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lundi 3 juin 2019

Instituer un droit au « BIEN VIEILLIR »


L’accroissement de la population des plus de 60 ans, va créer dans les décennies à venir une véritable révolution démographique de société.

Il est indispensable d’apporter des réponses politiques majeures notamment dans le domaine de la santé, et du bien vieillir.

L’augmentation de l’espérance de vie ne peut pas se traduire par un allongement de la vie active ni par une paupérisation des plus de 60 ans.

Les réformes successives ont grignoté peu à peu les éléments de calcul de la retraite : durée, âge, indexation… Les réformes qui se profilent sont une volonté de changer radicalement les règles pour intervenir sur les différents paramètres entrainant une baisse progressive des retraites.

Les retraités sont devenus une variable d’ajustement budgétaire, dans la mise en œuvre des politiques d’austérités.

Les différentes mesures prises ont conduit à une perte de 20% du pouvoir d’achat des retraités depuis 10 ans.

Les plus de 75 ans sont aujourd’hui 5,6 millions, et la part des plus de 60 ans a évoluée de plus de 23% en 2010 sur la base des tendances démographiques actuelles. Ces évolutions nécessitent d’avoir des nouvelles actions de prévention, et d’aides pour accompagner la perte d’autonomie dans tous les domaines.

A court terme la priorité devrait être d’améliorer la médicalisation des EHPAD, de renforcer les équipes soignantes, de mettre en place des dispositifs de prévention (tel que les activités physiques et sportives, le suivi post professionnel…)

A moyen terme maintenir au maximum les personnes à domicile, de développer des structures d’accueil de jour, de semaine.

Les différents niveaux d’intervention sont indispensables pour un respect de la personne.

Bien vieillir est un état à conquérir par tous dans un cadre intergénérationnel.


Le Groupe Communiste Républicain et Citoyen 


mardi 14 mai 2019

Réformer la fiscalité, pour plus de justice sociale


 Afin de redonner vigueur au consentement de l’impôt, il faut rétablir l’ISF. Il est désormais incontestable que le remplacement de l’ISF par l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) bénéficie massivement aux plus aisés. Son rétablissement est indispensable pour garantir la cohésion sociale et l’équilibre des finances publiques.

Pour les mêmes raisons, le nombre de tranches de l’impôt sur le revenu doit passer de 5 à 9 tranches.

Une réforme radicale et efficace doit renforcer la place des impôts progressifs (IR, ISF…) et réduire la part des prélèvements proportionnels (TVA, Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques (TICPE) et aussi la CSG). Quant à l’impôt sur les sociétés, rendons-le à la fois progressif, pour tenir compte de la catégorie des entreprises, et modulable en fonction d’une utilisation vertueuse de leurs bénéfices en faveur d’investissements créateurs d’emplois qualifiés et protecteurs de l’environnement.

Une réforme de la fiscalité locale doit conduire les collectivités à une vraie responsabilisation sociale. Une révision foncière effective devrait permettre d’établir de nouvelles valeurs locatives sur lesquelles calculer la taxe foncière mais aussi la taxe d’habitation qui serait conservée en intégrant à son calcul des critères reflétant la situation économique des familles.

La population exige de bons services publics et la fiscalité en est son carburant.

A Créteil, malgré la baisse régulière des dotations de l’Etat, il n’y aura pas d’augmentation du taux de la fiscalité locale et, ce, pour la deuxième année consécutive. Notre groupe s’en réjouit, d’autant plus que nous garderons un bon niveau d’intervention auprès de la population : 18 millions d’euros d’investissement et plus de 26 millions d’euros de subventions et participations.


Jean-Pierre Héno

Un toit, c’est un droit !


Lors de son allocution des vœux pour l’année 2018, Macron avait réitéré son engagement à ce qu’il n’y ait plus de sans-abris en France.

Un an plus tard la situation ne s’est pas améliorée mais au contraire la politique gouvernementale renforce l’exclusion des personnes à la rue et de manière générale la crise du logement. Notre président en est réduit à des coups de communication, à l’instar de sa participation à une maraude auprès des sans-abris. Pourtant, ce ne sont pas quelques photos qui effaceront son entreprise d’aggravation systématique de la misère.

Selon le rapport de la fondation Abbé Pierre, 4 millions de personnes sont en situation de mal-logement. L’augmentation de la part du logement dans le budget des ménages est symbolique de cette tension croissante sur un droit fondamental affaibli par l’accroissement des inégalités, la faible progression des revenus et l’augmentation du coût de dépenses incompressibles.

Au lieu de renforcer les capacités d’intervention des organismes du logement social, le gouvernement rabote leurs ressources et continue de se désengager du financement de la construction, de la rénovation et de la réhabilitation du patrimoine du logement social.

La face tragique de ce cocktail explosif, c’est l’augmentation des expulsions locatives, pratique indigne qui reprend avec la fin de la trêve hivernale le 31 mars et qui traduit, lorsque plus de 150 000 personnes en sont menacés, la négation de l’idéal d’une société porteuse de justice sociale et de fraternité. Le groupe des élus communistes, républicains et citoyens appelle à la fin des expulsions locatives et exige de l’Etat la preuve d’un relogement décent pour tout ménage expulsé.

Luc MBOUMBA 

vendredi 1 mars 2019

Solidarité avec les étudiants du monde


Le 19 novembre 2018, le Premier ministre a annoncé un projet de multiplication inédite des frais de scolarité des étudiants étrangers (2700/an en licence et 3700 an/ en master). Malgré l’idée de tripler – en même temps - le nombre de bourses pouvant être allouées, les flux plus importants d’étudiants nous assurent malheureusement que cette réforme créera une précarité extrême pour un certain nombre d’entre eux, notamment issus du continent africain.

Depuis, un grand nombre d’universités – parmi lesquelles l’UPEC – ont rejeté politiquement ce projet, Avec elles, les principaux syndicats émanant de la communauté universitaires, de nombreuses sociétés scientifiques, des personnalités de la société civile et même des députés de la majorité présidentielle (…), tous exhortent le gouvernement à renoncer et l’on voit maintenant des mobilisations de centaines voire de milliers de personnes dans certains campus.

D’autres sources de financement pourtant existent pour continuer à défendre la belle tradition française d’accessibilité financière à l’enseignement supérieur pour tous et toutes et faire respecter les engagements que notre pays a pris en ratifiant l’article 13 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels lequel énonce notamment que « L'enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés et notamment par l'instauration progressive de la gratuité ».

Plus que jamais, notre humanisme doit être une fierté face à la tentation autoritaire pour le gouvernement de passer en force, quand il est question d’aggravation des inégalités nord-sud et de risque d’exploitation cruelle par des employeurs, ou des marchands de sommeil peu scrupuleux.

Hédi Condroyer
Conseiller municipal

lundi 11 février 2019

Les raisons de la colère !


Au niveau international, la situation est extrêmement grave. Les conflits au Moyen Orient, en Syrie, en Irak, au Soudan se perpétuent, amplifiant la crise humanitaire qui contraint de plus en plus de migrants (femmes, enfants compris) à risquer leur vie pour échapper à l’enfer. Au regard des difficultés rencontrées, des idées d’une extrême violence voient le jour : on veut trier les réfugiés des guerres et de la misère. En fait, la seule réponse juste à ce drame humain est la solidarité internationale.

En France, ce n’est pas en pressurant les salariés, les retraités ni en attaquant les droits des chômeurs que l’on retrouvera une croissance dynamique.

Le CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi), loin d’avoir prouvé son efficacité, est une manne pour le patronat.

Quant à l’évasion fiscale, elle reste le sport favori des grandes entreprises : Google transfère plus de 19 milliards d’euros de bénéfices dans les paradis fiscaux.

Dans le même temps, le gouvernement demande de plus en plus d’efforts aux classes moyennes et modestes.

Pour mieux répartir les richesses que produisent les salariés, il faut plus de démocratie dans les entreprises. Les salariés doivent être écoutés et reconnus. Ce ne sont pas les dividendes aux actionnaires qui créent les richesses.

Exemple : l’indépendance de la sécurité sociale est menacée par l’organisation pécuniaire « État- Sécurité Sociale ». En effet, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 multiplie les exonérations de cotisations patronales et prépare la sécurité sociale à devenir le bouche-trou financier de l’Etat, au détriment des assurés sociaux.

La dépense et le développement de notre modèle social doivent être l’objet d’un débat démocratique des salariés et de leurs organisations syndicales.


Danielle Defortescu

lundi 7 janvier 2019

Egalité


L’intervention du président de la république n’aura pas suffi. Ce n’est pas les mesures proposées qui excluent la contribution des riches et du patronat qui auront atténué la colère.

En lâchant un peu de lest pour mieux préserver ses réformes antisociales à venir, il a dû concéder l’injustice de sa hausse de la CSG pour les retraités .Côté salaires on est bien loin du compte.

Entre 2016 et 2017, le salaire moyen des patrons du CAC 40 est passé de 300 à 350 fois le SMIC. Ils ne paient plus l’impôt sur la fortune.

La baisse des cotisations sociales (chômage et maladie) effacée désormais du bulletin de paie des actifs est essentiellement supportée par les retraités via la CSG. Ainsi l’opération ne coûte pas un seul centime aux entreprises.

La fiscalité en France repose sur deux blocs distincts : d’un côté, l’impôt progressif comme l’impôt sur le revenu- il est par nature plus juste- de l’autre, la TVA qui revient proportionnellement à taxer plus ceux qui ont le moins.  La taxation des carburants en était la preuve !

Le montant de la fraude fiscale en 2018 serait de 100 milliards d’euros, elle aurait augmenté de 20 milliards depuis 2013. Le montant de la fraude sociale (versements URSSAF) serait de 25 milliards d’euros. 

Alors que les « premiers de cordée » se voient accorder des milliards d’euros en cadeaux fiscaux : CICE, suppression de l’ISF, et autres taxes jugées inefficaces, les personnes les plus défavorisées sont lourdement ponctionnées. 

L’argent existe pour augmenter nos salaires, nos retraites. Il suffit d’avoir la volonté politique de s’attaquer à la fraude et de partager équitablement les richesses.

A l’aube de cette nouvelle année,  les élus communistes républicains et citoyens vous présentent leurs meilleurs vœux pour 2019, vœux de luttes et de succès.

lundi 3 décembre 2018

Restez mobilisés en faveur du sport !


Depuis de nombreuses années le sport est considéré comme la cinquième roue du carrosse avec des budgets continuellement en baisse, et celui de 2019 ne changera pas la tendance.

La mobilisation des sportifs, de parlementaires, d’élus régionaux, départementaux mais aussi de conseils municipaux dont celui de Créteil a permis dans le débat parlementaire une rallonge de 15 millions d’euros sur le budget des sports.

 Ce dernier a atteint un niveau dérisoire de 0,13% du budget de la nation, alors qu’il devrait être sanctuarisé à hauteur de 1% du budget de la nation.

A 6 ans des Jeux Olympiques et Paralympiques il faut des signes forts, le sport est un droit ce n’est pas une marchandise.

Le budget des sports doit être à la hauteur des besoins afin de lancer un plan de construction-rénovation d’équipements sportifs de proximité, un plan d’aide aux associations sportives, des moyens pour le sport santé, sur ordonnance, de façon à concrétiser le bien être que revêt l’activité physique et sportive y compris à l’école.

Alors que 80% du patrimoine sportif appartient aux collectivités, les élus territoriaux connaissent de nombreuses difficultés pour répondre aux doléances des associations sportives.

Seul un engagement fort de l’Etat permettra de redonner au sport toute sa place dans notre société mais également de construire un héritage solide et pérenne des Jeux Olympiques et Paralympiques pour notre pays.

Dans le cas contraire, les objectifs avancés resteraient lettre morte.

Il faut un grand service public du sport avec les moyens financiers et humains nécessaires qui s’appuie sur quatre piliers renforcés.

Un ministère des sports et ses directions territoriales, les collectivités, l’éducation physique et sportive, les associations sportives et leurs fédérations.

Une agence aux contours flous ne garantira en rien le droit d’accès au sport pour tous.



Jean-Pierre Héno

vendredi 1 juin 2018

Résister et Reconstruire


François Fillon rêvait d’un « blitzkrieg », une guerre éclair pour réformer la France. Le soldat Fillon, tombé au champ du déshonneur, a été remplacé par le général Macron. Seulement un an après son élection, il a repris le flambeau néolibéral avec encore plus de rage et entamé une véritable guerre sociale sans précédent par sa rapidité et sa gravité.

Casse du droit du travail, suppression de l’impôt sur la fortune, baisse du pouvoir d’achat pour les retraités, remise en cause du droit d’asile, fin de la liberté d’entrée à l’université, privatisation de la SNCF et attaque sur le statut des cheminots, asphyxie du logement social, menace sur la libre administration des communes, la liste est longue et révoltante.

En quelques mois, l’empire de la Macronie est instauré, une France atomisée où on divise tout le monde pour mieux régner, où on individualise tout pour mieux exploiter.

La résistance s’impose, nous devons y engager toutes nos forces pour ne pas laisser aux générations futures un pays où les inégalités continuent à se creuser et où la violence devient le seul moyen d’expression.

Résister, cela signifie être en première ligne au niveau national pour soutenir les luttes et au niveau local pour porter une voix citoyenne solidaire. Cette voix appelle concrètement sur notre ville au maintien du service de greffe hépatique à Mondor, au refus de la fermeture de classes pour les écoles maternelles et élémentaires, à l’arrêt des expulsions locatives sans relogement décent, au renforcement de l’accessibilité de l’espace public pour les personnes à mobilité réduite ou encore à des Jeux Olympiques populaires en 2024 qui bénéficient à notre jeunesse.

« Résister c’est créer ». Dans l’action, nous pourrons unir les forces dont nous aurons besoin, demain, pour reconstruire une société de progrès.


Luc Mboumba, Conseiller municipal

lundi 14 mai 2018

Soutenons les universitaires et cheminots en lutte.


Le 8 mars a été promulgué la loi « Orientation et Réussite des Etudiants » (ORE) qui met à terre l’un des principes majeurs qui a permis la démocratisation de l’enseignement supérieur : l’accès plein et entier - dans toutes les filières et partout sur le territoire - à l’Université de tous les néo-bacheliers n’est plus de droit puisque ledit accès sera soumis à la capacité d’accueil de la filière choisie.

Soyons concrets, sur une Université comme l’UPEC, la quasi-totalité des premières années de licence sont en tension ce qui signifie que sans moyens massifs supplémentaires, l’application de cette loi permettra d’écarter encore plus de profils atypiques dans les filières, de créer davantage de « sans-facs » en plus de mettre une pression terrible sur les enseignants-chercheurs au détriment de leurs autres missions.

Alors que l’Université se ferme, la volonté du gouvernement d’achever la libéralisation du rail est tout aussi inquiétante. Là aussi, il faut comprendre qu’ouvrir le rail à la concurrence ne permettra qu’une course à la rentabilité qui ne pourra que se finir en casse de conquis sociaux pour les cheminots futurs qui ne disposeront plus d’un statut gagné de haute lutte par leurs ainés. Les termes sont importants et la formule d’Ambroise Croizat sur ces « conquis sociaux » nous le rappelle : ce que nous considérons comme des acquis pour les uns et des « privilèges » pour les autres sont les résultantes de décennies de rapports de force. Enfin, rien ne permet d’affirmer que cette réforme produira des effets bénéfiques pour les usagers du rail.

En ce cinquantenaire de Mai 68, le groupe communiste, républicain et citoyen manifeste sa solidarité avec toutes les personnes en lutte contre le pouvoir de l’argent, pour conserver voire gagner de nouveaux conquis sociaux !



                                        Hédi Condroyer
                                      

jeudi 1 mars 2018

« En ce temps-là, la vieillesse était une dignité ; aujourd’hui elle est une charge ». Chateaubriand


L’accroissement de la population des plus de 60 ans crée une véritable révolution démographique dont il est nécessaire de mesurer l’importance. Cela nécessite des réponses politiques aux questions de santé, de vieillissement, de perte d’autonomie. Aujourd’hui, plus de 573 000 personnes âgées dépendantes sont accueillies dans les établissements.

Les personnels dénoncent une maltraitance institutionnelle: 4 minutes par patient pour le lever, la toilette, le change et l’habillement. C’est un exemple parmi tant d’autres, où le manque d’effectif est criant et les conditions de travail sont de plus en plus éprouvantes. Une mobilisation inédite s’est tenue par tous les acteurs pour davantage de moyens afin de s’occuper dignement des personnes âgées.

La loi d’adaptation n’a pas pris les mesures qui s’imposent notamment sur les questions de financement. La situation est complexe (conventions tripartites, mise en place d’objectifs et de moyens, multiple intervenants à domicile) source d’incompréhension pour les personnes concernées et leurs familles. Il est nécessaire de simplifier le dispositif par un service public d’accompagnement.

Pour un projet global de société, pour un grand service public de la santé et de l’action sociale, nous exigeons :

·         Des effectifs conformes au plan « Solidarité grand âge » : 1 salarié pour 1 résident

·         La suppression des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des Ehpad contenues dans la loi du 28 décembre 2015

·         L’arrêt des baisses de dotations et le maintien de tous les effectifs y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés

·         L’amélioration des rémunérations, des perspectives professionnelles et de carrières, dans le cadre du Statut et des conventions collectives nationales





Danielle Defortescu


mardi 9 janvier 2018

Le Président des riches


L’élection du Président Macron a été présentée comme la fin du cycle d’alternance droite/gauche de ces 40 dernières années. A l’évidence, l’exécutif de ce pays a fait son choix. Un choix de classe, avec cette politique favorable aux plus fortunés.
D’un côté, les mauvais coups. La loi travail qui, contournant les attributions syndicales, précarise davantage encore les salariés. Sous prétexte que le SMIC serait coûteux pour les finances publiques,  pas de coup de pouce en janvier prochain, et, pire, la menace de mettre fin à toute forme d’indexation à l’avenir. Les demandeurs d’emploi sont soupçonnés de profiter du système : on multiplie par 5 les effectifs des conseillers dédiés au contrôle au lieu de renforcer un accompagnement de qualité. Le budget de la nation est soumis au dogme que notre dépense publique n’aurait plus les moyens de financer son modèle social : diminution du budget de Sécurité Sociale de 5,3 Milliards euros en 2018 dont 1,5 Milliards dans les hôpitaux, diminution des APL fragilisant les bailleurs sociaux et les locataires.
De l’autre,  les cadeaux. Les 100 premiers contribuables à l’ISF gagneront chacun en moyenne 582 380 euros par an. Pour eux, le gain total lié aux deux réformes peut être estimé à environ 1,5 millions d’euros par an. Or le montant moyen payé par les contribuables à l’ISF était de 1,26 millions d’euros. Les plus fortunés vont donc recevoir un chèque supérieur au montant dont ils s’acquittaient par l’ISF !
Panama et paradise papers ont de beaux jours devant eux : la cellule de régulation des évadés fiscaux ferme le 31 décembre prochain.
Le Groupe Communiste Républicain et Citoyen vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2018, que cette année soit porteuse de luttes victorieuses.

                                                                                             Le Groupe Communiste Républicain et Citoyen

mardi 7 novembre 2017

Le devoir de Solidarité


Par sa diversité et son histoire, la ville de Créteil accueille des demandeurs d’asile et des réfugiés. Aujourd’hui, ce sont plus de 500 personnes qui sont hébergées dans les différentes structures de notre ville.

Face à l’expression croissante de la xénophobie et du racisme se traduisant par la montée de l’extrême droite, les cristolien(nes) sont appelés à agir et à revendiquer leur solidarité par des actions concrètes afin de révéler le vrai visage de la France citoyenne. Une solidarité qui découle des valeurs fondamentales de la République et qui permet l’accueil des réfugiés dans notre société. Nous devons faire preuve de créativité pour réaliser le rêve du vivre ensemble et faire contrepoids à la haine.

Collecte de denrées alimentaires, de vêtements, organisation d’activités sportives, cours de français, rencontre avec les familles, et organisation de soirées d’amitiés, sont autant d’actions concrètes pour exprimer le vrai visage de la France. La solidarité est un devoir d’Humanité, et en particulier envers ces gens qui ont tout perdu, chassé de chez eux par la barbarie des hommes et des guerres : la fuite n’est pas un choix dans ces contextes de persécution. C’est une question de survie.

Les pouvoirs publics, sous le diktat de l’Europe, ne cessent de diminuer les ressources allouées aux associations et organisations, premiers acteurs dans l’accompagnement de ces personnes. Quant aux collectivités territoriales, celles-ci font face à une réduction des dotations de l’Etat, ce qui limite leur capacité d’intervention. Ce contexte appelle les citoyens à exiger le devoir de l’Etat dans l’intégration des demandeurs d’asile et des réfugiés.

Enfin, la vigilance est de mise aujourd’hui avec la nouvelle loi sur l’immigration qui restreint  encore plus l’accès au statut de réfugiés et rompt avec les traditions d’accueil et d’hospitalité de nos citoyens dans notre pays.

Hala Babikir

mardi 4 avril 2017

Orientations budgétaires : le cap

Le temps électoral est propice aux colères, mais aussi aux espoirs et pourquoi pas aux volontés d’aller vers de grands changements, mais aussi de façon plus pragmatique le temps du débat sur « les orientations budgétaires ».
Temps important qui permet de faire le point sur nos engagements dans le cadre du programme municipal.
L’organisation territoriale se transforme. Les transferts de compétence se conjuguent avec des réductions budgétaires liées à la diminution de la dotation forfaitaire de l’état. Soit 1,4 millions pour l’année 2016. En cumulé 17,8 millions de 2013 à 2017 dans le cadre du redressement des comptes publics, argent qui nous manque cruellement pour l’investissement !
Comment dans ces conditions maintenir le cap pour notre ville ?
Il est essentiel de pérenniser les ressources des collectivités locales pour répondre aux besoins de nos concitoyens dans une période de crise et de doute de plus en plus prégnante.
Les orientations budgétaires définies tendent à répondre à cette question, et de consolider nos acquis tout en préparant l’avenir, et en développant une attractivité du territoire.
Avec une volonté faite de mettre l’éducation au cœur du vivre ensemble que cela soit par l’investissement avec les travaux dans les écoles Prévert, Victor Hugo, Guiblets et le câblage numérique.
La volonté de donner à la jeunesse la possibilité d’accès à la citoyenneté, au sport et à la culture.
Une rénovation urbaine avec de grands projets autour de l’habitat, du transport avec la construction du Grand Paris Express.
Créteil doit rester cette ville populaire imprégnée de mixité sociale, diverse et culturelle où le vivre ensemble n’est pas un slogan mais une philosophie de vie qu’il faut tout simplement mettre en action quotidienne.






Danielle DEFORTESCU

mercredi 8 mars 2017

Il faut un pacte de gauche

Il y a quelques semaines, la primaire de la droite et du centre était présentée à longueur d’antenne non pas comme devant désigner le candidat de droite mais le futur président de la république.
Mais, très vite, la côte de popularité du candidat fut mise à mal quand l’opinion découvrit son programme visant à maintenir les privilèges des classes dominantes au mépris des urgences sociales et économiques (suppression de l’ISF, casse de la Sécurité Sociale, retour aux 39h, retraite à 65 ans, suppression de 500 000 fonctionnaires, menace sur l’APL et les minimas sociaux). A cela se rajoute une succession d’affaires qui mettent à mal l’image de monsieur propre qu’il voulait se construire.
A l’Assemblée nationale, les parlementaires de droite et frontistes s’opposent systématiquement au combat mené par les parlementaires front de gauche contre l’évasion fiscale, les salaires des grands patrons, les parachutes dorés et les retraites chapeaux.
Dernièrement, les électeurs à la primaire socialiste ont sanctionné un bilan et majoritairement affirmé leur souhait d’un ancrage à gauche. Ces électeurs se sont rappelé les fausses promesses du Bourget, le 49-3, la loi travail, la déchéance de nationalité et les cadeaux mirifiques au patronat.
Ce résultat n’exprime-t-il pas un signal et le besoin d’une véritable politique de gauche ? Et si certains sont tentés par la candidature Macron, ils n’auront que la poursuite de la politique conduite actuellement par le président de la République.
Nous appelons toutes les forces de gauche à retrouver le chemin du dialogue, à débattre des projets et des contenus pour travailler au maximum de convergence permettant la construction d’un pacte de majorité.
Les responsables politiques de gauche doivent discuter devant les citoyens.
Victor Hugo avait raison, « l’utopie est la vérité de demain ».


Jean-Pierre Héno


elus.communistes@ville-creteil.fr                                                                                                                              http://elus-communistes-creteil.blogspot

jeudi 2 février 2017

Lutter contre la pauvreté est une urgence politique

La France est la 5e puissance économique mondiale et pourtant pauvreté, exclusion, précarité explosent.
Selon l’Observatoire National de ces données, 9 millions de personnes sont en situation de pauvreté. C’est 14% de la population dont 1/3 d’enfants. Entre 2 et 3 millions de travailleurs gagnent moins de 800 € mensuels. La crise du logement concerne
4 millions de Français, 12 millions souffrent de précarité énergétique. Les répercussions sur
la santé et l’éducation des enfants touchent 15 millions d’entre nous.
A Créteil, en avril 2016, militants communistes et associatifs, dont ATD Quart Monde, ont organisé une initiative sur ce sujet. Le constat partagé est toujours le même : les plus fragiles ne doivent pas être exclus du débat politique. Ni assistés, ni responsables de leur situation, ils sont victimes de la destruction du modèle social. Pour contrer le discours dominant qui tend à exclure le chômeur, le pauvre, l’ « autre », nous devons défendre des propositions qui profiteront
à l’ensemble des classes moyennes et modestes.
Il faut renouer avec l’Etat social :
- rendre l’impôt sur le revenu plus juste en imposant fortement aussi bien les salaires au-dessus
de 20 Smic que les revenus du capital
- lutter réellement contre l’évasion fiscale
- organiser un système public bancaire
- porter à 100% la couverture de la Sécurité sociale, trésor national menacé
- sauvegarder des tarifs réglementés au sein d’un service public de l’eau, du gaz, de l’électricité, avec un accès pour tous
- organiser un service public du logement, combattre la spéculation immobilière et garantir ainsi une nécessaire mixité sociale notamment autour des gares du Grand Paris Express.
La société a le devoir d’assurer à chacun une vie matérielle décente et une existence digne. Il faut appliquer les principes des droits de l’homme.
Pour le groupe Communiste, Républicain et Citoyen


Martine GARRIGOU-GAUCHERAND

mercredi 1 juin 2016

Edito juin 2016 "Le logement social étudiant à Créteil: bien mais peut mieux faire!" par Hedi CONDROYER


Le logement social étudiant à Créteil : bien mais peut mieux faire !

 

Durant cette année universitaire, plus de 27000 étudiants ont eu pour lieu d’études un établissement situé à Créteil. Si une partie importante de ces étudiants habitent dans notre ville ou dans une commune à proximité, d’autres peuvent faire jusqu’à 3h de transports par jour pour parvenir à une des facultés de l’UPEC. 

Face à cette situation, la municipalité agit : des logements étudiants supplémentaires verront le jour dans les prochaines années. Néanmoins, nous nourrissons des inquiétudes sur les loyers qui pourront y être pratiqués. L’accès à une résidence étudiante ne doit pas être conditionnée à des ressources familiales importantes ni au salariat étudiant contraint qui mène au décrochage universitaire. La place d’un étudiant reste dans un amphithéâtre, une bibliothèque universitaire et non derrière le grill d’un fast-food ! 

Bien entendu, nous rappelons que c’est en premier lieu à l'Etat de construire de nouvelles « cités-u » et donc d’affecter des ressources massives au CROUS de Créteil pour rattraper le déficit qui se creuse, ne pas laisser l’offre locative étudiante aux seules mains d’acteurs privés en quête de marges généreuses, appliquant des loyers pouvant aller jusqu’à 900 euros ! 

N'oublions pas que l'aide accordée aux étudiants les plus modestes atteint à peine 550 euros, ne parlons même pas des enfants de la classe moyenne qui ne peuvent compter que sur l'aide au logement que le dernier et l'actuel gouvernement ont déjà tenté de supprimer.

Aux côtés des organisations étudiantes, les élus communistes restent force de propositions, d'interpellations pour améliorer leurs conditions de vie et d’études.

 

Il faut en finir avec la précarité étudiante, aidons les à la combattre !

vendredi 29 avril 2016

Edito mai 2016, "la justice sociale, pour quand?" par Danielle DEFORTESCU


La justice sociale, pour quand ?

«La justice sociale est un principe politique et moral qui a pour objectif une égalité des droits et une solidarité collective qui permettent une distribution juste et équitable des richesses, qu'elles soient matérielles ou symboliques, entre les différents membres de la société».
La balance est particulièrement déséquilibrée, d’un côté 4 millions de chômeurs et 12 millions de personnes en situation de précarité, une misère galopante, et de l’autre, la fraude et l’évasion fiscale de grande ampleur, les salaires mirobolants et le tout à une fréquence indécente.

Alors que la précarité s’installe de plus en plus dans notre pays, ce sont désormais les classes moyennes qui se retrouvent impactées, et pendant ce temps-là Carlos TAVARES, patron de Peugeot, a tout simplement décidé de doubler son salaire. Il gagne, 5.4 millions d’euros par an, hors bonus.

Ce sont les salariés de PSA-Aulnay qui doivent être heureux de lire la presse. Jusqu’où cela va-t-il nous mener?

Devons-nous encore rappeler que notre pays n’a jamais connu autant de personnes en situation de pauvreté sociale, sans perspective d’avenir ni possibilités de construire des projets.

Cela ne risque pas de s’améliorer avec le projet de loi du travail, et de suppression de droits fondamentaux acquis au prix de luttes pour notre code du travail.
Pas besoin de code pour les «Panama Papers», simplement de la complicité des banques et autres affairistes.

Annuellement en France, sont estimés 60 à 80 Milliards d’évasion fiscale ,1000 Milliards au niveau européen.
Cela ne serait-il pas utile de les investir dans le travail pour répondre aux besoins d’une société de justice et de démocratie?

Les citoyens ne sont pas dupes. Ils veulent se faire entendre!

La justice sociale, juste de la justice sociale. Serait-ce trop?
                                                                                                                             

vendredi 1 avril 2016

Edito d'avril 2016, "Le code du travail est une securité sociale!" par Jean-Pierre HENO


Le code du travail est une sécurité sociale !

Après le succès de la manifestation du 9 mars, le gouvernement a été contraint de revoir sa copie. S’il a reculé sur plusieurs dispositions, il n’entend pas retirer son texte.
On n’avait jamais vu les forces de droite (Copé, Sarkozy en tête) et le syndicat du grand patronat réclamer que le parlement vote vite et sans amendement un projet de loi présenté par un gouvernement qui se réclame de la gauche.

Celui-ci va présenter au parlement un nouveau texte sur le travail, à rebours de ce qu’exige notre époque. Il le fait en laissant croire à une prétendue modernité qui tourne le dos à la réduction du temps de travail que permettent les gains incessants de productivité, comme à une vraie sécurisation des parcours professionnels incluant un droit renforcé à la formation, jusqu’à éliminer le chômage.
En effet toutes les mesures annoncées restent dérogeables selon les entreprises, le barème des indemnités prud’homales n'est pas supprimé, contrairement à l'exigence de tous les syndicats, mais devient seulement « indicatif », et la garantie jeune, faute de moyens budgétaires pour y répondre réellement, reste un effet d'annonce sans garantie d'application, alors que les missions locales connaissent des difficultés accrues, comme l'ensemble des acteurs locaux de l'insertion sociale et professionnelle des jeunes.

La logique du texte, qui organise la précarité, facilite les licenciements dits économiques, s'attaque à la durée du temps de travail, reste la même : elle fragilise les salariés et ne permettra pas de s'attaquer réellement au chômage, contrairement à ce qu'a affirmé le premier ministre dans sa présentation.

Le code du travail n’est-il pas un droit social qui a été bâti pour compenser le rapport de force défavorable aux travailleurs au sein d’une entreprise ?

                                                                                                         

             Jean-Pierre HENO