Affichage des articles dont le libellé est services publics. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est services publics. Afficher tous les articles

mardi 2 mai 2017


L’Appel de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains à utiliser le vote Macron pour vaincre l’extrême droite de Marine Le Pen. 

Le premier tour de l’élection présidentielle n’a pas concrétisé tous les espoirs de transformation sociale et écologique que nous avions pu nourrir. 
La gauche de transformation et du changement, divisée, n’a pas réussi à s’imposer, laissant s’affronter dans un second tour le candidat des banques et une candidate de l’extrême-droite qui, dimanche, a réuni sur son nom, le plus grand nombre de voix jamais obtenu par le Front national depuis sa création il y a 45 ans en agrégeant 21,4 % des votants. C’est 3 millions d’électeurs de plus qu’il y a cinq ans. 
C’est une bien mauvaise nouvelle pour notre démocratie, alors que déjà, se multiplient les tentatives pour passer sous silence le formidable élan qui s’est levé à gauche autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. 
Avec près de 20 % des électeurs rassemblés autour de l’exigence d’une rupture démocratique, institutionnelle, sociale et écologique radicale, c’est le peuple d’une France de progrès et de luttes qui, le 23 avril, a retrouvé sa voix. 
Sur tous les territoires où nous menons la lutte et où nous mettons déjà en œuvre des politiques alternatives – je pense aux 620 communes dirigées par les maires de l’Association nationale des élus communistes et républicains - le candidat que nous avons soutenu est arrivé largement en tête. 
Cette victoire est donc bien l’expression d’un vote politique, d’appartenances et d’exigences sociales. C’est le résultat, au-delà de cette très belle campagne que nous avons menée tous ensemble, du travail de terrain de longue haleine que les élus de l’ANECR n’ont jamais cessé de mener. 
Le 7 mai prochain, pour le second tour de l’élection présidentielle, c’est un nouveau choix que nous devrons faire ; un choix difficile mais qui ne souffre aucune ambiguïté. 
La lucidité sur le rapport des forces nous impose un constat sans appel : l’extrême-droite est en mesure, le 7 mai 2017, d’accéder au pouvoir. 
C’est un risque innommable que nous refusons de prendre pour notre pays et nos concitoyens et en particulier pour le monde du travail. 
Le 7 mai sera un jour décisif pour l’avenir de notre peuple, de notre nation. Les élus de l’ANECR feront face à ce rendez-vous historique comme leurs ainés ont su le faire en dépassant les clivages. Ce fut le cas en 1936 puis de 1940 à 1944. 
Le 7 mai prochain pour battre l’extrême droite représentée par Marine Le Pen, ils lui opposeront concrètement le bulletin de vote Emmanuel Macron ainsi utilisé à dessein. 
Ils invitent tous les démocrates à délaisser les calculs politiciens pour ne retenir que l’intérêt supérieur du pays. 
Les élus de l’ANECR ne se livrent pas à Emmanuel Macron. 
Nous savons déjà les combats qu'il nous faudra mener pour contrer les politiques antisociales auxquelles il nous a déjà habitués. 
Nous les mènerons, forts et fiers de cet espoir nouveau né de notre campagne électorale. 
Cet espoir mérite que nous repensions une nouvelle unité de toutes les forces progressistes pour faire valoir les aspirations portées par des millions d’habitants de notre pays. Cet espoir peut se concrétiser dès juin à l’occasion des élections législatives. 
Les élus communistes et républicains appellent donc à faire barrage à l’extrême droite le 7 mai, et à créer les conditions de l’émergence d’une majorité progressiste nouvelle à l’Assemblée nationale en juin prochain, seule capable d’ouvrir le front de la Résistance institutionnelle et citoyenne.



Patrice Bessac 

Président de l’ANECR 


mardi 4 avril 2017

Conseil municipal de creteil du 3 avril 2017
Intervention du groupe Communiste, Républicain et Citoyen sur le budgét pour l’année 2017


Présentée par Mme Danielle DEFORTESCU

***********************

Monsieur le Maire, mes Chers collègues,
Le budget qui nous est présenté ce soir est la réalisation concrète des orientations budgétaires que nous avons vu  lors du dernier conseil.
Maintenir le cap nécessite d’avoir une grande maitrise de l’objectif tout en tenant compte des aléas, qui peuvent intervenir.
Nous ne pouvons qu’approuver la hauteur des dépenses d’investissement d’autant que les dépenses directes d’équipement sont e progression de 3,39 % ce qui traduit bien à la fois notre volonté de maintien au cadre de vie, par la modernisation et le développement de nos équipement et la partie prenante que nous prenons dans le développement économique.
Pour 2017, les dépenses de fonctionnement sont maitrisées.
Nous nous félicitons de pouvoir apporter aux associations le soutien dans leur action. C’est une reconnaissance au travail de qualité fait pour maintenir une cohésion sociale indispensable dans le contexte d’aujourd’hui.
Il en est de même pour les crédits alloués à la démocratie locale de proximité. Il nous faut souligner le volet de l’accès à la citoyenneté donné aux jeunes cristoliens à travers le conseil d’enfant, d’adolescents leur permettant une ouverture sur l’europe, le monde à travers les échanges dans le domaine, sportif, culturel et de citoyens.
De plus en plus des contraintes budgétaires pèsent sur les collectivités et le transfert des missions relevant de l’état vers les collectivités est de plus en plus pesant.
Pour parvenir à l’équilibre il faut faire des choix et dégager des priorités.
La rénovation urbaine est un axe essentiel pour l’amélioration de la mixité sociale, et répondre aux besoins nouveaux qui se dégagent en terme d’habitat et de réponse à l’amélioration de l’environnement à travers la politique de développement durable.
La rénovation du secteur scolaire est également un axe prioritaire.
L’investissement dans notre système d’éducation est essentiel pour construire l’avenir.
Notre politique de soutien aux activités éducatives pendant, et hors temps scolaire contribue à rétablir une égalité des chances.
Aujourd’hui, il y a un transfert de plus en plus important des décisions politiques mais les contraintes pour répondre aux besoins des populations restent aux communes. Nous apprécions positivement l’augmentation de la subvention au CCAS pour répondre aux besoins des populations.
Il est indispensable de pérenniser les ressources des collectivités locales à travers une vrai réforme de la fiscalité.
C’est incontournable pour rester au plus près des besoins.
Pour une utilisation juste de l’argent public dans un débat démocratique.
Nous soutenons le budget 2017 au regard des propositions faites.
Merci de votre attention.




Orientations budgétaires : le cap

Le temps électoral est propice aux colères, mais aussi aux espoirs et pourquoi pas aux volontés d’aller vers de grands changements, mais aussi de façon plus pragmatique le temps du débat sur « les orientations budgétaires ».
Temps important qui permet de faire le point sur nos engagements dans le cadre du programme municipal.
L’organisation territoriale se transforme. Les transferts de compétence se conjuguent avec des réductions budgétaires liées à la diminution de la dotation forfaitaire de l’état. Soit 1,4 millions pour l’année 2016. En cumulé 17,8 millions de 2013 à 2017 dans le cadre du redressement des comptes publics, argent qui nous manque cruellement pour l’investissement !
Comment dans ces conditions maintenir le cap pour notre ville ?
Il est essentiel de pérenniser les ressources des collectivités locales pour répondre aux besoins de nos concitoyens dans une période de crise et de doute de plus en plus prégnante.
Les orientations budgétaires définies tendent à répondre à cette question, et de consolider nos acquis tout en préparant l’avenir, et en développant une attractivité du territoire.
Avec une volonté faite de mettre l’éducation au cœur du vivre ensemble que cela soit par l’investissement avec les travaux dans les écoles Prévert, Victor Hugo, Guiblets et le câblage numérique.
La volonté de donner à la jeunesse la possibilité d’accès à la citoyenneté, au sport et à la culture.
Une rénovation urbaine avec de grands projets autour de l’habitat, du transport avec la construction du Grand Paris Express.
Créteil doit rester cette ville populaire imprégnée de mixité sociale, diverse et culturelle où le vivre ensemble n’est pas un slogan mais une philosophie de vie qu’il faut tout simplement mettre en action quotidienne.






Danielle DEFORTESCU

mardi 7 mars 2017

  • Conseil municipal de creteil du 6 mars 2017

Intervention du groupe Communiste, Républicain et Citoyen sur les orientations budgétaires pour l’année 2017



Présentée par Mr Jean-Pierre Héno

***********************

Monsieur le Maire, mes Chers collègues,
Le budget d’une ville est conditionné entre autres aux orientations nationales en termes de contributions financières.
Cela nous permet aussi de faire le point sur nos engagements dans le cadre de notre programme municipal.
C’est dans ce cadre que nous avons à préparer le budget de notre commune pour cette année.
Dans un contexte particulièrement difficile nous parvenons à maintenir auprès de la population cristolienne un degré de prestation sociale important, j’y reviendrai au terme de mon intervention.
Pourtant à la fin de ce quinquennat qui aurait dû changer en profondeur la vie des gens
celle-ci n’a pas eu lieu, et surtout pas dans le sens voulu par les électeurs du 6 mai 2012.

Nous sommes toujours dans le dogme de la réduction des dépenses, nouvelle réduction de l’impôt sur les sociétés, instauration du prélèvement à la source pour 2018, maintien et même progression du CICE.
La réduction de l’impôt d’une partie de la classe moyenne, matraquée durant les premières années du quinquennat, n’a pas occulté le manque de décision pour que les riches échappent toujours, par moult détours, à une imposition justement proportionnée.
Résultat : les 500 familles, les plus riches de France ont vu leur patrimoine augmenter de 25% en cinq ans.
Le produit de l’impôt sur les sociétés s’est réduit, lui au cours de la même période de 40,8 à 29,4 milliards d’euros. Tandis que l’impôt sur le revenu toujours sur la période (5 ans) qui était de 59,4 milliards d’euros devrait rapporter cette année 73,4 milliards.
Il semble qu’en étant plus de 3.743.000 foyers fiscaux l’intérêt du plus grand nombre prime. Nous devons souligner que seul 343.000 ménages payent l’impôt sur la fortune même pas
1 % et certain candidat à l’élection présidentielle voudrait le supprimer.

Pas besoin de le faire pour Madame BETTENCOURT, première fortune de France, qui touche le SMIC toutes les 4 minutes, pour l’année 2015 elle n’a pas payé d’ISF en tout légalité. Et pourtant elle aurait dû s’acquitter de 61 millions d’euros.
Dans le même temps, le produit de la TVA, impôt le plus injuste par nature a progressé de 133,4 à 149,4 milliards d’euros.
Cela représente pour les ménages les plus pauvres 10% de leur budget et pour les plus riches 6%.
D’autre part les milliards accordés au CICE (versé indistinctement aux entreprises du CAC 40 comme aux petites PME) aux exonérations de cotisations sociales et au crédit impôt recherche représente au total 56 milliards de cadeaux fait aux entreprises sans la moindre contrepartie, sans contrôle !
Les sociétés du CAC 40 ont réussie en 2016 à doper leurs profits et les dividendes avec plus de 56,5 milliards d’euros.
Le président du patronat Monsieur GATTAZ (pas lui personnellement) en est le grand bénéficiaire. Rappelez-vous il nous annonçait 1 millions d’emploi en plus dans les entreprises si on diminuait les charges des entreprises.
Comment ne pas s’insurger sur l’évasion fiscale que chacun connait 80 milliards par an, l’équivalent du déficit de l’état dans la même période ou du budget de l’éducation nationale.
L’argent existe, il faut surtout avoir de la volonté politique pour le mettre à disposition du plus grand nombre.

Selon une étude de l’observatoire français des conjonctures économiques les sommes allouées aux entreprises sans contrepartie pourraient être la clé de la reprise et de l’emploi en France à condition qu’elles soient redirigées en faveur de l’investissement.
Une hausse permanente de l’investissement public en France d’un point de PIB soit 20 milliards d’euros environ génèrerait entre autre une réduction de 245 000 chômeurs.
L’investissement public c’est 75 % de l’investissement dans notre pays, c’est une augmentation de la croissance à long terme, de l’activité à court terme, et pourtant celui-ci a chuté de 10 % en 2016.
Nous le voyons bien ici même dans notre ville quant il faut faire nos arbitrages budgétaires sur l’investissement nos besoins sont importants tant en maintenance qu’en projet nouveaux. Même si nous arrivons à maintenir en bon état nos équipements, nous pourrions faire plus mais les moyens nous manquent.
C’est la même question qui touche les ménages avec le salaire. Une augmentation des salaires ce n’est pas pour thésauriser c’est pour répondre à nos besoins cela relance une économie.
Preuve que la cure d’austérité imposée est complétement contre-productive en terme d’activité et donc d’emploi.
Les légères embellis de Juin 2016 en termes d’emploi sont terminées. L’échec de la politique gouvernementale de ce quinquennat sur le sujet est partout.
Mais l’inquiétude demeure les suppressions annoncées de 200.000 à 500.000 fonctionnaires par certains candidats à la présidentielle fond froid dans les dos.
Plus de trente années et cinq plans d’austérité ont buté sur le même obstacle. Réduire les dépenses publiques pour satisfaire la finance diminue la croissance rendant encore plus insupportable le poids de la dette.
On ne peut pas jurer que par la sacro-sainte croissance et en même temps se priver d’un de ses principaux moyens de développement, l’investissement.
Intervenir sur le choix des politiques nationales est important car nous en subissons les conséquences sur nos budgets locaux. Je rappelle que c’est 17 millions d’euros en moins de dotations de l’état pour notre ville.

L’accès au logement abordable constitue un véritable défi comme le reconnait désormais l’OCDE. La part du budget que les foyers consacrent pour se loger grandi d’année en année. En France : cela représentait 26,7 % des revenus en 2013, contre 23,2 % en 2000. Un nombre croissant d’habitants consacre plus de 40 % de leur budget pour se loger. 20 % des locataires et 30 % des propriétaires français subissent ce cout excessif.
Mais la question prioritaire que se pose bon nombre de nos concitoyens est de trouver un logement. Nous serions à plus de 4000 demandes en attente, à  Créteil ?
Voilà pourquoi il est nécessaire de construire du logement social, partout, dans les villes qui ne respectent pas le seuil légal en priorité, mais aussi dans les secteurs privilégiés en voix de mutation lourde, afin que ces nouveaux quartiers porteurs ne deviennent pas des ghettos de riches auxquels répondraient des ghettos de pauvres éloignés des transports et des emplois.
C’était le sens de la proposition de loi du groupe CRC à la MGP qui vise à garantir dans un périmètre de 400 mètres autour des gares nouvelles du Grand Paris, pour toute nouvelle construction de plus de 12 logements, une proposition minimale de 30 % de logements sociaux.
Sur le triangle de l’Echat et autour de la nouvelle gare se posera ce problème de la mixité voire de la justice sociales pour que les plus modeste puissent aussi accéder à un logement décent près d’un transport collectif.

Monsieur Le Maire, si nous partageons avec vous la vision d’une ville populaire il est aussi important de concrétiser comme vous le faites les paroles en actes.
Ainsi les politiques culturelles, sportives, d’éducation, d’emploi, de santé publique, de transport y contribuent.
Avec des quartiers de vie, d’activité économique, des équipements publics et privés de proximités, des lieux de loisirs, des logements, l’accès à la culture tout ceci est indispensable à l’équilibre de notre ville.

Pour continuer à construire cette ville nous avons besoin de privilégier la démocratie de donner la parole à nos habitants. C’est ce que nous faisons avec nos conseils de quartier.
Chacun le sait la solidarité, la fraternité sont de vrai valeur à Créteil.
Dans cette ville généreuse et populaire chacune et chacun y trouve sa place, si investit agit individuellement ou collectivement pour notre « vivre ensemble ».
Le rapport d’orientation va dans ce sens malgré les difficultés que nous traversons notre collectivité propose une politique volontaire courageuse et ambitieuse et qui prépare l’avenir.

  • En renouvelant à nos associations les moyens de tisser ce lien social si important dans les moments que nous traversons.
  • Avec un CCAS dont les actions envers la petite enfance, le lien intergénérationnel, les aides en faveur des plus démunis seront maintenues.
  • Des activités sportives qui tiennent les deux bouts : le plus grand nombre et le plus haut niveau.
  • Une jeunesse qui peut accéder à la découverte et consolider la citoyenneté.
  • Une culture variée et accessible à tous renforçant la présence artistique sur notre territoire.
  • De nouvelles infrastructures pour renforcer la qualité et la capacité d’accueil dans l’éducation. Les travaux dans les écoles Prévert, Victor Hugo, Guiblets en sont la preuve.
  • Une ville engagée en faveur du numérique par le câblage des groupes scolaires.
  • Des rénovations urbaines en cours aux Bleuets. Petits Pré Sablières et des perspectives sur le haut du Mont-Mesly, la Habette et les Coteaux du Sud.
  • De grands projets urbains en cours sur le quartier de l’Echat avec la Société du Grand Paris ou le triangle de l’Echat Nord.
  • L’accueil prochainement de la fédération française de hand ball et son siège. Le projet de construction à proximité de deux hôtels.
  • L’amélioration du cadre de vie avec le programme Brossolette / joly.

Pour finir Monsieur le Maire, mes chers collègues nous ne manquons pas de projet, nous nous retrouvons dans ces orientations budgétaires. Pour respecter nos engagements, dans ce contexte difficile, nous souhaitons naturellement que la fiscalité ne soit pas, comme évoquée tous les ans, la variable d’ajustement.

Merci de votre attention.

mardi 8 mars 2016

Motion présentée par les groupes de la majorité municipale sur "Les fermetures de classes envisagées à Créteil".


Prévisions de carte scolaire pour l’année 2016/2017 : Non aux fermetures de

classes envisagées sur Créteil au sein des écoles maternelles et élémentaires
 

Motion présentée par les groupes de la Majorité municipale :

Groupe socialiste ; Groupe des élus communistes, républicains et citoyens ;

Groupe de la société civile

 

A une semaine de la tenue, mardi 15 mars prochain, du Conseil départemental de l’Education nationale qui doit entériner pour l’ensemble des villes du Val-de-Marne les mesures de carte scolaire pour la rentrée de septembre 2016, le Conseil municipal de Créteil marque par la présente motion son opposition à la fermeture envisagée de 13 classes - pour seulement 4 ouvertures - au sein des écoles maternelles et élémentaires situées sur le territoire communal. Cette situation est d’autant plus regrettable que, au niveau national, les moyens budgétaires consacrés à l’enseignement connaissent une augmentation certaine.

Si ces fermetures étaient confirmées, la plupart des écoles concernées seraient, au regard des effectifs prévisionnels, sujettes à une augmentation du nombre d’enfants par classe entrainant pour les enseignants une dégradation de leurs conditions de travail et, pour les élèves cristoliens, un apprentissage des connaissances rendu plus difficile.

C’est principalement pour ces deux raisons que Monsieur le Maire, aussitôt après avoir pris connaissance dans la presse des fermetures de classes envisagées, a saisi la direction académique des services de l’Education nationale pour demander la suspension de ces mesures, en particulier pour celles qui ne peuvent trouver aucune justification au vu des effectifs prévisionnels.

C’est le cas notamment de la fermeture d’une classe à l’Ecole maternelle Chateaubriand : les effectifs prévisionnels sont stables avec le passage en élémentaire de 37 enfants issus de grande section et une trentaine d’entrées attendue en petite section. La fermeture d’une classe telle qu’envisagée ferait passer la moyenne par classe à trente élèves.

La situation est très semblable à l’Ecole maternelle Gaston Defferre où une fermeture de classe est également projetée en dépit de la stabilité des effectifs. Une fermeture de classe ferait également augmenter la moyenne par classe à près de trente élèves.

Les enseignants et élèves de l’Ecole maternelle Victor Hugo seraient également lourdement pénalisés par la fermeture d’une classe. Non seulement les prévisions de passage en élémentaire et d’entrée en petite section font apparaitre une constance dans le nombre d’enfants scolarisés – la disparition d’une classe ferait donc augmenter la 2 moyenne du nombre d’enfants par classe - mais cette situation serait aggravée du fait de la réalisation prochaine, effective pour les rentrées 2017 et 2018, de programmes de logements dont les acquéreurs ont fait connaître leur souhait de scolariser dès à présent leurs enfants au sein de l’école correspondant à leur future résidence. La détermination du nombre de classes ouvertes ou fermées au sein d’une école est donc plus complexe que la seule comparaison des effectifs d’entrée et de sortie de l’école. De telles mesures appellent en effet la mise en oeuvre d’une analyse urbanistique fine  des perspectives de développement du secteur concerné.

La fermeture d’une classe telle qu’envisagée à l’école maternelle Aimé Césaire suscite les mêmes incompréhensions : la moyenne du nombre d’enfants par classe augmenterait très significativement sans que n’aient encore été pris en compte les enfants des familles qui vont progressivement s’installer au sein de la nouvelle résidence Christophe Colomb, située en face de l’école.

Le Conseil municipal est par ailleurs convaincu que la carte scolaire ne peut faire fi des réalités sociales auxquelles les élèves sont confrontés.

Or, sur les 13 écoles cristoliennes appartenant à un réseau d’éducation prioritaire, 4 d’entre elles – soit un tiers des écoles prioritaires – subiraient chacune une fermeture de classe. Sont concernées les écoles maternelles Allezard, Les Guiblets, Paul Casalis et Savignat. Ces écoles font certes apparaitre des effectifs prévisionnels en baisse mais le Conseil municipal, par l’adoption de cette motion, considère que le caractère prioritaire donné à ces élèves au regard des difficultés sociales rencontrées constitue une raison suffisante pour maintenir le nombre de classes et ainsi faire baisser mécaniquement la moyenne du nombre d’enfants par classe.

La fermeture d’une classe à l’Ecole maternelle Eboué est également préoccupante. Les effectifs d’élèves étant stables, la moyenne du nombre d’enfants par classe va augmenter au détriment de la qualité d’apprentissage et d’enseignement. Or on observe des difficultés sociales et scolaires dans ce secteur qui ne figure pourtant pas parmi les réseaux d’éducation prioritaire. Afin de créer les conditions d’un meilleur suivi des situations difficiles, le Conseil municipal de Créteil demande donc le maintien de la classe dont la fermeture serait programmée.

Pour l’ensemble de ces raisons et parce qu’il ne peut accepter pour les enfants scolarisés à Créteil la moindre remise en cause des conditions d’apprentissage de connaissances aussi fondamentales que la lecture, l’écriture ou encore les mathématiques, le Conseil municipal exprime sa totale solidarité avec les parents d’élèves, enseignants et organisations syndicales représentatives à l’origine du préavis de grève déposé pour le mardi 15 mars 2016 et demande le maintien sur le territoire communal de l’ensemble des classes dont la fermeture est aujourd’hui envisagée.

mardi 29 mars 2011

Conseil Municipal : Adoption du Budget Primitif pour l’exercice 2011, Intervention de Jean-Pierre HENO.

Conseil Municipal de Créteil, 28 Mars 2011


Nous avons eu l’occasion, lors du précédent Conseil, de saluer et d’approuver les orientations budgétaires ambitieuses au service des cristoliens, de leur territoire et du développement durable, dans un contexte marqué par le désengagement irresponsable de l’état.

Sans revenir sur les contraintes majeures qui pèsent sur le budget 2011, nous restons convaincus que l’on doit et que l’on peut défendre l’intérêt général en faisant d‘autres choix politiques que ceux qui nous sont présentés comme incontournables par ce gouvernement de droite.

Les projets et les besoins ne manquent pas, la collectivité prend donc ses responsabilités.

lundi 28 février 2011

Rien ne s’est fait et ne se fera sans vous !

C’est une avancée considérable pour les transports en commun en Ile de France, une rocade de métro de banlieue à banlieue va voir le jour. La station retenue sur Créteil sera à l’Echat. C’est le résultat de larges mobilisations citoyennes auxquelles nous avons contribué, à l’image de la démarche engagée dans le Val-de-Marne par la Présidence du Conseil Général avec l’association ORBIVAL. Le quartier de l’Echat réunit des pôles à forte attractivité, l’université Paris Est Créteil (U.P.E.C.) de nombreux équipements publics mais aussi des organismes sociaux et le CHU d’Henri Mondor.

A l’heure où notre système de soins a besoin de se transformer pour lutter efficacement contre les conséquences sanitaires des inégalités sociales et territoriales, le rassemblement et le succès obtenu pour ORBIVAL doit alors nous encourager à poursuivre et élargir la mobilisation pour le maintien du service de chirurgie cardiaque du CHU Henri Mondor.

La fermeture de ce pôle d’excellence aurait des conséquences en matière de prise en charge des patients, de formation universitaire et de recherche scientifique.

Cette décision, qui suscite un profond émoi parmi la population, le personnel et les élus, entre dans le cadre d’un rationnement comptable opéré par le gouvernement à travers ses réformes libérales, asphyxient l’hôpital public et le système de santé solidaire dans son ensemble au mépris des populations.

Nos territoires, trop souvent discriminés et marginalisés, mériteraient bien plus de considération de la part des autorités aux regards de leur capacité à mener à bien des projets d’envergure tout en contribuant à plus de justice sociale.

Jean-Pierre Héno

vendredi 11 février 2011

Conseil Municipal : débat d'orientations budgétaires pour 2011 , intervention de Jean-Jacques PORCHERON

Conseil Municipal de Créteil, 7 fevrier 2011

Dans un  contexte national marqué par une crise économique et un système qui n’a pas fini de produire des inégalités sociales, face à la volonté du gouvernement d’associer à marche forcée les collectivités territoriales aux politiques d’austérité qu’il mène, la préparation du budget 2011 s’annonce comme un exercice  difficile.

Tout est mis en place pour que l’Etat puisse ajuster à la baisse l’ensemble des concours apportés aux collectivités locales, y compris ceux qui découlent de ses propres choix politiques.

Entre la suppression de la TP, le gel et la baisse des dotations, la loi de finance 2011 impose aux collectivités une purge sévère.

Pour financer des services et des équipements locaux utiles à la population, il ne reste plus que la taxe d’habitation et la taxe foncière qui deviennent des variables d’ajustement. Ainsi entre niveau d’imposition des ménages, suspension, maintien ou développement des services rendus, les arbitrages seront douloureux.

lundi 31 janvier 2011

Pour le maintien du service de chirurgie cardiaque du CHU Henri-Mondor : restons mobilisés !

A l’heure où notre système de soins a besoin de se transformer pour lutter efficacement contre les conséquences sanitaires des inégalités sociales et territoriales, comment accepter le nouveau schéma régional d’organisation sanitaire programmant la fermeture du service de cardiologie du CHU Henri-Mondor de Créteil.

Le rationnement comptable opéré par le gouvernement à travers ses réformes libérales qui asphyxient l’hôpital public et le système de santé solidaire dans son ensemble prend alors en otage prés de 700.000 val-de-marnais et 550.000 seine-et-marnais, représentant le bassin de santé du CHU Henri-Mondor. La loi « Hôpital, patients, santé, territoires » transformant l’hôpital public en entreprise de soins, tant dans sa gouvernance que dans son financement, soumet donc l’offre de soins sur le territoire à l’application du sacro-saint critère de rentabilité au mépris des impératifs de santé publique.

L’accès aux soins, droit fondamental inscrit dans la constitution, doit être exclu de tout échange marchand, et tout citoyen doit donc bénéficier d’un service public de santé de proximité lui permettant de prétendre à une prise en charge rapide, à fortiori en ce qui concerne les victimes d’accidents cardiaques.

vendredi 14 janvier 2011

Futur métro en rocade : Intervention de Jean-Pierre Héno pour le groupe Communiste, républicain et citoyen

Conseil Municipal, 6 Décembre 2010.

Face au constat des lacunes du réseau de transport collectif de banlieue à banlieue et après avoir construit des rocades de réseaux routiers en Ile-de-France, il est grand temps que les pouvoirs publics décident qu’il en soit de même pour les transports en commun.

Il est donc nécessaire que le futur métro traversant le Val-de-Marne d’Est en Ouest soit financé et réalisé au plus vite.

Très attendu par la population il devra alors permettre d’améliorer les déplacements des val-de-marnais beaucoup trop nombreux aujourd’hui a ne pas avoir accès à une gare, mais aussi amorcer et accompagner les projets urbains des collectivités.

Dans ce cadre, le travail accompli par l’association Orbival et initié par le conseil général, fort d’un soutien populaire et d’un large consensus politique, s’est imposé comme incontournable. Nous tenons donc à réaffirmer notre soutien au tracé validé par les val-de-marnais et qui constitue une synthèse des différents tracés proposés dans le cadre du projet Arc Express, ainsi qu’au projet de développement du territoire dont il est porteur.

Nous approuvons donc la contribution écrite  de la ville de Créteil, favorable à la réalisation d’un projet de métro en rocade et demandant la réalisation d’une Gare à Créteil en correspondance avec la station de métro Créteil-L’Echat.

Le quartier de L’Echat qui réunit déjà des pôles à forte attractivité tel le CHU H.Mondor, l’université paris XII , de nombreux équipements publics et organismes sociaux  présente en outre l’avantage d’offrir des perspectives de développement urbain d’envergure et facilite des correspondances avec les 4 grands axes  de transports que sont la ligne 8 du métro et les gares de RER D Vert-de-Maisons, RER A Saint-Maur-Créteil et RER C Vitry sur Seine-les Ardoines.

La problématique des transports publics sur notre territoire ne pouvant se limiter à cette exigence d’une gare à Créteil L’Echat, ce projet d’envergure au cœur de plusieurs politiques publiques conduit notre groupe à prendre position pour un tracé et un projet d’aménagement du territoire en mesure de répondre aux besoins des cristoliens.

Nous demandons donc à ce que le tracé retenu dans le cadre du projet ORBIVAL auquel la ville de Créteil a participé soit repris, et notamment les deux liaisons à l’est de Créteil qui a partir d’une gare à Champigny centre relieront la Seine-Saint-Denis d’une part via Val-de-Fontenay et d’autre part via Villiers-sur-Marne et Noisy-le-Grand.


Ce tracé permettra en effet de desservir des territoires denses et peuplés facilitant ainsi le quotidien de cristoliens par la mise en réseau des pôles d’emploi, d’innovation, de recherche et de santé de la vallée de la bièvre et du plateau hospitalier de Villejuif autour de l’institut Gustave Roussy à l’Ouest, et à l’est les Bassins d’emploi de Val-de-Fontenay et de Noisy-le-Grand.

Ces considérations nous permettent d’ores et déjà d’appréhender les faiblesses de la double-boucle proposée par la société du Grand Paris  qui délaisse totalement la proche banlieue à l’est de Paris et privilégie le pôle scientifique et technologique de Saclay dont les études ont montré que le nombre de voyageurs par heures justifiant une liaison par le métro ne serait atteint qu’a partir de 2035 sous réserves que les prévisions de création d’emplois se réalisent.

En ce qui concerne la problématique de l’aménagement urbain autour des gares nous ne pouvons accepter le danger pour la démocratie locale que représente la loi du 3 juin 2010, instituant la société du Grand Paris, qui retire aux exécutifs locaux non signataire de contrats de développement territorial négociés avec l’état, leur pouvoir en matière d’urbanisme dans un périmètre de 400 mètres autour des nouvelles gares.
  
En ces temps de disette budgétaire nous ne pouvons pas non plus occulter l’aspect financier de la mise en œuvre du futur métro en Rocade.
A l’heure où la Cour des comptes pointe du doigt les difficultés quant au financement des travaux nécessaire à la rénovation du réseau actuel, le coût du projet présidentiel est estimé à près de 23 Milliards d’euros. Dans ce cadre les préconisations de la Cour des comptes concernant la révision des tarifs à la hausse pour les usagers ainsi que les nouveaux financements présentés au conseil des ministres ont plutôt tendance à renforcer notre inquiétude.
Rappelons que notre proposition est de garantir le droit au transport pour tous avec un tarif unique au prix de la zone 1 et 2.

Face à ce montage financier chaotique soulignons que le financement du projet arc-express, d’un cout évalué à 6 Milliards d’euros, est quant à lui financé en grande partie dans le cadre du plan de mobilisation pour les transports d’Ile-de-France pour 3.5 milliards permettant d’ores et déjà la mise en service de l’arc sud et le commencement des travaux de l’arc nord.

Compte tenu de ses éléments relatifs au tracé nécessaire pour lutter contre les inégalités des territoires ainsi que le respect indispensable des compétences des collectivités territoriales en matière d’urbanisme, le groupe communiste restera donc attentif à ce que le travail effectué par les collectivités locales dans le cadre d‘orbival soit respecté et soutient au vue des éléments proposés dans le cadre du débat public le projet arc express porté par la région Ile-de-France.

mercredi 12 janvier 2011

Un budget des sports 2011 qui méprise le mouvement sportif français !

Jean-Pierre Héno
En annonçant un budget des sports rogné de 15% par rapport à celui de l’an dernier, Madame le Ministre se félicite de l’effort effectué pour contribuer à la diminution des dépenses publiques !


Le mouvement sportif ne peut être que scandalisé après toutes les déclarations publiques faites autour de la Coupe du monde de football, des Championnats d’Europe d’athlétisme ou de natation.

Depuis l’arrivée de la droite au pouvoir en 2002, ce budget a toujours été sacrifié, il est en baisse de 40% ! Le budget alloué au sport pour tous est divisé par 4 en 5 ans. Le Président candidat s’était engagé pour un budget du sport à 3% du budget national. Aujourd’hui avec une baisse de plus de 35 millions d’euros sur les crédits sport, on touche le fond, le budget sport représenterait 0,4 % du budget national.