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mardi 2 mai 2017


L’Appel de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains à utiliser le vote Macron pour vaincre l’extrême droite de Marine Le Pen. 

Le premier tour de l’élection présidentielle n’a pas concrétisé tous les espoirs de transformation sociale et écologique que nous avions pu nourrir. 
La gauche de transformation et du changement, divisée, n’a pas réussi à s’imposer, laissant s’affronter dans un second tour le candidat des banques et une candidate de l’extrême-droite qui, dimanche, a réuni sur son nom, le plus grand nombre de voix jamais obtenu par le Front national depuis sa création il y a 45 ans en agrégeant 21,4 % des votants. C’est 3 millions d’électeurs de plus qu’il y a cinq ans. 
C’est une bien mauvaise nouvelle pour notre démocratie, alors que déjà, se multiplient les tentatives pour passer sous silence le formidable élan qui s’est levé à gauche autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. 
Avec près de 20 % des électeurs rassemblés autour de l’exigence d’une rupture démocratique, institutionnelle, sociale et écologique radicale, c’est le peuple d’une France de progrès et de luttes qui, le 23 avril, a retrouvé sa voix. 
Sur tous les territoires où nous menons la lutte et où nous mettons déjà en œuvre des politiques alternatives – je pense aux 620 communes dirigées par les maires de l’Association nationale des élus communistes et républicains - le candidat que nous avons soutenu est arrivé largement en tête. 
Cette victoire est donc bien l’expression d’un vote politique, d’appartenances et d’exigences sociales. C’est le résultat, au-delà de cette très belle campagne que nous avons menée tous ensemble, du travail de terrain de longue haleine que les élus de l’ANECR n’ont jamais cessé de mener. 
Le 7 mai prochain, pour le second tour de l’élection présidentielle, c’est un nouveau choix que nous devrons faire ; un choix difficile mais qui ne souffre aucune ambiguïté. 
La lucidité sur le rapport des forces nous impose un constat sans appel : l’extrême-droite est en mesure, le 7 mai 2017, d’accéder au pouvoir. 
C’est un risque innommable que nous refusons de prendre pour notre pays et nos concitoyens et en particulier pour le monde du travail. 
Le 7 mai sera un jour décisif pour l’avenir de notre peuple, de notre nation. Les élus de l’ANECR feront face à ce rendez-vous historique comme leurs ainés ont su le faire en dépassant les clivages. Ce fut le cas en 1936 puis de 1940 à 1944. 
Le 7 mai prochain pour battre l’extrême droite représentée par Marine Le Pen, ils lui opposeront concrètement le bulletin de vote Emmanuel Macron ainsi utilisé à dessein. 
Ils invitent tous les démocrates à délaisser les calculs politiciens pour ne retenir que l’intérêt supérieur du pays. 
Les élus de l’ANECR ne se livrent pas à Emmanuel Macron. 
Nous savons déjà les combats qu'il nous faudra mener pour contrer les politiques antisociales auxquelles il nous a déjà habitués. 
Nous les mènerons, forts et fiers de cet espoir nouveau né de notre campagne électorale. 
Cet espoir mérite que nous repensions une nouvelle unité de toutes les forces progressistes pour faire valoir les aspirations portées par des millions d’habitants de notre pays. Cet espoir peut se concrétiser dès juin à l’occasion des élections législatives. 
Les élus communistes et républicains appellent donc à faire barrage à l’extrême droite le 7 mai, et à créer les conditions de l’émergence d’une majorité progressiste nouvelle à l’Assemblée nationale en juin prochain, seule capable d’ouvrir le front de la Résistance institutionnelle et citoyenne.



Patrice Bessac 

Président de l’ANECR 


mercredi 26 avril 2017

Appel de Pierre Laurent aux forces de gauche

Ne perdons plus de temps

En opposant la candidate de l'extrême droite, Marine Le Pen, au candidat libéral que se sont choisi les milieux financiers, Emmanuel Macron, le second tour de l'élection présidentielle ouvre la porte à de très graves dangers pour notre pays. Le débat qui se met déjà en place pour le second tour vise à museler les idées et les forces nouvelles qui se sont levées à gauche.
En même temps, le score réalisé par notre candidat Jean-Luc Mélenchon a levé un potentiel considérable de résistance et de reconstruction d'une espérance de gauche nouvelle. Celle-ci est porteuse d'un nouveau projet émancipateur, articulant démocratie, progrès social et écologique pour la société. Il ne vous aura pas échappé que dans les villes à direction communiste - Front de Gauche, le score de Jean-Luc Mélenchon est supérieur de 11 points à la moyenne nationale (30, 6%).
Aujourd'hui, il faut faire face aux dangers qui se présentent en nous appuyant sur ces idées et ces forces et en leur ouvrant de nouvelles perspectives de luttes, de conquêtes politiques et de représentation politique nationale.
Le Parti communiste appelle dans un seul et même mouvement à battre le plus largement possible Marine Le Pen le 7 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle et à construire, dès le lendemain, des victoires aux élections législatives dans le maximum de circonscriptions pour pouvoir combattre résolument les choix libéraux d'Emmanuel Macron comme les forces ultra-réactionnaires de l'extrême droite et de la droite.
Nous avons toujours combattu le Front national et jamais participé à sa banalisation.
Notre appel à faire barrage à Marine Le Pen, en utilisant le seul bulletin qui lui sera malheureusement opposé, est net et sans détour. Nous ne laisserons pas toutes les rênes de l’État et les immenses pouvoirs que confèrent la Ve République au Président dans les mains de la candidate de l'extrême droite. Avec elle, la République, nos principes de liberté, d'égalité et de fraternité, la démocratie et la sécurité de notre territoire comme celle du monde seraient mis en danger. Nous prenons toutes nos responsabilités car le risque de son élection ne peut être écarté.
Nous n'avons pas voulu la configuration du second tour, mais comment l'ignorer ? Notre choix n'est en aucun cas un soutien à la politique d'Emmanuel Macron : nous l'avons combattu comme ministre, puis comme candidat, dans la rue, à l'Assemblée nationale, dans les urnes. Nous combattrons demain tous ses choix anti-sociaux, favorables à la loi de l'argent.
Nous ferons donc barrage à Marine Le Pen les yeux ouverts sur la suite.
Il est d'ailleurs irresponsable de la part d'Emmanuel Macron, face au danger qui menace, de chercher à faire du vote du second tour une adhésion à son programme. Nous ne tomberons pas dans ce piège. C'est dans cet esprit que nous mobiliserons pour le 7 mai et que nous serons dans la rue le 1er mai, aux côtés des organisations syndicales.

Au-delà du second tour, il faut construire dès maintenant le maximum de victoires législatives les 11 et 18 juin prochains pour les forces de gauche nouvelles qui se sont levées le 23 avril.
Alors que les droites sont unies et en ordre de bataille, que le Front national veut élargir sa représentation nationale, fort du résultat de Jean-Luc Mélenchon, c'est à nous, Parti communiste, France insoumise, Ensemble !, forces du Front de gauche, de créer les conditions de ces victoires, pour une gauche de résistance et de combat forte à l'Assemblée nationale comme dans le pays, en élisant le maximum de députés prêts à défendre la jeunesse, le monde du travail, les quartiers populaires.
A l'expérience, les citoyen-nes de notre pays savent que ce sont les député-es communistes et Front de gauche qui ont été les adversaires les plus déterminés du ministre Macron et de la loi El Khomri. Ce sont des député-es qui sont restés fidèles aux engagements pris devant leurs électrices et électeurs. Ils ont préservé une gauche debout.
Dans 212 circonscriptions, la totalité des voix de gauche et écologistes qui se sont portées sur les candidatures de Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et des candidats d'extrême gauche ont déjà devancé le 23 avril Emmanuel Macron, Marine Le Pen et la droite.
Ensemble, nous pouvons gagner ces circonscriptions.
Et dans de nombreuses autres, avec de nouveaux progrès qui sont possibles d'ici le 11 juin, d'autres conquêtes sont possibles.
Dans 210 circonscriptions, ce sont des candidats du FN qui menacent d'être élus, et nous devons prendre des initiatives inédites pour empêcher leur élection.
Les élections législatives seront donc cruciales. La reconquête engagée le 23 avril peut donc se poursuivre à une condition : que les forces qui ont permis ensemble le score de Jean-Luc Mélenchon envoient un signal fort de mise en commun de leurs forces dans cette nouvelle bataille.
C'est l'appel que je lance, notamment à la France insoumise, dont je ne comprends pas le silence à nos appels pour une discussion commune sur les législatives depuis dimanche, mais aussi à toutes les forces de gauche qui sont prêtes à s'en saisir.
Le temps presse.
Si nous sommes ensemble, la victoire est possible dans des dizaines et des dizaines de circonscriptions. Divisés, nous en gagnerons seulement une poignée. Et chaque circonscription qui sera perdue sera alors gagnée par l'extrême-droite, la droite ou les libéraux d'Emmanuel Macron. Nous n'avons pas le droit de prendre ce risque.
Nous en appelons à la responsabilité face à une concurrence qui s'avérerait mortelle. C'est la proposition que l'exécutif national du PCF fera demain au Conseil national.
En mettant nos énergies en commun, toutes les forces qui ont contribué au résultat de Jean-Luc Mélenchon et qui auront à travailler ensemble demain peuvent être représentées. Les communistes, notamment dans les circonscriptions où ils sont sortants et où leurs positions sont fortes, sont les mieux placés pour conduire cette bataille. Partout le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s : 65 % n'ont aucun mandat électif, 85 % sont issus du monde syndical, associatif, infirmières, cheminots, ouvriers, agricultrices, avocates, enseignants, habitants de quartiers populaires.
Ailleurs, c'est France insoumise ou une autre force, qui peut conduire ce combat. Nous sommes pour une entente qui respecte chacun et qui fasse gagner tout le monde.

Je le répète en concluant : ne perdons plus de temps.

mercredi 8 mars 2017

Il faut un pacte de gauche

Il y a quelques semaines, la primaire de la droite et du centre était présentée à longueur d’antenne non pas comme devant désigner le candidat de droite mais le futur président de la république.
Mais, très vite, la côte de popularité du candidat fut mise à mal quand l’opinion découvrit son programme visant à maintenir les privilèges des classes dominantes au mépris des urgences sociales et économiques (suppression de l’ISF, casse de la Sécurité Sociale, retour aux 39h, retraite à 65 ans, suppression de 500 000 fonctionnaires, menace sur l’APL et les minimas sociaux). A cela se rajoute une succession d’affaires qui mettent à mal l’image de monsieur propre qu’il voulait se construire.
A l’Assemblée nationale, les parlementaires de droite et frontistes s’opposent systématiquement au combat mené par les parlementaires front de gauche contre l’évasion fiscale, les salaires des grands patrons, les parachutes dorés et les retraites chapeaux.
Dernièrement, les électeurs à la primaire socialiste ont sanctionné un bilan et majoritairement affirmé leur souhait d’un ancrage à gauche. Ces électeurs se sont rappelé les fausses promesses du Bourget, le 49-3, la loi travail, la déchéance de nationalité et les cadeaux mirifiques au patronat.
Ce résultat n’exprime-t-il pas un signal et le besoin d’une véritable politique de gauche ? Et si certains sont tentés par la candidature Macron, ils n’auront que la poursuite de la politique conduite actuellement par le président de la République.
Nous appelons toutes les forces de gauche à retrouver le chemin du dialogue, à débattre des projets et des contenus pour travailler au maximum de convergence permettant la construction d’un pacte de majorité.
Les responsables politiques de gauche doivent discuter devant les citoyens.
Victor Hugo avait raison, « l’utopie est la vérité de demain ».


Jean-Pierre Héno


elus.communistes@ville-creteil.fr                                                                                                                              http://elus-communistes-creteil.blogspot