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mardi 7 mars 2017

  • Conseil municipal de creteil du 6 mars 2017

Intervention du groupe Communiste, Républicain et Citoyen sur les orientations budgétaires pour l’année 2017



Présentée par Mr Jean-Pierre Héno

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Monsieur le Maire, mes Chers collègues,
Le budget d’une ville est conditionné entre autres aux orientations nationales en termes de contributions financières.
Cela nous permet aussi de faire le point sur nos engagements dans le cadre de notre programme municipal.
C’est dans ce cadre que nous avons à préparer le budget de notre commune pour cette année.
Dans un contexte particulièrement difficile nous parvenons à maintenir auprès de la population cristolienne un degré de prestation sociale important, j’y reviendrai au terme de mon intervention.
Pourtant à la fin de ce quinquennat qui aurait dû changer en profondeur la vie des gens
celle-ci n’a pas eu lieu, et surtout pas dans le sens voulu par les électeurs du 6 mai 2012.

Nous sommes toujours dans le dogme de la réduction des dépenses, nouvelle réduction de l’impôt sur les sociétés, instauration du prélèvement à la source pour 2018, maintien et même progression du CICE.
La réduction de l’impôt d’une partie de la classe moyenne, matraquée durant les premières années du quinquennat, n’a pas occulté le manque de décision pour que les riches échappent toujours, par moult détours, à une imposition justement proportionnée.
Résultat : les 500 familles, les plus riches de France ont vu leur patrimoine augmenter de 25% en cinq ans.
Le produit de l’impôt sur les sociétés s’est réduit, lui au cours de la même période de 40,8 à 29,4 milliards d’euros. Tandis que l’impôt sur le revenu toujours sur la période (5 ans) qui était de 59,4 milliards d’euros devrait rapporter cette année 73,4 milliards.
Il semble qu’en étant plus de 3.743.000 foyers fiscaux l’intérêt du plus grand nombre prime. Nous devons souligner que seul 343.000 ménages payent l’impôt sur la fortune même pas
1 % et certain candidat à l’élection présidentielle voudrait le supprimer.

Pas besoin de le faire pour Madame BETTENCOURT, première fortune de France, qui touche le SMIC toutes les 4 minutes, pour l’année 2015 elle n’a pas payé d’ISF en tout légalité. Et pourtant elle aurait dû s’acquitter de 61 millions d’euros.
Dans le même temps, le produit de la TVA, impôt le plus injuste par nature a progressé de 133,4 à 149,4 milliards d’euros.
Cela représente pour les ménages les plus pauvres 10% de leur budget et pour les plus riches 6%.
D’autre part les milliards accordés au CICE (versé indistinctement aux entreprises du CAC 40 comme aux petites PME) aux exonérations de cotisations sociales et au crédit impôt recherche représente au total 56 milliards de cadeaux fait aux entreprises sans la moindre contrepartie, sans contrôle !
Les sociétés du CAC 40 ont réussie en 2016 à doper leurs profits et les dividendes avec plus de 56,5 milliards d’euros.
Le président du patronat Monsieur GATTAZ (pas lui personnellement) en est le grand bénéficiaire. Rappelez-vous il nous annonçait 1 millions d’emploi en plus dans les entreprises si on diminuait les charges des entreprises.
Comment ne pas s’insurger sur l’évasion fiscale que chacun connait 80 milliards par an, l’équivalent du déficit de l’état dans la même période ou du budget de l’éducation nationale.
L’argent existe, il faut surtout avoir de la volonté politique pour le mettre à disposition du plus grand nombre.

Selon une étude de l’observatoire français des conjonctures économiques les sommes allouées aux entreprises sans contrepartie pourraient être la clé de la reprise et de l’emploi en France à condition qu’elles soient redirigées en faveur de l’investissement.
Une hausse permanente de l’investissement public en France d’un point de PIB soit 20 milliards d’euros environ génèrerait entre autre une réduction de 245 000 chômeurs.
L’investissement public c’est 75 % de l’investissement dans notre pays, c’est une augmentation de la croissance à long terme, de l’activité à court terme, et pourtant celui-ci a chuté de 10 % en 2016.
Nous le voyons bien ici même dans notre ville quant il faut faire nos arbitrages budgétaires sur l’investissement nos besoins sont importants tant en maintenance qu’en projet nouveaux. Même si nous arrivons à maintenir en bon état nos équipements, nous pourrions faire plus mais les moyens nous manquent.
C’est la même question qui touche les ménages avec le salaire. Une augmentation des salaires ce n’est pas pour thésauriser c’est pour répondre à nos besoins cela relance une économie.
Preuve que la cure d’austérité imposée est complétement contre-productive en terme d’activité et donc d’emploi.
Les légères embellis de Juin 2016 en termes d’emploi sont terminées. L’échec de la politique gouvernementale de ce quinquennat sur le sujet est partout.
Mais l’inquiétude demeure les suppressions annoncées de 200.000 à 500.000 fonctionnaires par certains candidats à la présidentielle fond froid dans les dos.
Plus de trente années et cinq plans d’austérité ont buté sur le même obstacle. Réduire les dépenses publiques pour satisfaire la finance diminue la croissance rendant encore plus insupportable le poids de la dette.
On ne peut pas jurer que par la sacro-sainte croissance et en même temps se priver d’un de ses principaux moyens de développement, l’investissement.
Intervenir sur le choix des politiques nationales est important car nous en subissons les conséquences sur nos budgets locaux. Je rappelle que c’est 17 millions d’euros en moins de dotations de l’état pour notre ville.

L’accès au logement abordable constitue un véritable défi comme le reconnait désormais l’OCDE. La part du budget que les foyers consacrent pour se loger grandi d’année en année. En France : cela représentait 26,7 % des revenus en 2013, contre 23,2 % en 2000. Un nombre croissant d’habitants consacre plus de 40 % de leur budget pour se loger. 20 % des locataires et 30 % des propriétaires français subissent ce cout excessif.
Mais la question prioritaire que se pose bon nombre de nos concitoyens est de trouver un logement. Nous serions à plus de 4000 demandes en attente, à  Créteil ?
Voilà pourquoi il est nécessaire de construire du logement social, partout, dans les villes qui ne respectent pas le seuil légal en priorité, mais aussi dans les secteurs privilégiés en voix de mutation lourde, afin que ces nouveaux quartiers porteurs ne deviennent pas des ghettos de riches auxquels répondraient des ghettos de pauvres éloignés des transports et des emplois.
C’était le sens de la proposition de loi du groupe CRC à la MGP qui vise à garantir dans un périmètre de 400 mètres autour des gares nouvelles du Grand Paris, pour toute nouvelle construction de plus de 12 logements, une proposition minimale de 30 % de logements sociaux.
Sur le triangle de l’Echat et autour de la nouvelle gare se posera ce problème de la mixité voire de la justice sociales pour que les plus modeste puissent aussi accéder à un logement décent près d’un transport collectif.

Monsieur Le Maire, si nous partageons avec vous la vision d’une ville populaire il est aussi important de concrétiser comme vous le faites les paroles en actes.
Ainsi les politiques culturelles, sportives, d’éducation, d’emploi, de santé publique, de transport y contribuent.
Avec des quartiers de vie, d’activité économique, des équipements publics et privés de proximités, des lieux de loisirs, des logements, l’accès à la culture tout ceci est indispensable à l’équilibre de notre ville.

Pour continuer à construire cette ville nous avons besoin de privilégier la démocratie de donner la parole à nos habitants. C’est ce que nous faisons avec nos conseils de quartier.
Chacun le sait la solidarité, la fraternité sont de vrai valeur à Créteil.
Dans cette ville généreuse et populaire chacune et chacun y trouve sa place, si investit agit individuellement ou collectivement pour notre « vivre ensemble ».
Le rapport d’orientation va dans ce sens malgré les difficultés que nous traversons notre collectivité propose une politique volontaire courageuse et ambitieuse et qui prépare l’avenir.

  • En renouvelant à nos associations les moyens de tisser ce lien social si important dans les moments que nous traversons.
  • Avec un CCAS dont les actions envers la petite enfance, le lien intergénérationnel, les aides en faveur des plus démunis seront maintenues.
  • Des activités sportives qui tiennent les deux bouts : le plus grand nombre et le plus haut niveau.
  • Une jeunesse qui peut accéder à la découverte et consolider la citoyenneté.
  • Une culture variée et accessible à tous renforçant la présence artistique sur notre territoire.
  • De nouvelles infrastructures pour renforcer la qualité et la capacité d’accueil dans l’éducation. Les travaux dans les écoles Prévert, Victor Hugo, Guiblets en sont la preuve.
  • Une ville engagée en faveur du numérique par le câblage des groupes scolaires.
  • Des rénovations urbaines en cours aux Bleuets. Petits Pré Sablières et des perspectives sur le haut du Mont-Mesly, la Habette et les Coteaux du Sud.
  • De grands projets urbains en cours sur le quartier de l’Echat avec la Société du Grand Paris ou le triangle de l’Echat Nord.
  • L’accueil prochainement de la fédération française de hand ball et son siège. Le projet de construction à proximité de deux hôtels.
  • L’amélioration du cadre de vie avec le programme Brossolette / joly.

Pour finir Monsieur le Maire, mes chers collègues nous ne manquons pas de projet, nous nous retrouvons dans ces orientations budgétaires. Pour respecter nos engagements, dans ce contexte difficile, nous souhaitons naturellement que la fiscalité ne soit pas, comme évoquée tous les ans, la variable d’ajustement.

Merci de votre attention.

jeudi 2 février 2017

Vœux 2017 de la section PCF de Créteil et du Groupe des Élus communistes, républicains et citoyens

Vœux 2017 de la section PCF de Créteil et du Groupe des Élus communistes, républicains et citoyens
Présentés par Jean-Pierre Héno

Monsieur le Député-Maire,
Mesdames, Messieurs les Maires-Adjoints, Conseillers Municipaux,
Mesdames, Messieurs                 
Chers Amis, Chers Camarades,

Permettez-moi au nom de la section du PCF de Créteil et des Élus communistes, républicains et citoyens de vous présenter mes meilleurs vœux de santé, de bonheur, de joie pour vous et vos proches.
Entamer une année nouvelle en étant optimiste, c’est mieux même si cette nouvelle année est chargée d'événements électoraux importants pour notre peuple, élections présidentielles et législatives dans le premier semestre et élections sénatoriales en septembre.
Nous aurions tant voulu que ces vœux soient accompagnés d’un bilan quinquennal où le progrès social ne reste pas un souhait où les pauvres, les sans emploi, abris, toit aient disparu, malheureusement ce n’est pas le cas !
Selon l’observatoire national des données économiques, 9 millions de personnes sont en situation de pauvreté, un million de pauvres de plus en dix ans.
Entre 2 et 3 millions de travailleurs gagnent moins que le RSA – 840 € mensuels.
La crise du logement concerne 4 millions de Français, 12 millions souffrent de précarité énergétique.
Les répercussions sur la santé et l’éducation des enfants touchent 15 millions d’entre eux.
La misère d’un côté, l’opulence de l’autre, 55,7 milliards d’euros, c’est le montant des dividendes versés en 2016 par les entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires. Que dire, des 7,2 millions d’euros, coup de pouce salarial que Carlos Ghosn, PDG de Renault Nissan vient de s’octroyer.
Depuis 2015, la France est devenue le pays d’Europe le plus généreux avec ses actionnaires.
Afin de parvenir à ce résultat, les actionnaires ont pu bénéficier d’un coup de pouce avec le crédit d’impôt compétitivité emploi, le CICE, une manne de 40 milliards d’euros annuels octroyée sans aucune contrepartie.
Selon une étude de la DARES qui est un service statistique du Ministère du Travail, le CICE n’a pas eu d’effet significatif sur l’emploi et sur la dynamique des salaires de base depuis 2013.
Les entreprises ayant fait le choix  de restaurer leurs marges. Et pourtant l’emploi, les salaires sont les principales préoccupations des Français.
Une étude de la banque de France publiée en 2015 portant sur la répartition du revenu des entreprises montre ainsi qu’entre 1998 et 2013, la part accordée aux salaires est restée sous la barre des 60%, atteignant même en 2008, 53,4%.
En revanche, dans la même période, la part des profits consacrée aux dividendes a tout simplement doublée, passant de 4,6% à 9,5%.
Cela s’est fait au détriment des salariés et des capacités d’autofinancement des entreprises. Ce qui nui à la capacité de l’investissement.
Ce n’est pas vrai que les politiques d’austérité seraient les seules solutions. Il serait bien de se rappeler que depuis 1976 s’additionne les plans, les uns aux autres ; Ont-ils guéri le mal ?
Après le choc pétrolier de 75, Raymond Barre décide le blocage des prix, le relèvement du tarif de la vignette auto, l’augmentation des taxes sur le carburant et l’alcool, la majoration de l’impôt ; ce premier plan d’austérité échoue.
En 1982, Pierre Mauroy annonce le blocage des salaires dans le secteur public, il s’engage à limiter le déficit budgétaire à 3% du PIB. Il décide 1an après de ponctionner 65 milliards de francs sur la consommation des ménages et les dépenses de l’état. Il instaure un prélèvement de 1% sur l’ensemble des revenus, le seul effet est de remettre la droite en selle.
Sitôt arrivé à Matignon en 95, Alain Juppé choisit la rigueur budgétaire et décide des hausses de prélèvements pour les ménages (TVA, essence, etc…).
On devait : « rassurer les marchés » on sait ce qu’il adviendra de cette fin de mandat, défaite de la droite aux législatives de 97.
François Fillon qui n’a de cesse de présenter un état en situation de faillite, lance plusieurs trains de mesures, réforme des retraites, gel des dépenses publiques au total 36 milliards d’euros d’économies sans beaucoup d’effet sur le déficit public.
Le gouvernement de François Hollande a maintenu ce cap. Hausse des impôts, baisse des crédits budgétaires, plafonnement des dépenses sociales. Un cocktail qui contribue beaucoup au discrédit de la gauche.
Plus de trente années et cinq plans d’austérité ont buté sur le même obstacle. Réduire les dépenses publiques pour satisfaire la finance diminue la croissance, rendant encore plus insupportable le poids de la dette.
Quant au candidat de la droite, François Fillon, c’est un plan de super-austérité qui est annoncé avec la suppression de 500 000 fonctionnaires.
Et pourtant nos hôpitaux et leur personnel, tout en surcharge de travail, les alarmes lancées par les personnels de santé se multiplient ces dernières semaines. Il en est souvent de même dans la police ou dans d’autres secteurs qui touchent au service public.
C’est bien d’une autre politique qu’il nous faut, celle qui mènera résolument, courageusement l’action contre la finance.

Il faut libérer notre pays de la drogue de l’argent, de la rentabilité financière à outrance mettons un terme au diktat de la bourse, réorientons l’argent disponible vers la production, une juste répartition des richesses.
Il faut avoir du courage politique. Il faut reprendre le pouvoir sur les banques, en nationalisant, au cœur d’un nouveau pôle public bancaire et financier.
Une autre politique est possible, cela passe par une réorientation du crédit et de l’épargne au service des projets créateurs d’emplois, créateurs de richesses et de solidarité dans les territoires. Une nouvelle politique en faveur des services publics, en donnant aux salariés, à tous les citoyens, aux élus de nouveaux droits de regard sur l’activité des banques et sur les aides publiques aux entreprises.
Il faut mener une lutte sans merci contre l’optimisation et l’évasion fiscale, 80 milliards d’euros par an, c’est l’équivalent du déficit budgétaire de l’état dans la même période.
Nous proposerons de mettre fin aux logiques du CICE, sans autre résultat que l’enrichissement des actionnaires et le gâchis des fonds publics, et à toute cette accumulation d’exonérations sociales et fiscales accordées sans aucune réelle contrepartie aux entreprises.
Il y aura alors assez d’argent à réorienter pour la nouvelle industrialisation du pays, la transition écologique de nos modèles de production.
La « France en commun » que nous voulons est d’abord celle qui retrouvera l’ambition de la paix et de la fraternité du monde.
Nous n’oublions rien : ni les morts des attaques terroristes de 2015 et 2016, ceux de Charlie Hebdo, de l’hypercasher, du Bataclan, des terrasses parisiennes, du stable de France, de Magnanville, de Nice, de Saint-Étienne-de-Rouvray ; ni les centaines de vies fauchées par ces mêmes attaques à travers le monde, celles de Berlin et Istanbul, ces dernières semaines ; ni les centaines de milliers de victimes de ces guerres en Irak, en Syrie et ailleurs ;ni les centaines de milliers de réfugiés, noyés en Méditerranée, refoulés ou parqués en Europe ou en Turquie, faute d’une politique européenne digne et humaine à leur égard. C’est l’humanité toute entière qui court à sa perte quand elle oublie la valeur d’une seule vie humaine.
Ce bain de sang, de larmes et de souffrances, cela doit cesser !
La France doit répondre présente à l’appel lancé par le nouveau secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres à « faire de 2017 une année pour la paix » qui doit être, déclare-t-il, « notre objectif et notre guide », et déployer désormais toute son action en direction d’un plan global de paix, de reconstruction et de développement pour le Proche et Moyen-Orient, pour la résolution politique des conflits en Syrie et Irak, s’engageant dans le démantèlement des filières du djihadisme et de ses soutiens étatiques, financiers et militaires, la reconstruction démocratique de ces États.
Le terrorisme devait être terrassé par la guerre. Il s’en nourrit. La paix, la fin des humiliations et des dominations, le combat résolu contre les inégalités, l’ambition d’un nouveau mode de développement social et écologique guériront mieux les plaies du monde.
La preuve vient d’être donnée que jamais aucun combat pour la paix ne doit être abandonné. L’adoption récente par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant la politique de colonisation israélienne en est le témoignage.
Et face à l’impunité que s’arroge depuis tant d’années le gouvernement de Benyamin Netanyahou, nous renouvelons l’engagement de faire de cette année qui marque le 50ème anniversaire du début de la colonisation et de l’occupation israélienne, l’année du combat pour l’arrêt de cette colonisation illégale, de la reconnaissance de l’État palestinien et de la relance de la solution à deux États.
Au désordre mondial et à la généralisation de la violence, nous opposons l’exigence de sécurité humaine et la paix. Nous en appelons à la fraternité humaine, à la coopération et au rassemblement des peuples.
La France doit être à l’offensive pour un accueil digne et humain des réfugiés, pour une gouvernance mondiale des migrations, optimisant le droit au bonheur pour tous.
Le combat ne sera pas facile, il se heurtera et se heurte déjà à des résistances et l’élection de Donald Trump, aux Etats-Unis n’est pas fait pour nous rassurer.
Comme nous l’indiquait, Pierre Laurent, nous sommes engagés dans les campagnes électorales qui doivent être traitées à égalité d’importance, présidentielle et législatives pour atteindre cet objectif et seul contre tous, s’il le faut.
Nous avons désigné et sommes en voie de le faire sur toutes les circonscriptions, nos candidats.
A notre dernier conseil national, nous déclarions, je cite : « l’essentiel pour nous, est de déployer nos propositions, celles de la « France en commun » pour mettre dans le débat, les solutions alternatives aux politiques d’austérité, de solidarité et pour la paix.
S’il y a deux élections, il n’y a qu’une campagne. Notre objectif est de faire élire le plus grand nombre de députés et notre ambition est de contrer le présidentialisme de la souveraineté populaire, c’est aussi le sens que nous voulons pour une 6ème république.
Si les militants du PCF ont décidé fin novembre d’appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon, à la présidentielle, ce n’est pas pour se retrouver avec des candidats de la France insoumise contre nos députés sortants entre autres.
Cette attitude ferait courir le risque d’une élimination dès le premier tour. Nous appelons donc chacun à ses responsabilités pour faire barrage à ces mauvais coups.
Dimanche dernier, les électeurs à la primaire socialiste ont sanctionné, un bilan et majoritairement affirmé leur souhait d’un ancrage à gauche pour interrompre la dérive libérale entreprise par l’exécutif. Ils ont placé Benoit Hamon en tête et accordé presque 18% à Arnaud Montebourg.
Les électeurs majoritairement se sont rappelés du discours du Bourget, du 49-3, de la loi travail, voire de la déchéance de nationalité et des cadeaux mirifiques au patronat.
Ce résultat n’exprime-t-il pas le signal et la volonté d’un besoin d’une véritable politique de gauche ? Souhaitons que le 2ème tour confirme le 1er.
Cette année 2017 sera donc une année importante et les choix de notre peuple à ces élections auront des conséquences. Soit une France frileuse, haineuse et divisée ou une France qui sait retrouver le chemin de l’espoir.
Un philosophe écrivait au 12ème siècle : « l’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine, et la haine à la violence, voilà l’équation ».
N’ayons pas peur, ayons confiance, rallumons les étoiles.


Meilleurs vœux encore à tous et toutes. Bonne année 2017.

jeudi 16 juin 2016

Communiqué de presse PCF- FDG concernant l'interdiction des manifestations




 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Interdiction des manifestations : François Hollande et le gouvernement perdent leur sang froid (Pierre Laurent)

Hier, un magnifique et puissant défilé des salariés et de la jeunesse a montré l'isolement du gouvernement sur la loi El Khomri. Son acharnement à imposer cette loi sans la rediscuter et sans majorité législative pose un grave problème démocratique.

En marge de cette manifestation, des bandes de casseurs ont de nouveau pu semer la violence en s'attaquant, notamment, à l'hôpital Necker. Le gouvernement utilise ces faits condamnables et que nous condamnons pour tenter de discréditer les manifestants et les syndicats organisateurs.

Avec les parlementaires communistes, présents sur le point fixe du PCF situé boulevard de Port-Royal, j'ai pu constater, une nouvelle fois, que ces bandes de casseurs agissaient à l'écart de la manifestation.

Alors qu'ils sont parfaitement identifiés, pourquoi ne sont-ils pas interpellés et comment peuvent-ils continuer à agir à chaque manifestation ? Alors que les pouvoirs publics savent interdire aux hooligans d'accéder aux enceintes sportives, pourquoi ces bandes de casseurs peuvent, en toute impunité, venir semer le désordre et le chaos ?

La menace d'une interdiction de manifester, exprimée ce jour par le chef de l’État et le premier ministre, est un signe extrêmement préoccupant de fébrilité dans un moment où, tout au contraire, notre démocratie et notre République doivent affirmer avec force leurs principes et leurs valeurs essentielles.

Nous appelons donc le pouvoir à ne pas perdre son sang froid, à reprendre la négociation et à agir pour assurer la sécurité des biens et des personnes et celle du droit de manifester. Le gouvernement ne peut se soustraire à ses responsabilités en s'attaquant à une liberté constitutionnelle qui permet de faire entendre dans l'unité et sans violence le rejet de la loi El Khomri.
 

Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF

Paris, le 15 juin 2016

mercredi 1 juin 2016

Edito juin 2016 "Le logement social étudiant à Créteil: bien mais peut mieux faire!" par Hedi CONDROYER


Le logement social étudiant à Créteil : bien mais peut mieux faire !

 

Durant cette année universitaire, plus de 27000 étudiants ont eu pour lieu d’études un établissement situé à Créteil. Si une partie importante de ces étudiants habitent dans notre ville ou dans une commune à proximité, d’autres peuvent faire jusqu’à 3h de transports par jour pour parvenir à une des facultés de l’UPEC. 

Face à cette situation, la municipalité agit : des logements étudiants supplémentaires verront le jour dans les prochaines années. Néanmoins, nous nourrissons des inquiétudes sur les loyers qui pourront y être pratiqués. L’accès à une résidence étudiante ne doit pas être conditionnée à des ressources familiales importantes ni au salariat étudiant contraint qui mène au décrochage universitaire. La place d’un étudiant reste dans un amphithéâtre, une bibliothèque universitaire et non derrière le grill d’un fast-food ! 

Bien entendu, nous rappelons que c’est en premier lieu à l'Etat de construire de nouvelles « cités-u » et donc d’affecter des ressources massives au CROUS de Créteil pour rattraper le déficit qui se creuse, ne pas laisser l’offre locative étudiante aux seules mains d’acteurs privés en quête de marges généreuses, appliquant des loyers pouvant aller jusqu’à 900 euros ! 

N'oublions pas que l'aide accordée aux étudiants les plus modestes atteint à peine 550 euros, ne parlons même pas des enfants de la classe moyenne qui ne peuvent compter que sur l'aide au logement que le dernier et l'actuel gouvernement ont déjà tenté de supprimer.

Aux côtés des organisations étudiantes, les élus communistes restent force de propositions, d'interpellations pour améliorer leurs conditions de vie et d’études.

 

Il faut en finir avec la précarité étudiante, aidons les à la combattre !

vendredi 29 avril 2016

Edito mai 2016, "la justice sociale, pour quand?" par Danielle DEFORTESCU


La justice sociale, pour quand ?

«La justice sociale est un principe politique et moral qui a pour objectif une égalité des droits et une solidarité collective qui permettent une distribution juste et équitable des richesses, qu'elles soient matérielles ou symboliques, entre les différents membres de la société».
La balance est particulièrement déséquilibrée, d’un côté 4 millions de chômeurs et 12 millions de personnes en situation de précarité, une misère galopante, et de l’autre, la fraude et l’évasion fiscale de grande ampleur, les salaires mirobolants et le tout à une fréquence indécente.

Alors que la précarité s’installe de plus en plus dans notre pays, ce sont désormais les classes moyennes qui se retrouvent impactées, et pendant ce temps-là Carlos TAVARES, patron de Peugeot, a tout simplement décidé de doubler son salaire. Il gagne, 5.4 millions d’euros par an, hors bonus.

Ce sont les salariés de PSA-Aulnay qui doivent être heureux de lire la presse. Jusqu’où cela va-t-il nous mener?

Devons-nous encore rappeler que notre pays n’a jamais connu autant de personnes en situation de pauvreté sociale, sans perspective d’avenir ni possibilités de construire des projets.

Cela ne risque pas de s’améliorer avec le projet de loi du travail, et de suppression de droits fondamentaux acquis au prix de luttes pour notre code du travail.
Pas besoin de code pour les «Panama Papers», simplement de la complicité des banques et autres affairistes.

Annuellement en France, sont estimés 60 à 80 Milliards d’évasion fiscale ,1000 Milliards au niveau européen.
Cela ne serait-il pas utile de les investir dans le travail pour répondre aux besoins d’une société de justice et de démocratie?

Les citoyens ne sont pas dupes. Ils veulent se faire entendre!

La justice sociale, juste de la justice sociale. Serait-ce trop?
                                                                                                                             

mercredi 27 avril 2016

Communiqué de presse ADECR 94 "Loi El Khomri : mobilisé-e-s jusqu'au retrait


Billet d'humeur "Qui pour dénoncer la délinquance dorée?" par Hedi CONDROYER


Qui pour dénoncer la délinquance dorée ?

 

A en croire notre opposition municipale, la délinquance ne serait aujourd’hui que le fait de jeunes peu ou pas diplômés, aux visages quelque peu bigarré, qui au fond par nature s’amuseraient à défier les autorités. En effet, force est de constater qu’aucun début de réflexion sur les causes profondes de cette délinquance ne se trouve dans leurs éditos.
 
Constations, malheureusement, qu’il est aujourd’hui de bon ton de cracher sur une partie de la jeunesse auquel l’Etat n’accorde que peu d’intérêt et encore moins de perspectives. Celle qui a crié sa colère en 2005 et que certains élus considèrent encore comme des sous-citoyens. En tout cas, davantage que ces délinquants en col blanc dans les banques, grandes entreprises dont les méfaits ne sont, sur le plan pénal, que peu voire aucunement sanctionnés. 

Il est tout aussi de bon ton de criminaliser les syndicalistes qui se donnent sans compter, jusqu’a sacrifier leur vie de famille, pour les salariés de leur boite ou d’une autre en difficulté. Par contre, on passera sur les grands patrons qui en sacrifient à la pelle en beaucoup moins de temps. 

Par ailleurs, l’adoption d’une récente directive européenne sur le secret des affaires par les eurodéputés FN, Les républicains et socialistes (Seuls les élus écologistes et Front de gauche ont voté contre) exaspère sur l’hypocrisie de ces grands partis dont certains disent pourtant vouloir pourfendre le libéralisme économique. 

Bien sur, il est toujours plus facile de critiquer ceux qui n’ont pas les moyens de se défendre. En tout cas, constatons que l’Etat n’a pris aucune disposition pour lutter contre cette délinquance « dorée ». Les citoyens doivent s’en rendre compte pour remettre enfin en cause une justice à deux vitesses, une justice de classe ! 

 
                                                                                                                                            Hedi CONDROYER
                                                                                                                                            Conseiller Municipal
                                                                                                                                           Membre du groupe CRC

vendredi 1 avril 2016

Edito d'avril 2016, "Le code du travail est une securité sociale!" par Jean-Pierre HENO


Le code du travail est une sécurité sociale !

Après le succès de la manifestation du 9 mars, le gouvernement a été contraint de revoir sa copie. S’il a reculé sur plusieurs dispositions, il n’entend pas retirer son texte.
On n’avait jamais vu les forces de droite (Copé, Sarkozy en tête) et le syndicat du grand patronat réclamer que le parlement vote vite et sans amendement un projet de loi présenté par un gouvernement qui se réclame de la gauche.

Celui-ci va présenter au parlement un nouveau texte sur le travail, à rebours de ce qu’exige notre époque. Il le fait en laissant croire à une prétendue modernité qui tourne le dos à la réduction du temps de travail que permettent les gains incessants de productivité, comme à une vraie sécurisation des parcours professionnels incluant un droit renforcé à la formation, jusqu’à éliminer le chômage.
En effet toutes les mesures annoncées restent dérogeables selon les entreprises, le barème des indemnités prud’homales n'est pas supprimé, contrairement à l'exigence de tous les syndicats, mais devient seulement « indicatif », et la garantie jeune, faute de moyens budgétaires pour y répondre réellement, reste un effet d'annonce sans garantie d'application, alors que les missions locales connaissent des difficultés accrues, comme l'ensemble des acteurs locaux de l'insertion sociale et professionnelle des jeunes.

La logique du texte, qui organise la précarité, facilite les licenciements dits économiques, s'attaque à la durée du temps de travail, reste la même : elle fragilise les salariés et ne permettra pas de s'attaquer réellement au chômage, contrairement à ce qu'a affirmé le premier ministre dans sa présentation.

Le code du travail n’est-il pas un droit social qui a été bâti pour compenser le rapport de force défavorable aux travailleurs au sein d’une entreprise ?

                                                                                                         

             Jean-Pierre HENO

lundi 8 février 2016

Les jeunes avec MACRON! Billet d'humeur par Hedi CONDROYER


Cher Emmanuel,

Je t’envoie ce mot afin de te remercier pour tout ce que tu fais pour nous les jeunes. Pousser la limite à trois CDD au lieu de deux, c’est toujours une prime de précarité de plus ! Et puis comme toi je ne crois pas à la politique de l’assistance concernant le chômage des jeunes. Surtout quand j’entends que des auto-entrepreneurs travaillent jusqu'à 20h par jour pour une rémunération totalement aléatoire, l’auto-exploitation c’est quand même bien plus moral et puis comme ça on embête plus les gentils patrons qui n'embêteront donc plus les gentils juges des prud’hommes. D’ailleurs, dans ton grand sens de la logique, tu as défendu la casse des prud’hommes et du droit pénal du travail ... Pauvres « Les républicains », comme le nouvel OMO, ils sont obligés de dire qu’ils laveront plus blanc que blanc ! 
D’ailleurs, je ne comprends pas tout ce raffut sur le travail le dimanche. Les étudiants précaires pourront comme cela financer leurs études ! Bon d’accord, ils auront plus le temps de réviser, ils prendront la place de demandeurs d’emplois et seront plus vulnérables que leurs collègues ce qui empêchera la négociation de nouveaux droits pour l’ensemble des salariés ... Heureusement, tu as aussi voulu que la loi prévoit des négociations pour des majorations de salaires à l’échelle de chaque entreprise (Oui parce que l’Etat qui protège les salariés, c’est Has Been), pas de quoi rêver d’être milliardaire mais quand même !
Adolescent, je m’étais délecté du bel ouvrage « les misérables » de Victor Hugo. Alors en conclusion, je crois que les français ne te remercieront jamais assez de rapprocher leur quotidien de celui du XIXème siècle. Quelle modernité !

                                                                                                                        Hedi CONDROYER
                                                                                                                        Conseiller Municipal
                                                                                                                       Membre du groupe CRC

mardi 19 janvier 2016

Le groupe CRC soutient les "8 de Goodyear" en signant la pétition en ligne.


Pétition adressée à François Hollande par la CGT Goodyear d'Amiens-Nord

Pour la première fois depuis un demi-siècle un gouvernement a demandé que soit requis des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participé avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.

Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.

Evidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndicats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.

Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l'appel.

Je signe l'appel Nous Sommes Tous Des Goodyear ci-dessous:

 
 

mercredi 30 mars 2011

Conseil Municipal : Voeu présenté par Jean-Jacques PORCHERON en faveur d'un moratoire sur les expulsions locative

Conseil Municipal de Créteil, 28 Mars 2011


La situation du mal-logement en France s’aggrave d’année en année sous les effets conjoints de la crise économique, de la spéculation immobilière et du désengagement irresponsable de l’Etat dans le financement du logement social avec pour 2011 la réduction de 30.48 % du montant des aides à la pierre et la ponction inique sur les organismes HLM de 245 millions  d’euros par an, remettant ainsi en cause la capacité des bailleurs sociaux de construire et de réhabiliter.

Selon les derniers chiffres publiés par la Fondation Abbé Pierre, ce sont près de 10 millions de nos concitoyens, non ou mal logés, en situation de réelle fragilité, qui souffrent de cette crise du logement.

Dans ce contexte alarmant, depuis le 15 Mars dernier les pratiques héritées d’un autre temps des expulsions locatives ont repris. Elles conduisent des milliers de familles et d’enfants dans une situation d’extrême précarité. Selon les derniers chiffres connus pour 2010, ce sont 110 246 décisions de justice prononçant une expulsion et 10 597 interventions effectives de la force publique, soit une augmentation de 132 %.

mardi 29 mars 2011

Conseil Municipal : Adoption du Budget Primitif pour l’exercice 2011, Intervention de Jean-Pierre HENO.

Conseil Municipal de Créteil, 28 Mars 2011


Nous avons eu l’occasion, lors du précédent Conseil, de saluer et d’approuver les orientations budgétaires ambitieuses au service des cristoliens, de leur territoire et du développement durable, dans un contexte marqué par le désengagement irresponsable de l’état.

Sans revenir sur les contraintes majeures qui pèsent sur le budget 2011, nous restons convaincus que l’on doit et que l’on peut défendre l’intérêt général en faisant d‘autres choix politiques que ceux qui nous sont présentés comme incontournables par ce gouvernement de droite.

Les projets et les besoins ne manquent pas, la collectivité prend donc ses responsabilités.

vendredi 25 mars 2011

LE SYSTEME PRODUIT LA PAUVRETE ET LA PAUVRETE GENERALISEE ENGENDRE LA CRISE DU SYSTEME


L’écho des évènements qui se déroulent du Maghreb au Moyen Orient dépasse largement les frontières de ces pays et se mesure à l’exigence de démocratie et de justice dont ces peuples sont privés et à  l’aggravation de la paupérisation dont les femmes et les jeunes sont les premières victimes. Un appauvrissement aux conséquences de plus en plus lourdes gagnent mois après mois, de nouvelles couches d’une société gangrenée par le chômage.

Jeunes diplômés et jeunes chercheurs sont désormais concernés. Nombre de salariés aux revenus très insuffisants sont contraints d’avoir recours aux organisations caritatives.

Notre société prétendument développée devient celle de l’être humain déclassé et jetable.

vendredi 11 février 2011

Conseil Municipal : débat d'orientations budgétaires pour 2011 , intervention de Jean-Jacques PORCHERON

Conseil Municipal de Créteil, 7 fevrier 2011

Dans un  contexte national marqué par une crise économique et un système qui n’a pas fini de produire des inégalités sociales, face à la volonté du gouvernement d’associer à marche forcée les collectivités territoriales aux politiques d’austérité qu’il mène, la préparation du budget 2011 s’annonce comme un exercice  difficile.

Tout est mis en place pour que l’Etat puisse ajuster à la baisse l’ensemble des concours apportés aux collectivités locales, y compris ceux qui découlent de ses propres choix politiques.

Entre la suppression de la TP, le gel et la baisse des dotations, la loi de finance 2011 impose aux collectivités une purge sévère.

Pour financer des services et des équipements locaux utiles à la population, il ne reste plus que la taxe d’habitation et la taxe foncière qui deviennent des variables d’ajustement. Ainsi entre niveau d’imposition des ménages, suspension, maintien ou développement des services rendus, les arbitrages seront douloureux.