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lundi 14 décembre 2015

Déclaration de Fabien GUILLOT-BATAILLE(FDG-PCF), tête de liste du rassemblement de la gauche en Val-de-Marne


Battre la droite et l'extrême droite et développer une politique de gauche

Publié le 10 décembre 2015 par frontdegauche94
Le premier tour des élections régionales vient de confirmer l’état d’alerte sociale et démocratique que connait notre pays.
Alors que des millions de personnes souffrent du chômage, de la précarité, des pouvoirs absolus de la finance, l’angoisse du lendemain pour soi-même et ses proches ronge la vie de tous les citoyens. Voir la droite et l’extrême droite diriger dans quelques jours de nombreuses régions dont l’Île de France représente une menace réelle pour notre quotidien.


Les programmes de Valérie Pecresse comme de Wallerand de Saint Just sont clairs...
C’est la remise en cause de la ligne 15 du Grand Paris Express, le métro en banlieue, dont nous avons, ensemble, obtenu la construction avec la mobilisation populaire autour d’Orbival. Ce sont des menaces directes sur la vie associative et la respiration démocratique qu’elle apporte à notre société. C’est le soutien aux “restructurations hospitalières” planifiées par l’Agence Régionale de Santé (ARS) alors que nous avons sauvegardé, ensemble, l’hôpital Henri Mondor à Créteil. C’est un coup fatal au logement social alors que les objectifs officiels de réalisation en ce domaine ne sont respectés qu’à moins de 50%, loin, très loin des besoins. C’est le démantèlement du concept de service public, gage d’égalité et de citoyenneté, auquel seront préférées les privatisations.


Nous sommes nombreux à refuser ce scénario catastrophique qui aggraverait le mal vivre dans notre Région et portera un coup fatal au besoin de vivre ensemble.


En Val-de-Marne, si la progression de l’extrême droite est réelle, elle progresse beaucoup moins fortement que nationalement. La liste d’union de la droite connaît une stagnation. Avec plus de 45% des voix dans notre Département, l’ensemble des listes de gauche et écologistes dépasse de plus de 10 points les listes de droite et de près de 30 points celle de l’extrême droite.


Nous voyons dans ces résultats, l’impact des politiques sociales et solidaires développées par la majorité de gauche du Conseil départemental et le rôle indispensable du service public sur notre
territoire.
La gauche en Ile-de-France, contrairement à ce qu’annonçaient les sondages, reste nettement en situation de remporter l’élection régionale.

Au premier tour, la liste Front de Gauche “Nos vies d’abord!” a travaillé à ouvrir une perspective contre l’austérité, pour la solidarité et le progrès humain. Ceci constitue un point d’appui pour les mobilisations populaires à venir et, dans l’immédiat, pour battre la droite et l’extrême droite au second tour.
Les habitantes et habitants de notre Département et de notre Région ont besoin de politiques de progrès ambitieuses pour lesquelles le Conseil Régional peut aussi jouer un rôle déterminant. La volonté des électeurs ,qui se sont exprimés au premier tour, doit être respectée.
C’est pour ces raisons fondamentales que nous avons œuvré à la constitution de la liste de large rassemblement de la gauche et des écologistes, conduite en Val de Marne.
Je conduirai cette liste au 2ème tour pour faire gagner la gauche et garantir demain l’expression des valeurs et des propositions que nous avons portées au sein de l’assemblée régionale. Dans cette liste de rassemblement, personne ne se rallie à personne mais l’addition des listes du premier tour est le seul moyen d’empêcher la victoire de la droite et de l’extrême droite en Ile de France.
Dimanche soir, dotons-nous d’élus du Front de Gauche qui agiront en toute liberté au sein de l’assemblée régionale pour veiller à ce que leurs engagements du premier tour prennent vie, comme nous l’avons fait avec le Pass Navigo à zone unique dès 2004, mesure aujourd’hui
réalisée.
Demain, nous garantirons la mise en œuvre de politiques publiques ambitieuses et solidaires, en faveur de toutes les franciliennes et tous les franciliens.

 

lundi 16 novembre 2015

Minute de silence face au monument à la liberté, Créteil le 16/11/2015




Déclaration du secrétaire national du Parti Communiste concernant les attaques du 13 novembre 2015

Face aux attentats, rassemblons-nous pour la liberté, l'égalité, la fraternité, et la paix (Pierre Laurent)


Notre pays vient de vivre l'un des pires événements de son histoire. Les attaques terroristes simultanées de la nuit dernière à Paris et à Saint-Denis, revendiquées par Daesh, faisant à cette heure 127 morts et 200 blessés, sont effroyables. La France est en deuil.
Au lendemain de ce carnage, nos premières pensées se tournent vers les victimes, leurs familles, leurs proches, les témoins et tous ceux dont la vie a été menacée. Pour tous, la douleur est immense. Chacun en France s'en sent profondément meurtri.
Nous saluons l'action des forces de l'ordre, des secours, des urgentistes et personnels de santé et des agents territoriaux dont la mobilisation a été exemplaire ainsi que la solidarité des habitants qui s'est immédiatement manifestée.
Moins d'un an après les attentats de janvier dernier, la République est frappée en son cœur.
Alors que l’État d'urgence vient d'être décrété par le gouvernement, le renforcement des moyens de police et de justice est un impératif. L’État doit trouver durablement les moyens adaptés pour garantir la sécurité de toutes et de tous.
J'appelle notre peuple à ne pas céder à la peur, à se rassembler pour la liberté, l'égalité et la fraternité, et pour la paix. Nous devons refuser les amalgames et les stigmatisations. Ensemble, nous devons rejeter fermement la haine et les racismes.
La France est touchée par la guerre et la déstabilisation qui minent le Proche et le Moyen-Orient. La lutte contre le terrorisme appelle une mobilisation redoublée et des solutions internationales.
Elle ne pourra triompher que dans la mobilisation pour un projet de société solidaire qui place au cœur de tous ses choix l'émancipation humaine, les valeurs de la République et la paix.
Le PCF, ses représentants et ses élus, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront à nos concitoyens de se rassembler pour faire face à cette épreuve et ouvrir un chemin d'espoir pour notre peuple.
Dans ce moment tragique, le PCF a interrompu toute activité de campagne électorale.
 
Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti Communiste français,

mercredi 19 août 2015

Vente solidaire de fruits et légumes section PCF Créteil jeudi 20 aout 2015


VENTE SOLIDAIRE



DE FRUITS ET LEGUMES

AVEC LES PRODUCTEURS DU LOT ET GARONNE

     Nous voulons des prix justes et une augmentation de nos salaires !


Nous sommes chaque jour plus nombreux à éprouver des difficultés pour faire face à nos besoins vitaux et parmi

eux une alimentation saine, variée, de qualité. Des prix élevés, des salaires trop bas, et c’est le contenu de notre

panier qui diminue. Ainsi c’est presque la moitié de la population française qui mange insuffisamment de fruits et

de légumes.

     Produire localement et de qualité pour assurer du travail à toutes et tous.


Mais si notre pouvoir d’achat ne nous permet effectivement pas de manger correctement, de leur côté, les

producteurs subissent aussi le racket de la grande distribution.

Faute de prix rémunérateurs, on estime que le nombre de producteurs de fruits et légumes a été divisé par deux

en 15 ans. La faute aux patrons de la grande distribution qui choisissent d’importer massivement de pays à bas

coût pour que les cours des fruits et légumes produits en France s’effondrent.

Mais derrière cette course aux plus bas salaires il y a aussi une concurrence déloyale liée aux conditions sanitaires.

En effet, les fruits et légumes importés ne sont pas soumis aux mêmes réglementations sanitaires qu’en France. En

important et vendant des denrées traitées avec des produits interdits en France car estimés dangereux. Elle met

délibérément en danger la santé des consommateurs et des producteurs de ces pays, tout en appauvrissant et

polluant leur sol et leur eau.

                L’agriculture et l’alimentation sont des enjeux majeurs du 21 ème siècle.


Les communistes en font une grande question politique et se battent aux cotés des consommateurs comme des

producteurs. Sont aussi en jeu la qualité des produits et de l’alimentation, la protection de l’environnement et de

la santé publique, mais aussi un développement international équilibré et solidaire.

C’est dans cette perspective que le PCF 94 et le syndicat paysan Modef du Lot et Garonne organisent cette année

encore, dans une quinzaine de villes du département, des ventes au juste prix de fruits et légumes issus de circuits

courts.

VENTE SOLIDAIRE à CRETEILJEUDI 20 AOÛT à 10h
Parking du marché du Mont Mesly
 





Section de Créteil du PCF
 
11 rue du Général Sarrail
 
94000 CRETEIL
 
01 42 07 06 45
 
pcf.creteil@free.fr



mercredi 27 mai 2015

Journée de la résistance , intervention du secrétaire de la section PCF Créteil soutenu par le groupe CRC. Par Jean AMAR


Journée de la Résistance 27 mai 2015

Il y a 70 ans le 8 mai 1945 -  la France et l'Europe étaient libérées du nazisme et de la collaboration.

Cette libération a conjugué l'effort militaire des forces alliées (GB, USA,URSS, France Libre) et la mobilisation des résistants de l'intérieur et de l'extérieur.

Aujourd'hui, 27 mai nous avons pris l'initiative d'honorer à travers Gabriel Péri l'ensemble des résistants et particulièrement des résistants communistes dans le cadre de la journée nationale de la Résistance. Cette date n'est évidemment pas un hasard, elle se réfère au 27 mai 1943 et à la première réunion du Conseil National de la Résistance.

Ce jour-là, l'ensemble des partis, syndicats et mouvements de résistance s'unissent sous l'autorité de Jean Moulin envoyé par le général De Gaulle. Ils décident d'agir ensemble pour combattre les occupants et le régime de Vichy. Ils décident d'agir ensemble pour que la France puisse à la Libération recouvrir son entière souveraineté et puisse jouer un rôle majeur dans le concert des nations.

Il a fallu des efforts et des sacrifices pour que depuis la défaite de 1940 et la trahison d'une part de ses gouvernants la France relève la tête.

En 1940, seuls quelques hommes et femmes isolés refusent la défaite et l'asservissement. Il en a fallu des efforts pour s'organiser pour dire non à l'occupation alors que tous les repères sont brouillés que certains acceptent le coup de force de Pétain et la fin de fait de la République.

Mais du courage, les résistantes et résistants n'en manque pas, ils vont le montrer très vite. En 1940, des premières initiatives sont prises comme l'appel du général De Gaulle depuis Londres, celui de Maurice Thorez la manifestation du 11 novembre 1940 à l'Arc de Triomphe et dans lequel les étudiants communistes jouèrent un rôle majeur.

Le PCF qui fut un temps prisonnier des contradictions engendrés par le pacte germano-soviétique- prend progressivement des initiatives et ses dirigeants appellent à la mobilisation contre Pétain puis contre l'occupant. Les premiers mouvements de résistance organisés naissent. Dès le début 1941, avant l'invasion de l'URSS, le PCF prend l'initiative du rassemblement le plus large avec la constitution du Front National pour l'indépendance. A l'été, c'est le passage à la lutte armée dans laquelle les FTP vont marquer des points.

La répression nazie et des autorités françaises se déchaînent contre tous les résistants, ils seront nombreux à tomber au combat. Ceux des résistants qui arrêtés ne sont pas fusillés, sont envoyés en camps de concentration, seulement la moitié en reviendra.

Les résistants vont parachever leur unité avec la création du CNR et se doter d'une perspective stratégique : l'insurrection et d'une perspective politique : les mesures immédiates à appliquer à la Libération. C'est le programme du CNR de mars 1944.

Ce programme qui inspira les grandes réformes de la Libération : Sécurité Sociale, nationalisations, comités d'entreprise, statut de la fonction publique, planification économique est aujourd'hui attaqué de toute part. Déjà en 2004 Lucie et Raymond Aubrac, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion appelaient « les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique » contre toutes ces mises en cause du programme du Conseil national de la Résistance.

Ce soir quatre héros de la Résistance : Geneviève de Gaulle- Anthonioz, Germaine Tillion, Pierre Brossolette, Jean Zay feront leur entrée au Panthéon. Comme l'a déclaré Pierre Laurent, secrétaire national du PCF : « Tous y ont effectivement leur place. Leurs combats ont honoré les valeurs de la République". Mais François Hollande, qui a fait le choix de ses quatre noms a pris soin de rassembler toutes les familles politiques de la Résistance (gaulliste, socialiste, radicale et sans partis) sauf une : les communistes. C'est une décision choquante. Comment honorer la Résistance sans que des militant(e)s de la principale force qui combattit le nazisme en France ne trouvent la place qui leur est due".

Pourtant de Marie-Claude Vaillant Couturier à Missak Manouchian en passant par Martha Desrumaux, ce ne sont pas les grandes figures qui manquaient.

En vérité, on veut en finir avec l'esprit de 1945, esprit d'unité bien sûr mais surtout esprit de réformes progressistes. Et les communistes à l'époque en furent les principaux artisans : artisans du rassemblement le plus large mais sur un contenu : démocratiser la République et la doter d'une forte dimension sociale.

Aujourd'hui, il n'en est plus question. Le mot réforme a été vidé de son contenu et est devenu synonyme de régression sociale. La gouvernance a remplacé la souveraineté populaire. Après les tracts de 1970, François Hollande est engagé dans une forme de révisionnisme mémoriel, comme si nous le gênions dans sa volonté de recompositions politique  et de droitisation de la politique gouvernementale.

Les communistes dans la résistance ont tout fait pour unir quelle que soient les différences politiques et les trajectoires, aujourd'hui à la différence de François Hollande, nous ne faisons pas de tri, nous commémorons toute la résistance et tous les résistants.

Aujourd'hui dans la situation de crise politique, nous voulons agir et unir sur un contenu progressiste avec nos partenaires du Front de Gauche, avec toutes les forces de gauche, sociales, syndicales qui le souhaitent pour ouvrir une nouvelle perspective et construire de larges rassemblement progressistes.