années le gouvernement de Benyamin Netanyahou, nous renouvelons l’engagement de faire de cette année qui marque le 50ème anniversaire du début de la colonisation et de l’occupation israélienne, l’année du combat pour l’arrêt de cette colonisation illégale, de la reconnaissance de l’État palestinien et de la relance de la solution à deux États.
Au désordre mondial et à la généralisation de la violence, nous opposons l’exigence de sécurité humaine et la paix. Nous en appelons à la fraternité humaine, à la coopération et au rassemblement des peuples.
La France doit être à l’offensive pour un accueil digne et humain des réfugiés, pour une gouvernance mondiale des migrations, optimisant le droit au bonheur pour tous.
Le combat ne sera pas facile, il se heurtera et se heurte déjà à des résistances et l’élection de Donald Trump, aux Etats-Unis n’est pas fait pour nous rassurer.
Comme nous l’indiquait, Pierre Laurent, nous sommes engagés dans les campagnes électorales qui doivent être traitées à égalité d’importance, présidentielle et législatives pour atteindre cet objectif et seul contre tous, s’il le faut.
Nous avons désigné et sommes en voie de le faire sur toutes les circonscriptions, nos candidats.
A notre dernier conseil national, nous déclarions, je cite : « l’essentiel pour nous, est de déployer nos propositions, celles de la « France en commun » pour mettre dans le débat, les solutions alternatives aux politiques d’austérité, de solidarité et pour la paix.
S’il y a deux élections, il n’y a qu’une campagne. Notre objectif est de faire élire le plus grand nombre de députés et notre ambition est de contrer le présidentialisme de la souveraineté populaire, c’est aussi le sens que nous voulons pour une 6ème république.
Si les militants du PCF ont décidé fin novembre d’appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon, à la présidentielle, ce n’est pas pour se retrouver avec des candidats de la France insoumise contre nos députés sortants entre autres.
Cette attitude ferait courir le risque d’une élimination dès le premier tour. Nous appelons donc chacun à ses responsabilités pour faire barrage à ces mauvais coups.
Dimanche dernier, les électeurs à la primaire socialiste ont sanctionné, un bilan et majoritairement affirmé leur souhait d’un ancrage à gauche pour interrompre la dérive libérale entreprise par l’exécutif. Ils ont placé Benoit Hamon en tête et accordé presque 18% à Arnaud Montebourg.
Les électeurs majoritairement se sont rappelés du discours du Bourget, du 49-3, de la loi travail, voire de la déchéance de nationalité et des cadeaux mirifiques au patronat.
Ce résultat n’exprime-t-il pas le signal et la volonté d’un besoin d’une véritable politique de gauche ? Souhaitons que le 2ème tour confirme le 1er.
Cette année 2017 sera donc une année importante et les choix de notre peuple à ces élections auront des conséquences. Soit une France frileuse, haineuse et divisée ou une France qui sait retrouver le chemin de l’espoir.
Un philosophe écrivait au 12ème siècle : « l’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine, et la haine à la violence, voilà l’équation ».
N’ayons pas peur, ayons confiance, rallumons les étoiles.


Meilleurs vœux encore à tous et toutes. Bonne année 2017.

mardi 26 janvier 2016

Voeux 2016 de la section PCF Créteil et des élus CRC, discours de Jean AMAR secrétaire de section


En ce début d'année je veux au nom des communistes et des élus communistes et républicains présenter à chacune et chacun d’entre vous, ainsi qu’à vos proches, nos meilleurs vœux de santé et de bonheur. Je formulerai aussi des vœux d'espoir tant l'année écoulée a été marqué par l'horreur des attentats et l'angoisse pour tous ceux qui vivent ou craignent le chômage et la précarité.

Que l’on ne revive plus cela ! C'est l’un de nos vœux. Pour faire reculer cette haine et ce mépris de l’autre et de la vie il faut vigilance et solidarité. Le terrorisme veut diviser, affaiblir, anéantir notre République. La réponse pour le combattre ne doit pas conduire comme dans un jeu de miroir, à épouser les simplismes, en créant un climat de peur, en désignant des boucs émissaires, « l’autre », le présumé étranger comme suspect et responsable de tous nos maux, du chômage à l’insécurité ou à la guerre. C’est ce qui se profile avec la combinaison de l’inscription de la déchéance de nationalité de concitoyens nés en France et la pérennisation et l'inscription de l’état d’urgence dans la Constitution.

Si on a pu considérer que l'état d'urgence s'imposait immédiatement après les attentats pour s'attaquer au terrorisme, aujourd'hui il n'est plus d'aucune utilité, tous les rapports montrent que son efficacité s'étiole.

Nous ne sommes pas les seuls à le dire :

Mardi dernier, les rapporteurs en charge des droits de l'homme à l'ONU ont fait la même recommandation au motif qu'il impose « des restrictions excessives et disproportionnées sur les libertés fondamentales ».

C'est aussi la LDH qui a saisi le Conseil d’État pour demander la suspension immédiate de la mesure en soulignant qu' « autoriser le maintien perpétuel d'un régime exceptionnel (...) revient à renoncer à l'état de de droit ».

La commission nationale consultative des droits de l'homme s'y oppose aussi.

Il est urgent de sortir de cet état d'urgence et de revenir au droit commun.

L'état d'urgence pérennisé constituerait un formidable paravent pour continuer à détruire des droits sociaux dont le code du travail tandis que certaines libertés deviendraient plus précaires : libertés de manifester, libertés syndicales,...

Ce qui se passe à Good Year en est un exemple flagrant :

Huit salariés, huit syndicalistes ont été condamnés pour activité syndicale. Il faut remonter loin dans l'histoire du mouvement ouvrier pour trouver un jugement aussi sévère. Alors que les plaignants, direction et cadres, avaient retirés leurs plaintes, c'est le ministère public qui a décidé de poursuivre et de requérir de la prison, assimilant ces salariés à des voyous de droit commun. Des salariés qui se sont battus durant plusieurs années pour préserver leur emploi, leur outil de travail face à une direction et un patron qui avait délibérément organisé la liquidation d'un site industriel qu'il jugeait non rentable. Quelle inversion des rôles et des valeurs. Le tribunal d'Amiens n'a pas jugé au nom de la république mais au nom de l'ordre économique dominant : les puissant ont toujours raison et les faibles toujours tort. Cette justice de classe qui se traduit par l'impunité des patrons voyous vise à criminaliser le mouvement social et dissuader tout engagement syndical.

On peut se féliciter que la pétition initié par la CGT d'Amiens ait déjà recueilli plus de 130000 signature par Internet et que se multiplie les initiatives pour faire grandir cette protestation.

J'ai évoqué Good Year, c'était il y a quelques jours mais il y a aussi les syndicalistes d'Air France (même si l'inspection du travail a refusé un licenciement), l'inspectrice du travail en Haute-Savoie sanctionné pour avoir fait son métier en signalant les atteintes au droit du travail dans l'entreprise Tefal.

 
Il est plus que temps de faire rentrer la république et la démocratie dans l'entreprise.

Les enjeux sont les droits des salariés, la lutte contre la mainmise de la finance sur l'économie.

Notre économie est gangrenée par le chômage, la croissance est faible, empoisonnée par la précarité et cancérisée par la finance. Que serait elle, s'il n'y avait pas les services publics et la protection sociale qui empêchent, pour le moment, la récession.

La production est insuffisante, l'investissement faible et inefficace car il est fait contre l'emploi et les salaires malgré les cadeaux fait aux grands patronats. Le coût du capital pèse de plus en plus lourd sur notre économie et nos services publics et aussi sur les entreprises empêchant les dépenses de développement : investissement, recherche, salaires et embauches.

Il faut de nouveaux pouvoirs sur les entreprises, sur l'utilisation de l'argent mis à leur disposition. Il faut que le politique reprenne le pouvoir pour faire jouer un autre rôle à l'argent. L'argent doit stimuler à la fois la demande avec la consommation et l'offre mais l'offre sociale et écologique.

Ce n'est malheureusement pas la voie choisi par le gouvernement qui ne cesse, mois après mois, de céder aux injonctions du patronat et du Medef avec la première loi Macron autorisant le travail du Dimanche - refusé par nos élus à Créteil-, mais qui prépare de nouveaux mauvais coups avec une deuxième loi Macron et la casse du code du travail.

Souhaitons donc que 2016 soit l'année du recul du chômage et quelle redonne toute sa valeur au travail.

Les collectivités sont aussi menacées. Depuis le 1er janvier, la mise en place de la métropole du Grand Paris conduit à un profond bouleversement des collectivités existantes, notamment des communes. Les conseils de territoire qui se substituent autoritairement aux intercommunalités n’auront qu’un pouvoir décisionnaire par délégation et ne disposeront d’aucune autonomie financière, leur budget étant une annexe du budget métropolitain. La métropole capterait l’ensemble de la fiscalité locale.

Non seulement le gouvernement démantèle la démocratie de proximité, mais il assèche aussi financièrement l’ensemble des collectivités locales. On peut facilement voir ce qui se dessine derrière tout ça : des communes sans moyens, recentrées sur l’action sociale, et une métropole en charge de définir et mettre en œuvre des stratégies de développement.

Or, comment imaginer que l’action sociale puisse être déconnectée du développement ?

Quelle sortie de la pauvreté possible, quel accès à l’emploi ou à un logement décent dès lors que le lien entre les collectivités en charge d’y répondre est faible pour ne pas dire inexistant ? On voit bien le risque : les stratégies de développement feront de la métropole un territoire attractif et compétitif à l’échelle européenne à mille lieux des préoccupations de la population. Les nouveaux territoires ne seront que des dépendances de la métropole. Et que dire des communes, vivier de la démocratie, de la proximité, de la politique de décentralisation. Cette réforme va anéantir des années de travail et d’innovation urbaine, sociale et économique. Les dynamiques de territoire risquent d’être brisées alors qu’elles se sont construites sur le rapprochement des populations et souvent par la collaboration des élus locaux au-delà des différences de sensibilité politique.

C’est pourquoi les élus communistes et républicains ont défendu et porté, tout au long de la construction métropolitaine, des propositions afin de faire de celle-ci une structure construite à partir des communes. Fonctionnant sur un principe de coopération, autour de projets de développement du territoire porteurs de sens, avec l'objectif de réduire les inégalités, d'améliorer la vie de chacun et notre environnement. Voilà ce qu’aurait pu être la métropole du Grand Paris !

Je vous rappelle que notre ville fait partie du « territoire 11 » (en attendant que son conseil fasse le choix d'un nom moins impersonnel). Il regroupe 16 communes : celles des agglomérations de la Plaine Centrale, du Plateau Briard, des Hauts Val de Marne et la ville de Bonneuil. Deux élus communistes cristoliens Mehedi HENRY et Martine GARRIGOUGAUCHERAND ont été élu à son conseil.

Au-delà de cette réforme de structure les collectivités sont confrontées à une situation financière préoccupante. Rappelons à ceux qui nous rabâchent régulièrement les mots investissement et dette que les collectivités assurent 73 % de l’investissement public et n’émargent que pour 10 % dans l’endettement public. Comme vous le savez, les gouvernements n’ont eu de cesse de transférer des compétences de l’État aux collectivités territoriales, sans transférer l'intégralité des financements correspondant. Cette situation est aggravée par la réduction programmée de onze milliards d’euros de 2015 à2017. Ces contraintes financières mettent à mal le service public assuré par les collectivités. Par exemple alors que le nombre de bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) croît les départements qui le gèrent ont de plus en plus de mal à le verser car son financement n’est que très partiellement couvert par l’État. Si l'on ne fait pas reculer le gouvernement les collectivités devront se résoudre à restreindre leurs dépenses d'abord d'investissement, puis celles de fonctionnement et certaines envisagent également une hausse de la fiscalité locale.

Le système de financement des collectivités territoriales a besoin, comme d'ailleurs l'ensemble de la société d'une véritable réforme de la fiscalité, une réforme qui apporte plus de justice, de solidarité tant pour les collectivités que les ménages.

En formant des vœux pour l'année qui commence, on ne peut se dissimuler l'état de notre pays au terme de l'année écoulée. On ne peut, pour une formation politique qui entend œuvrer à la transformation du pays, occulter les résultats des dernières élections régionales, et voir le scénario catastrophe dans lequel la gauche risque de disparaître. Les Français sont nombreux à être écœurés par les renoncements, les manœuvres politiciennes mais ils sont aussi en demande d'espoir. Cette demande d'espoir ils n'ont pas de lieu pour en parler. Chacun refait le monde dans son coin alors que nous avons besoin de plus d'échange, d'être ensemble pour être plus fort pour déclencher un déclic salutaire pour la gauche.

Pour notre part, nous abordons 2016 avec du courage et de l'envie. Envie de faire vivre cet espoir. Espoir d'une société du bien vivre, une société qui redonnera du sens à l'égalité, à la fraternité. Car si nous ne prenons pas de nouveaux chemins la France s'exposera encore à la précarité, l'insécurité, la division, l'exclusion ...

Les communistes feront tout en 2016 pour répondre à cet espoir, pour relever la gauche, la faire sortir de l'ornière dans laquelle le gouvernement s'acharne à l'enfoncer sous le regard réjoui de la droite et de son extrême. Nous refusons une élection présidentielle où la voix de la gauche serait réduite au silence. Il faut en 2017 un candidat porteur d'un projet de gauche pour la France, sur les valeurs de la gauche qui rompe avec les errements du pouvoir actuel. Le parti communiste s'engage à la construire dès à présent, et sans tabou. Nous entendons nous adresser à tous : à nos partenaires du Front de Gauche, aux écologistes, aux socialistes qui ne veulent pas d'une présidentielle qui ressemble à la régionale dans le Nord ou en Paca, aux syndicalistes, aux militants associatifs. La gauche sociale et politique ne peut rester l'arme au pied face au désastre.

Nous le savons ce ne sera pas simple mais l'urgence est de parler, d'échanger alors que Valls et Hollande font tout pour verrouiller ce débat. C'est le sens de la proposition formulée par notre parti de « fabriques coopératives » où citoyens et militants politiques, syndicalistes ou associatifs pourront échanger opinions et propositions.

Souhaitons donc que 2016 soit une étape de la refondation et la reconstruction à gauche, de l'alternative contre l'austérité.

Les communistes entendent aussi relever un défi dans ce moment de recomposition politique, devoir faire preuve d'audace, d'imagination et de détermination pour participer avec d'autres à révolutionner la société. Nous espérons être à la hauteur de cet objectif. Nous allons y travailler dès à présent en préparant notre congrès. Mais nous invitons tous ceux qui veulent participer à cet effort créatif à nous rejoindre : ils ont leur place au Parti communiste.

Pour conclure, je voudrai formuler un dernier souhait, celui que la France redevienne une terre d'accueil hospitalière à celles et ceux qui fuient la barbarie de Daech, les guerres et les persécutions et avoir une pensée fraternelle pour les démocrates kurdes, pour nos amis palestiniens et les pacifistes israéliens, et tous ceux qui dans le monde qui luttent dans le monde pour la paix et la liberté.

Encore bonne année à vous et à vos proches, bonne année de combats et d’espoir.

 

lundi 2 février 2015

Voeux 2015 de la section PCF et des élus communistes cristolien

Mesdames et messieurs,

Je vous remercie davoir répondu à notre invitation.

Vous comprendrez que cette réunion traditionnelle de présentation de nos vœux se place cette année dans un cadre particulier.

Il n'est pas possible de ne pas évoquer les 17 morts de Charlie Hebdo et de l'Hyper casher ainsi que les 4 millions de personnes qui ont marché le 11 janvier dernier partout en France

Après le temps du recueillement et sécher nos larmes il nous faut nous mettre au service de la réflexion commune et formuler des vœux dans ce nouveau contexte.

Le peuple uni contre la barbarie a marché pour dire non à l'obscurantisme et manifester pour être libre. Ce peuple héritier des Lumières, de la Révolution et de la commune, de  Voltaire et d'Hugo a refusé qu'on lui vole sa liberté d'expression une des valeurs de notre République.

Après ces horreurs et la puissance de la réaction populaire nous entrons dans une nouvelle période. Notre émotion ne doit pas paralyser notre raison et le besoin de réfléchir sur les causes de l'état actuel du monde et de notre société.

Sans excuser les attentats et les crimes commis il nous faut en rechercher les causes.

Après l'émotion vient un autre moment, non pas celui de la guerre mais de la politique. La politique qu'il faut refonder. Celle du tous ensemble, celle de l'esprit du 11 janvier où rassemblé le peuple s'est senti plus fort, pour défendre le désir de mieux vivre ensemble , la liberté, la laïcité, l'égalité et la fraternité.

Il faut avoir le courage de se pencher sur les problèmes d'une société qui produit de tels monstres. Ce n'est pas l'immigration, ni une religion. Ceux qui tuent n'ont rien à voir avec l'Islam, ils s'en servent.

Pour battre le terrorisme l'enjeu est plus complexe que des seules mesures sécuritaires. Il faut rechercher un équilibre entre la protection de nos concitoyens et la défense de nos libertés individuelles. Il faut mener de front un combat pour la sécurité et un combat politique, idéologique contre les intégrismes et tout ce qui les nourrit.

La réponse doit être un apport collectif au développement humain. Et en particulier la volonté de ne pas considérer les banlieues comme des lieux à l 'écart de la République. La République ne le sera totalement que si elle porte l'égalité des droits de tous dans la vie publique.

La réponse, je l'ai déjà dit, doit être politique et doit donner lieu à un sursaut démocratique à l'image due l'unité populaire qui s'est manifesté le 11 janvier.

Unité populaire plutôt qu'union populaire. Expression, qui a mon sens se veut une formule magique surtout quand elle est utilisée par la droite et le Medef. Ce dernier entendant s'en servir pour appeler à l'acceptation de sa politique. Pour le Medef l'unité c'est « tous derrière moi », alors que ses propositions vont justement à l'encontre de cette unité populaire et du monde du travail en opposant les salariés du privé à ceux du public, ceux qui ont un Cdd à ceux qui ont un Cdi, les précaires aux chômeurs, les travailleurs français aux travailleurs étrangers.

Et cela, il faut le regretter est encouragé par la politique gouvernementale. En particulier aujourd'hui à travers la loi dite loi Macron, ou pour le moment le projet de loi dans lequel derrière chaque article se niche une revendication du Medef : généralisation du travail du dimanche, extension du travail de nuit, limitation du caractère paritaire de la justice prudhomale, libéralisation du licenciement économique, dépénalisation du droit d'entrave, ...

C'est pourquoi, avec d'autres, militants syndicaux et politiques nous ferons tout pour que le Parlement repousse ce texte. Pour y travailler nous vous invitons à manifester demain à 13h au métro Chaussée d'Antin.

La loi Macron, comme le Traité de libre échange transatlantique vise par la destruction des droits sociaux à soumettre notre pays aux lois du marché capitaliste qui sacrifie l'avenir des individus et de la planète à la rentabilité financière.

Et qui plonge notre pays dans la crise. Crise toujours plus dure pour un nombre toujours plus grand de nos concitoyens. C'est le chômage qui progresse et qui gangrène la société. C'est aussi le recul du pouvoir d'achat, les difficultés pour se donner décemment et se soigner correctement pour de nombreuses familles.

Au delà de ces volets sociaux et économiques la crise provoque aussi l'exclusion, l'isolement et l'individualisme.

Il est grand temps d'en sortir.

Il faut inventer un nouveau projet humain et environnemental afin de répondre aux défis que sont le dérèglement climatique et la montée des inégalités, de l'exploitation au travail des uns et du chômage des autres.

Il n'y aura pas de sortie de la crise sans une répartition plus juste des richesses crées, c'est à dire plus favorable à la rémunération du travail et réorienté vers le développement humain et environnemental. La construction d'une nouvelle république véritablement sociale, écologique, laïque et démocratique est l'un des objectifs que se fixent les communistes. Et en particulier nous œuvrerons en 2015 pour que la conférence mondiale sur le climat qui se tiendra en décembre à Paris débouche sur des décisions assurant la protection de l'Humanité.

La mise en œuvre de ce nouveau projet de société passe transformation de la construction européenne pour en faire un espace de coopération pour le progrès social.Une Europe de nations libres, associées et souveraines, coopérant entre elles, où les parlements, les forces sociales et les citoyens soient associés à la prise des grandes décisions. Une Europe où l'euro soit une monnaie utile pour l'emploi , l'investissement et le service public et non la spéculation. A l'opposé de ce que vient de décider la Banque centrale européenne qui face à la menace de déflation va racheter 1000G de dettes d’États et d'entreprises. Cette intervention va servir les marchés financiers qui l'ont bien compris : la bourse a conne une forte hausse vendredi dernier. Ils vont pouvoir encore privilégier la rentabilité et continuer à jouer les États les uns contre les autres.Ses mesures ne régleront rien tant qu'on ne s'attaquera pas à la véritable cause de cette menace de déflation que sont les politiques austéritaires.

Mais l'Europe c'est aussi la Grèce où l'on vote aujourd'hui. Permettez moi d'espérer une victoire de nos camarades de Syriza. Cette victoire marquerait le départ d'un renouveau, d'un espoir, de la fin de l'hégémonie en Grèce des tenant du libéralisme qui font souffrir ce peuple. Mais la victoire de Syriza mettra à mal leur projet européen. La victoire de Syriza redonnera du souffle et de la crédibilité à la gauche antilibérale en Europe. Cela prouvera que la gauche en Grèce, en Espagne, en France peut gagner et mener une politique qui réponde aux aspirations des peuples.

Cette question est aussi un des enjeux des prochaines élections départementales en France et en particulier en Val de Marne. Ce scrutin se déroulera en pleine période de réformes des collectivités locales : que ce soit avec la mise en place en 2016 de la métropole du Grand Paris ou le débat en cours sur une nouvelle organisation territoriale. Réformes qui vont à l'opposé de la décentralisation qui, il y a plus 30 ans se fixait l'ambition de rapprocher les décisions du terrain, de rapprocher l'action publique des citoyens. Mais ces transformations institutionnelles s'accompagnent de réductions drastiques (11G ) des dotations aux collectivités, toutes les collectivités, de la commune aux régions en passant par le département et les communautés d'agglomération. Les conséquences seront catastrophiques que se soit sur les investissements que sur le fonctionnement. Sur les investissement et donc l'activité et l'emploi quand on sait que dans ce pays les collectivités assurent plus de 70 % des investissements publics. Réduire les moyens des collectivités c'est aussi remettre en cause les services publics locaux qui sont des services publics de proximité.

Ces risques seront amplifiés en Val de Marne si la droite UMP-UDI-Modem et le Fn arrivent à avoir la majorité au conseil départemental. Il en sera fini d'une assemblée majoritairement à gauche animé par un président communiste, Front de gauche Christian Favier. Il en sera fini surtout des politiques qui constituent lidentité du Val de Marne :

         le remboursement de 50 % de la carte Imagine R pour les scolaires et les étudiants

         la carte Améthyste pour tous les retraités non-imposables

         l'ordinateur portable pour chaque élève entrant au collège

         les 76 crèches départementales et ses 4500 berceaux

         les 18 parcs départementaux

         l'accompagnement de la vie associative

         le soutien à la construction et la réhabilitation des logements sociaux

et bien d'autres mesures qui impacte la vie quotidienne des val de marnais.

Le PCF au sein du Front de Gauche sera présent dans cette campagne avec ses candidats « le Val de Marne Ensemble » pour tout faire pour garder notre département à gauche avec Christian Favier comme Président. Nous le ferons dans un esprit combatif et conquérant avec de nouvelles propositions visant à amplifier sa politique.

En réaffirmant cette objectif de conserver notre département à gauche jentends en faire plus qu'un vœu même si nous sommes réussi pour cela.

Il est temps pour moi de vous présenter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année, en mon nom personnel mais aussi en celui des communistes de Créteil, militants et élus.

Vœux de santé et de bonheur pour vous et vos proches, de réussite dans la réalisation de vos projets personnels.

Je voudrais aussi formuler des vœux de paix partout dans le monde avec une pensée spécifique Vœux de paix dans le monde, et en premier lieu dans tous les pays où les armes ne se sont pas tues : Syrie, Mali, Irak, et jen oublie sûrement.

Vœux de paix, mais de de justice en particulier au Moyen-Orient. Si nous nous sommes félicité qu'en 2014 l'assemblée nationale et le Sénat aient voter des motions demandant que le gouvernement français reconnaisse enfin l’État Palestinien et œuvre à l'ouverture de véritable négociations entre ces 2 états Israël et Palestine.

Je voudrais aussi, tout en me félicitant de l'amorce d'un processus de de rétablissement de relations diplomatiques entre Cuba et les USA, former le vœux que 2015 voit la fin du blocus de l’île.

En renouvelant mes meilleurs vœux je vous invite à lever le verre de l'amitié
 
                                                                                                                                        Jean AMAR
Secrétaire de la section PCF de Créteil