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mercredi 27 avril 2016

Billet d'humeur "La sécurité à Créteil , une affaire de tous !" par Hedi CONDROYER


La sécurité à Créteil, une affaire de tous !

 

A longueur d’éditos, notre opposition municipale réclame une police municipale (armée ?), des caméras partout dans la ville comme solutions miracles à la lutte contre la délinquance. Néanmoins, tout n'est pas aussi simple :

Malgré l'existence d’une police municipale, la ville de Saint-Maur des fossés a constaté une hausse de la délinquance l'année dernière. Concernant la vidéo-surveillance, son efficacité réelle n’a toujours pas été démontrée, et son coût maintes fois epinglé (Cour des comptes, Sénat ...).

Nous comprenons, bien entendu, que des citoyens puissent se sentir rassurés par l’existence de tels dispositifs mais l’effort de la ville en matière de sécurité reste important  (dont l’emploi d’ilotiers municipaux, ASVP au contact et utiles à la population).

Par ailleurs, nous considérons que l’Etat n’a pas à se défausser sur les villes pour assurer leur propre sécurité et encore moins sur des sociétés privées. Nous refusons clairement de voir des villes riches avoir les moyens de pallier aux carences de l’Etat et d’autres moins dotées supplier le préfet du département pour avoir des postes de policiers supplémentaires. 

Qu’on se le dise, à Créteil comme ailleurs, la seule solution qui vaille est de donner de réelles perspectives d’avenir à tous ceux qui pourraient tomber dans la petite délinquance. Plus facile à dire qu’a faire ? Certainement. Dans tous les cas, la coordination de tous les services de l’Etat et de la ville concernés, la mobilisation des entreprises du territoire en faveur de la formation et de l'emploi des jeunes qui y sont éloignés, l’accès réel aux droits dont ils peuvent jouir reste une première réponse. 

Partir de là est autrement plus responsable que de développer un insidieux discours  sécuritaire. 

 
                                                                                                                                              Hedi CONDROYER
                                                                                                                                              Conseiller municipal
                                                                                                                                            Membre du groupe CRC

Billet d'humeur "Qui pour dénoncer la délinquance dorée?" par Hedi CONDROYER


Qui pour dénoncer la délinquance dorée ?

 

A en croire notre opposition municipale, la délinquance ne serait aujourd’hui que le fait de jeunes peu ou pas diplômés, aux visages quelque peu bigarré, qui au fond par nature s’amuseraient à défier les autorités. En effet, force est de constater qu’aucun début de réflexion sur les causes profondes de cette délinquance ne se trouve dans leurs éditos.
 
Constations, malheureusement, qu’il est aujourd’hui de bon ton de cracher sur une partie de la jeunesse auquel l’Etat n’accorde que peu d’intérêt et encore moins de perspectives. Celle qui a crié sa colère en 2005 et que certains élus considèrent encore comme des sous-citoyens. En tout cas, davantage que ces délinquants en col blanc dans les banques, grandes entreprises dont les méfaits ne sont, sur le plan pénal, que peu voire aucunement sanctionnés. 

Il est tout aussi de bon ton de criminaliser les syndicalistes qui se donnent sans compter, jusqu’a sacrifier leur vie de famille, pour les salariés de leur boite ou d’une autre en difficulté. Par contre, on passera sur les grands patrons qui en sacrifient à la pelle en beaucoup moins de temps. 

Par ailleurs, l’adoption d’une récente directive européenne sur le secret des affaires par les eurodéputés FN, Les républicains et socialistes (Seuls les élus écologistes et Front de gauche ont voté contre) exaspère sur l’hypocrisie de ces grands partis dont certains disent pourtant vouloir pourfendre le libéralisme économique. 

Bien sur, il est toujours plus facile de critiquer ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre. En tout cas, constatons que l’Etat n’a pris aucune disposition pour lutter contre cette délinquance « dorée ». Les citoyens doivent s’en rendre compte pour remettre enfin en cause une justice à deux vitesses, une justice de classe ! 

 
                                                                                                                                            Hedi CONDROYER
                                                                                                                                            Conseiller Municipal
                                                                                                                                           Membre du groupe CRC

lundi 8 février 2016

Les jeunes avec MACRON! Billet d'humeur par Hedi CONDROYER


Cher Emmanuel,

Je t’envoie ce mot afin de te remercier pour tout ce que tu fais pour nous les jeunes. Pousser la limite à trois CDD au lieu de deux, c’est toujours une prime de précarité de plus ! Et puis comme toi je ne crois pas à la politique de l’assistance concernant le chômage des jeunes. Surtout quand j’entends que des auto-entrepreneurs travaillent jusqu'à 20h par jour pour une rémunération totalement aléatoire, l’auto-exploitation c’est quand même bien plus moral et puis comme ça on embête plus les gentils patrons qui n'embêteront donc plus les gentils juges des prud’hommes. D’ailleurs, dans ton grand sens de la logique, tu as défendu la casse des prud’hommes et du droit pénal du travail ... Pauvres « Les républicains », comme le nouvel OMO, ils sont obligés de dire qu’ils laveront plus blanc que blanc ! 
D’ailleurs, je ne comprends pas tout ce raffut sur le travail le dimanche. Les étudiants précaires pourront comme cela financer leurs études ! Bon d’accord, ils auront plus le temps de réviser, ils prendront la place de demandeurs d’emplois et seront plus vulnérables que leurs collègues ce qui empêchera la négociation de nouveaux droits pour l’ensemble des salariés ... Heureusement, tu as aussi voulu que la loi prévoit des négociations pour des majorations de salaires à l’échelle de chaque entreprise (Oui parce que l’Etat qui protège les salariés, c’est Has Been), pas de quoi rêver d’être milliardaire mais quand même !
Adolescent, je m’étais délecté du bel ouvrage « les misérables » de Victor Hugo. Alors en conclusion, je crois que les français ne te remercieront jamais assez de rapprocher leur quotidien de celui du XIXème siècle. Quelle modernité !

                                                                                                                        Hedi CONDROYER
                                                                                                                        Conseiller Municipal
                                                                                                                       Membre du groupe CRC

mardi 6 octobre 2015

Billet d'humeur 'Le monde de demain" par Luc MBOUMBA


Le monde de demain


Nous sommes tous embarqués dans la même galère. C’est aussi simple que ça. Coincés dans la soute, on nous somme de ramer en augmentant toujours la cadence… Notre bateau va vite, très vite… mais pour quelle destination?
Difficile d’être optimiste sur le cap choisi, tous les indicateurs sont dans le rouge.  Pourtant, que nous annoncent les experts souvent autoproclamés, alors que nous approchons du point de non-retour ? Au cœur de la tempête, ils clament qu’il faut encore accélérer la cadence, à tout prix ! Et ce prix, nous ne le connaissons que trop bien, c’est celui de notre sueur, nos larmes et notre sang de galérien »
Hier avec le crédit immobilier, aujourd’hui avec la dette nationale, dès demain avec les finances communales, les créanciers s’enrichissent et condamnent aux travaux forcés et au fouet les pauvres endettés (débiteurs). 

S’il y a bien une crise du système actuel qui se traduit par une crise sociale dramatique, avec un appauvrissement des territoires où résident les personnes les plus fragiles, on constate dans le même temps une nette augmentation des richesses : le problème réside donc dans la répartition de celles-ci ! Comme le rappelait Nicolas SANSU à l’Assemblée Nationale au printemps dernier, les 10% les plus riches ont reçu 50 % de la croissance de l’ensemble des revenus entre 2008 et 2011, soit un gain de 18,4 milliards d’euros sur la période.
Le constat est simple : nous vivons dans une société plus riche et plus inégalitaire. La crise sociale n’est que la solution imposée par les tenants d’un système qui ne veulent pas partager, qui font même obstruction à tout changement qui favoriserait le bien commun, qui est pourtant un fondement du vivre ensemble.

Plongés dans un tourbillon médiatique dont la crise et le scandale sont les principales turbines, il devient de plus en plus difficile de continuer à « ramer pour ramer », et chaque nouvelle saignée que nous subissons ne semble que renforcer le royaume de l’argent que nous devrions plutôt combattre.

Soumis et endoctriné, l’Etat se saborde avec une baisse des dépenses à hauteur de 50 milliards jusqu’en 2017 alors qu'il a trouvé, il y a maintenant 6 ans, 76,9 Milliards pour renflouer des banques, apprentis sorciers auxquels on continue, à rebours de toute rationalité, de confier l'épargne des citoyens. Aujourd’hui, cela signifie concrètement, pour chaque citoyen, chaque année, encore moins de budget pour sa commune, encore moins de services publics, encore moins d’espoir…
Cette perspective est inacceptable et ne sera plus acceptée bien longtemps. La révolte gronde. De plus en plus de femmes et d’hommes se lèvent et questionnent les évidences mondialisées de la finance pour dire haut et fort qu’il existe d’autres voies que les restrictions budgétaires, la loi du marché, la violence symbolique de l’argent qui accompagne toujours la violence physique.

La remise en cause pure et simple de l’absurdité du système actuel est une première étape dans la prise de conscience. La seconde étape, plus complexe, est de trouver les bonnes armes pour le combattre. Toutes les velléités basées sur la force brutale renforcent le système et lui permettent d’appliquer  de manière encore plus implacable sa domination. Les intégrismes de tout bord ont un don pour proposer des solutions en kit, du prêt-à-penser qui donne réponse à tout ; leurs voix sont séduisantes mais leur discours ne vous mènera qu’à votre perte. Il faut condamner l’idolâtrie de la haine comme moteur politique et l’instrumentalisation de la peur pour faire adhérer et pour soumettre.

Soyons clairs, les combats à mener ne résident pas dans la destruction mais dans la lutte consciente pour une réappropriation citoyenne des communs, ces espaces, organisations et outils sociétaux qui sont spoliés par quelques-uns au détriment de la majorité.  Plus qu’une réappropriation, on pourrait parler de libération car l’enjeu est de propulser une gestion commune et démocratique qui s’appuie véritablement sur les citoyens.

C’est ce chemin qui transformera le système, nous devons l’arpenter ensemble, pour s’émanciper, construire un monde plus juste, plus égalitaire, plus sûr. C’est le combat de notre génération « R » qui résiste, qui recherche, qui rêvolutionne le monde de demain.
Luc MBOUMBA

jeudi 8 janvier 2015

Charlie Hebdo : « détermination à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité »

Appel à l'unité nationale de toutes les forces républicaines face à la barbarie qui vient de frapper l'équipe de Charlie-Hebdo.

Le carnage barbare dont a été victime la rédaction de Charlie-hebdo nous plonge dans l'horreur et la peine et appelle une réponse nationale de grande ampleur.
Pierre Laurent et la direction nationale du PCF appellent à ce que partout dans le pays s'exprime l'unité nationale de toutes les forces républicaines face à la barbarie. Quand un journal est ainsi visé, quand des vies sont massacrées et dont la passion était l'information et la liberté d'expression, c'est bel et bien chacun de nous qui est visé, c'est la République qui est frappée en son cœur. Que les auteurs de ce crime abject soient arrêtés et jugés.
Nos pensées vont aux victimes, aux familles et aux proches. Ce matin, c'est le monde de la caricature, de l'impertinence, de l'humour, de l’amour de la vie que les terroristes ont voulu faire taire. Les relations de fraternité et de complicité que nous avions, notamment lors de la Fête de l'Humanité, avec les dessinateurs de Charlie-Hebdo, renforcent notre peine.
L'heure est aujourd'hui à rassembler autour des valeurs républicaines le maximum de forces, de citoyennes et de citoyens. Par millions, exprimons partout dans le pays notre détermination à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité.
Les militants communistes, les élus communistes et républicains, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront le rassemblement de la nation dans un esprit de grande confiance en notre peuple réuni sur l'essentiel, sans distinction des pensées philosophiques et politiques, de convictions religieuses. Nous appelons à refuser les amalgames et les stigmatisations, à rejeter fermement les appels à la haine et aux racismes.
Dès ce soir, nous appelons au rassemblement en hommage aux victimes, place de la République à 18H00
 
Parti communiste français,
Paris, le 7 janvier 2015.
Je suis CHARLIE

vendredi 25 mars 2011

LE SYSTEME PRODUIT LA PAUVRETE ET LA PAUVRETE GENERALISEE ENGENDRE LA CRISE DU SYSTEME


L’écho des évènements qui se déroulent du Maghreb au Moyen Orient dépasse largement les frontières de ces pays et se mesure à l’exigence de démocratie et de justice dont ces peuples sont privés et à  l’aggravation de la paupérisation dont les femmes et les jeunes sont les premières victimes. Un appauvrissement aux conséquences de plus en plus lourdes gagnent mois après mois, de nouvelles couches d’une société gangrenée par le chômage.

Jeunes diplômés et jeunes chercheurs sont désormais concernés. Nombre de salariés aux revenus très insuffisants sont contraints d’avoir recours aux organisations caritatives.

Notre société prétendument développée devient celle de l’être humain déclassé et jetable.

mardi 15 mars 2011

CHRONIQUE D'UNE DELINQUANCE ORDINAIRE : Ministre de la République....Condamné ! Agents des forces de l'ordre....Condamnés! Chroniqueur de télévision.....Condamné !


Parcequ'il est bien plus facile de pointer du doigt l'immigration et nos halls d'immeubles que de respecter les lois et principes républicains, nous nous permettons de publier une correspondance d’une simple citoyenne à un parlementaire.

Monsieur le Député

J’ai lu par hasard un texte intitulé « rapport préliminaire de la commission parlementaire chargé de la prévention de la délinquance ».

Dès les premières lignes j’ai eu honte : lier sans vergogne délinquance et immigration est indigne d’un élu d’une République qui dans le premier article de sa Constitution affirme le principe de non discrimination.

jeudi 27 janvier 2011

LES « SARKODALTON », où l’art de camoufler les conflits d’intérêts

Par Patrick Ribau.

A l’heure ou la commission Sauvé remet son rapport à M.Sarkozy et réclame une loi stricte pour moraliser la vie publique, comment qualifier la manière de gouverner de ce dernier ?
En effet les « affaires » n’en finissent plus, les conflits d’intérêts éclaboussent ceux qui nous gouvernent et en tout premier lieu le chef de l’Etat dont les liens d’amitiés avec le monde de la finance et des médias ne sont plus à démontrer à l’image de l’affaire Woerth-Bettencourt et des  révélations du livre de Martin Hirsch .

Mais il y a plus grave encore avec l’annonce du déficit prévisionnel de la Sécurité Sociale, de la diminution programmée des remboursements.
C’est là qu’interviennent nos « Sarkodalton » en tant que principaux acteurs de la destruction de notre système de santé publique. Jugeons en à partir des exemples ci-dessous.