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lundi 2 novembre 2020

LE TEMPS DES CRISES

 Notre génération est confrontée à une série de crises liées entre elles : crise sanitaire mondiale, crise économique et sociale (taux de chômage prévu à 10% de la population active en fin d’année), crise climatique dont les effets dévastateurs sont un peu plus évidents chaque année, crise de défiance vis-à-vis du “politique”.

Pourtant, le gouvernement s’entête dans une politique de l’échec, favorisant toujours les plus riches, tandis que la majorité de la population, déjà usée par plusieurs mois d’une situation inédite, continue d’affronter avec moins de moyens la nouvelle vague du virus. Ainsi, près de 43% des personnes ont perdu une partie de leurs revenus depuis la crise sanitaire d’après le baromètre pauvreté IPSOS/Secours Populaire.

D’autres choix sont possibles !

Il faudrait lutter tout de suite contre les “profiteurs de crise” qui veulent faire de l’argent sur la pandémie à travers des contrats juteux sur un futur vaccin (pétition en ligne : https://www.right2cure.eu/fr). Cette bataille pourrait se conjuguer avec celle pour la mise en place d’un plan d’investissement massif pour l’hôpital public.

Plus largement, nous pouvons imposer une autre voie globale pour changer le système, notamment par la création d’un fonds de sécurisation de l’emploi, de la formation et pour la transition écologique.

Au niveau de notre ville, la préservation du tissu associatif (maintien des subventions), le soutien aux initiatives citoyennes et l’approfondissement de la démocratie permettent de se projeter ensemble au-delà du temps des crises. Sur ce dernier point et à titre d’exemple, la hausse prévue du budget d’investissement des conseils de quartier pour atteindre les 1 million d’euros constitue un pas conséquent et un embryon de budget participatif, à même de renforcer la participation et l’engagement dans le faire-ensemble à Créteil.



Luc MBOUMBA

mercredi 7 octobre 2020

Collectivités locales : bouclier social

 

Au cours de cette crise sanitaire, sociale, économique, les Cristolien.ne.s peuvent compter sur l’engagement résolu de leurs élu.e.s. Ils/elles contribuent à organiser la solidarité auprès des plus fragiles, à assurer la continuité des services publics et à répondre aux attentes des concitoyen.ne.s. Rappelons-nous, au moment du confinement, l’Etat apparaissait inactif, dépassé, indécis. Alors, les collectivités locales -véritable bouclier social- ont permis au pays de tenir. Pourtant, nos recettes budgétaires continuent d’être amputées. Nous exigeons le renforcement des dotations de péréquation, le remboursement du fonds de compensation pour la TVA, la création d’un fonds de soutien aux collectivités et l’abrogation du dispositif de contractualisation coercitif. Les plans de soutien et de relance présentés par le gouvernement, au total 560 milliards d’euros d’argent public, eux, favorisent essentiellement les grands groupes privés qui ne sont soumis à aucune contrepartie pour l’emploi, l’écologie et la fiscalité. Tout au long de ce quinquennat, c’est toujours la même orientation économique néolibérale. L’augmentation annoncée du chômage n’est pas une fatalité. Maintien et création d’emplois permettrait de retrouver notre souveraineté économique et d’engager la transition écologique. Produire en France, c’est bon pour l’emploi, bon pour le climat. Le PCF, fier de fêter ses cent ans, appelle chaque citoyen à construire le « système d’après ». Une plateforme numérique est ouverte pour une démarche de démocratie, pour une coopération des idées. Venez-vous exprimer sur www.lafranceencommun.fr




 

(ci-contre : photo du groupe des élus Communistes & Partenaires avec de gauche à droite : Marie Mattéi, Pauline Anamba-Onana,Luc Mboumba Martine Garrigou-Gaucherand [présidente du groupe], Mehedi Henry, Isabelle Morvan, Mohamed Tahri)

lundi 3 juin 2019

Instituer un droit au « BIEN VIEILLIR »


L’accroissement de la population des plus de 60 ans, va créer dans les décennies à venir une véritable révolution démographique de société.

Il est indispensable d’apporter des réponses politiques majeures notamment dans le domaine de la santé, et du bien vieillir.

L’augmentation de l’espérance de vie ne peut pas se traduire par un allongement de la vie active ni par une paupérisation des plus de 60 ans.

Les réformes successives ont grignoté peu à peu les éléments de calcul de la retraite : durée, âge, indexation… Les réformes qui se profilent sont une volonté de changer radicalement les règles pour intervenir sur les différents paramètres entrainant une baisse progressive des retraites.

Les retraités sont devenus une variable d’ajustement budgétaire, dans la mise en œuvre des politiques d’austérités.

Les différentes mesures prises ont conduit à une perte de 20% du pouvoir d’achat des retraités depuis 10 ans.

Les plus de 75 ans sont aujourd’hui 5,6 millions, et la part des plus de 60 ans a évoluée de plus de 23% en 2010 sur la base des tendances démographiques actuelles. Ces évolutions nécessitent d’avoir des nouvelles actions de prévention, et d’aides pour accompagner la perte d’autonomie dans tous les domaines.

A court terme la priorité devrait être d’améliorer la médicalisation des EHPAD, de renforcer les équipes soignantes, de mettre en place des dispositifs de prévention (tel que les activités physiques et sportives, le suivi post professionnel…)

A moyen terme maintenir au maximum les personnes à domicile, de développer des structures d’accueil de jour, de semaine.

Les différents niveaux d’intervention sont indispensables pour un respect de la personne.

Bien vieillir est un état à conquérir par tous dans un cadre intergénérationnel.


Le Groupe Communiste Républicain et Citoyen 


mardi 14 mai 2019

Réformer la fiscalité, pour plus de justice sociale


 Afin de redonner vigueur au consentement de l’impôt, il faut rétablir l’ISF. Il est désormais incontestable que le remplacement de l’ISF par l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) bénéficie massivement aux plus aisés. Son rétablissement est indispensable pour garantir la cohésion sociale et l’équilibre des finances publiques.

Pour les mêmes raisons, le nombre de tranches de l’impôt sur le revenu doit passer de 5 à 9 tranches.

Une réforme radicale et efficace doit renforcer la place des impôts progressifs (IR, ISF…) et réduire la part des prélèvements proportionnels (TVA, Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques (TICPE) et aussi la CSG). Quant à l’impôt sur les sociétés, rendons-le à la fois progressif, pour tenir compte de la catégorie des entreprises, et modulable en fonction d’une utilisation vertueuse de leurs bénéfices en faveur d’investissements créateurs d’emplois qualifiés et protecteurs de l’environnement.

Une réforme de la fiscalité locale doit conduire les collectivités à une vraie responsabilisation sociale. Une révision foncière effective devrait permettre d’établir de nouvelles valeurs locatives sur lesquelles calculer la taxe foncière mais aussi la taxe d’habitation qui serait conservée en intégrant à son calcul des critères reflétant la situation économique des familles.

La population exige de bons services publics et la fiscalité en est son carburant.

A Créteil, malgré la baisse régulière des dotations de l’Etat, il n’y aura pas d’augmentation du taux de la fiscalité locale et, ce, pour la deuxième année consécutive. Notre groupe s’en réjouit, d’autant plus que nous garderons un bon niveau d’intervention auprès de la population : 18 millions d’euros d’investissement et plus de 26 millions d’euros de subventions et participations.


Jean-Pierre Héno

Un toit, c’est un droit !


Lors de son allocution des vœux pour l’année 2018, Macron avait réitéré son engagement à ce qu’il n’y ait plus de sans-abris en France.

Un an plus tard la situation ne s’est pas améliorée mais au contraire la politique gouvernementale renforce l’exclusion des personnes à la rue et de manière générale la crise du logement. Notre président en est réduit à des coups de communication, à l’instar de sa participation à une maraude auprès des sans-abris. Pourtant, ce ne sont pas quelques photos qui effaceront son entreprise d’aggravation systématique de la misère.

Selon le rapport de la fondation Abbé Pierre, 4 millions de personnes sont en situation de mal-logement. L’augmentation de la part du logement dans le budget des ménages est symbolique de cette tension croissante sur un droit fondamental affaibli par l’accroissement des inégalités, la faible progression des revenus et l’augmentation du coût de dépenses incompressibles.

Au lieu de renforcer les capacités d’intervention des organismes du logement social, le gouvernement rabote leurs ressources et continue de se désengager du financement de la construction, de la rénovation et de la réhabilitation du patrimoine du logement social.

La face tragique de ce cocktail explosif, c’est l’augmentation des expulsions locatives, pratique indigne qui reprend avec la fin de la trêve hivernale le 31 mars et qui traduit, lorsque plus de 150 000 personnes en sont menacés, la négation de l’idéal d’une société porteuse de justice sociale et de fraternité. Le groupe des élus communistes, républicains et citoyens appelle à la fin des expulsions locatives et exige de l’Etat la preuve d’un relogement décent pour tout ménage expulsé.

Luc MBOUMBA 

vendredi 1 mars 2019

Solidarité avec les étudiants du monde


Le 19 novembre 2018, le Premier ministre a annoncé un projet de multiplication inédite des frais de scolarité des étudiants étrangers (2700/an en licence et 3700 an/ en master). Malgré l’idée de tripler – en même temps - le nombre de bourses pouvant être allouées, les flux plus importants d’étudiants nous assurent malheureusement que cette réforme créera une précarité extrême pour un certain nombre d’entre eux, notamment issus du continent africain.

Depuis, un grand nombre d’universités – parmi lesquelles l’UPEC – ont rejeté politiquement ce projet, Avec elles, les principaux syndicats émanant de la communauté universitaires, de nombreuses sociétés scientifiques, des personnalités de la société civile et même des députés de la majorité présidentielle (…), tous exhortent le gouvernement à renoncer et l’on voit maintenant des mobilisations de centaines voire de milliers de personnes dans certains campus.

D’autres sources de financement pourtant existent pour continuer à défendre la belle tradition française d’accessibilité financière à l’enseignement supérieur pour tous et toutes et faire respecter les engagements que notre pays a pris en ratifiant l’article 13 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels lequel énonce notamment que « L'enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité, en fonction des capacités de chacun, par tous les moyens appropriés et notamment par l'instauration progressive de la gratuité ».

Plus que jamais, notre humanisme doit être une fierté face à la tentation autoritaire pour le gouvernement de passer en force, quand il est question d’aggravation des inégalités nord-sud et de risque d’exploitation cruelle par des employeurs, ou des marchands de sommeil peu scrupuleux.

Hédi Condroyer
Conseiller municipal

lundi 11 février 2019

Les raisons de la colère !


Au niveau international, la situation est extrêmement grave. Les conflits au Moyen Orient, en Syrie, en Irak, au Soudan se perpétuent, amplifiant la crise humanitaire qui contraint de plus en plus de migrants (femmes, enfants compris) à risquer leur vie pour échapper à l’enfer. Au regard des difficultés rencontrées, des idées d’une extrême violence voient le jour : on veut trier les réfugiés des guerres et de la misère. En fait, la seule réponse juste à ce drame humain est la solidarité internationale.

En France, ce n’est pas en pressurant les salariés, les retraités ni en attaquant les droits des chômeurs que l’on retrouvera une croissance dynamique.

Le CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi), loin d’avoir prouvé son efficacité, est une manne pour le patronat.

Quant à l’évasion fiscale, elle reste le sport favori des grandes entreprises : Google transfère plus de 19 milliards d’euros de bénéfices dans les paradis fiscaux.

Dans le même temps, le gouvernement demande de plus en plus d’efforts aux classes moyennes et modestes.

Pour mieux répartir les richesses que produisent les salariés, il faut plus de démocratie dans les entreprises. Les salariés doivent être écoutés et reconnus. Ce ne sont pas les dividendes aux actionnaires qui créent les richesses.

Exemple : l’indépendance de la sécurité sociale est menacée par l’organisation pécuniaire « État- Sécurité Sociale ». En effet, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 multiplie les exonérations de cotisations patronales et prépare la sécurité sociale à devenir le bouche-trou financier de l’Etat, au détriment des assurés sociaux.

La dépense et le développement de notre modèle social doivent être l’objet d’un débat démocratique des salariés et de leurs organisations syndicales.


Danielle Defortescu

lundi 7 janvier 2019

Egalité


L’intervention du président de la république n’aura pas suffi. Ce n’est pas les mesures proposées qui excluent la contribution des riches et du patronat qui auront atténué la colère.

En lâchant un peu de lest pour mieux préserver ses réformes antisociales à venir, il a dû concéder l’injustice de sa hausse de la CSG pour les retraités .Côté salaires on est bien loin du compte.

Entre 2016 et 2017, le salaire moyen des patrons du CAC 40 est passé de 300 à 350 fois le SMIC. Ils ne paient plus l’impôt sur la fortune.

La baisse des cotisations sociales (chômage et maladie) effacée désormais du bulletin de paie des actifs est essentiellement supportée par les retraités via la CSG. Ainsi l’opération ne coûte pas un seul centime aux entreprises.

La fiscalité en France repose sur deux blocs distincts : d’un côté, l’impôt progressif comme l’impôt sur le revenu- il est par nature plus juste- de l’autre, la TVA qui revient proportionnellement à taxer plus ceux qui ont le moins.  La taxation des carburants en était la preuve !

Le montant de la fraude fiscale en 2018 serait de 100 milliards d’euros, elle aurait augmenté de 20 milliards depuis 2013. Le montant de la fraude sociale (versements URSSAF) serait de 25 milliards d’euros. 

Alors que les « premiers de cordée » se voient accorder des milliards d’euros en cadeaux fiscaux : CICE, suppression de l’ISF, et autres taxes jugées inefficaces, les personnes les plus défavorisées sont lourdement ponctionnées. 

L’argent existe pour augmenter nos salaires, nos retraites. Il suffit d’avoir la volonté politique de s’attaquer à la fraude et de partager équitablement les richesses.

A l’aube de cette nouvelle année,  les élus communistes républicains et citoyens vous présentent leurs meilleurs vœux pour 2019, vœux de luttes et de succès.

lundi 3 décembre 2018

Restez mobilisés en faveur du sport !


Depuis de nombreuses années le sport est considéré comme la cinquième roue du carrosse avec des budgets continuellement en baisse, et celui de 2019 ne changera pas la tendance.

La mobilisation des sportifs, de parlementaires, d’élus régionaux, départementaux mais aussi de conseils municipaux dont celui de Créteil a permis dans le débat parlementaire une rallonge de 15 millions d’euros sur le budget des sports.

 Ce dernier a atteint un niveau dérisoire de 0,13% du budget de la nation, alors qu’il devrait être sanctuarisé à hauteur de 1% du budget de la nation.

A 6 ans des Jeux Olympiques et Paralympiques il faut des signes forts, le sport est un droit ce n’est pas une marchandise.

Le budget des sports doit être à la hauteur des besoins afin de lancer un plan de construction-rénovation d’équipements sportifs de proximité, un plan d’aide aux associations sportives, des moyens pour le sport santé, sur ordonnance, de façon à concrétiser le bien être que revêt l’activité physique et sportive y compris à l’école.

Alors que 80% du patrimoine sportif appartient aux collectivités, les élus territoriaux connaissent de nombreuses difficultés pour répondre aux doléances des associations sportives.

Seul un engagement fort de l’Etat permettra de redonner au sport toute sa place dans notre société mais également de construire un héritage solide et pérenne des Jeux Olympiques et Paralympiques pour notre pays.

Dans le cas contraire, les objectifs avancés resteraient lettre morte.

Il faut un grand service public du sport avec les moyens financiers et humains nécessaires qui s’appuie sur quatre piliers renforcés.

Un ministère des sports et ses directions territoriales, les collectivités, l’éducation physique et sportive, les associations sportives et leurs fédérations.

Une agence aux contours flous ne garantira en rien le droit d’accès au sport pour tous.



Jean-Pierre Héno

vendredi 1 juin 2018

Résister et Reconstruire


François Fillon rêvait d’un « blitzkrieg », une guerre éclair pour réformer la France. Le soldat Fillon, tombé au champ du déshonneur, a été remplacé par le général Macron. Seulement un an après son élection, il a repris le flambeau néolibéral avec encore plus de rage et entamé une véritable guerre sociale sans précédent par sa rapidité et sa gravité.

Casse du droit du travail, suppression de l’impôt sur la fortune, baisse du pouvoir d’achat pour les retraités, remise en cause du droit d’asile, fin de la liberté d’entrée à l’université, privatisation de la SNCF et attaque sur le statut des cheminots, asphyxie du logement social, menace sur la libre administration des communes, la liste est longue et révoltante.

En quelques mois, l’empire de la Macronie est instauré, une France atomisée où on divise tout le monde pour mieux régner, où on individualise tout pour mieux exploiter.

La résistance s’impose, nous devons y engager toutes nos forces pour ne pas laisser aux générations futures un pays où les inégalités continuent à se creuser et où la violence devient le seul moyen d’expression.

Résister, cela signifie être en première ligne au niveau national pour soutenir les luttes et au niveau local pour porter une voix citoyenne solidaire. Cette voix appelle concrètement sur notre ville au maintien du service de greffe hépatique à Mondor, au refus de la fermeture de classes pour les écoles maternelles et élémentaires, à l’arrêt des expulsions locatives sans relogement décent, au renforcement de l’accessibilité de l’espace public pour les personnes à mobilité réduite ou encore à des Jeux Olympiques populaires en 2024 qui bénéficient à notre jeunesse.

« Résister c’est créer ». Dans l’action, nous pourrons unir les forces dont nous aurons besoin, demain, pour reconstruire une société de progrès.


Luc Mboumba, Conseiller municipal

lundi 14 mai 2018

Soutenons les universitaires et cheminots en lutte.


Le 8 mars a été promulgué la loi « Orientation et Réussite des Etudiants » (ORE) qui met à terre l’un des principes majeurs qui a permis la démocratisation de l’enseignement supérieur : l’accès plein et entier - dans toutes les filières et partout sur le territoire - à l’Université de tous les néo-bacheliers n’est plus de droit puisque ledit accès sera soumis à la capacité d’accueil de la filière choisie.

Soyons concrets, sur une Université comme l’UPEC, la quasi-totalité des premières années de licence sont en tension ce qui signifie que sans moyens massifs supplémentaires, l’application de cette loi permettra d’écarter encore plus de profils atypiques dans les filières, de créer davantage de « sans-facs » en plus de mettre une pression terrible sur les enseignants-chercheurs au détriment de leurs autres missions.

Alors que l’Université se ferme, la volonté du gouvernement d’achever la libéralisation du rail est tout aussi inquiétante. Là aussi, il faut comprendre qu’ouvrir le rail à la concurrence ne permettra qu’une course à la rentabilité qui ne pourra que se finir en casse de conquis sociaux pour les cheminots futurs qui ne disposeront plus d’un statut gagné de haute lutte par leurs ainés. Les termes sont importants et la formule d’Ambroise Croizat sur ces « conquis sociaux » nous le rappelle : ce que nous considérons comme des acquis pour les uns et des « privilèges » pour les autres sont les résultantes de décennies de rapports de force. Enfin, rien ne permet d’affirmer que cette réforme produira des effets bénéfiques pour les usagers du rail.

En ce cinquantenaire de Mai 68, le groupe communiste, républicain et citoyen manifeste sa solidarité avec toutes les personnes en lutte contre le pouvoir de l’argent, pour conserver voire gagner de nouveaux conquis sociaux !



                                        Hédi Condroyer
                                      

jeudi 1 mars 2018

« En ce temps-là, la vieillesse était une dignité ; aujourd’hui elle est une charge ». Chateaubriand


L’accroissement de la population des plus de 60 ans crée une véritable révolution démographique dont il est nécessaire de mesurer l’importance. Cela nécessite des réponses politiques aux questions de santé, de vieillissement, de perte d’autonomie. Aujourd’hui, plus de 573 000 personnes âgées dépendantes sont accueillies dans les établissements.

Les personnels dénoncent une maltraitance institutionnelle: 4 minutes par patient pour le lever, la toilette, le change et l’habillement. C’est un exemple parmi tant d’autres, où le manque d’effectif est criant et les conditions de travail sont de plus en plus éprouvantes. Une mobilisation inédite s’est tenue par tous les acteurs pour davantage de moyens afin de s’occuper dignement des personnes âgées.

La loi d’adaptation n’a pas pris les mesures qui s’imposent notamment sur les questions de financement. La situation est complexe (conventions tripartites, mise en place d’objectifs et de moyens, multiple intervenants à domicile) source d’incompréhension pour les personnes concernées et leurs familles. Il est nécessaire de simplifier le dispositif par un service public d’accompagnement.

Pour un projet global de société, pour un grand service public de la santé et de l’action sociale, nous exigeons :

·         Des effectifs conformes au plan « Solidarité grand âge » : 1 salarié pour 1 résident

·         La suppression des dispositions législatives relatives à la réforme de la tarification des Ehpad contenues dans la loi du 28 décembre 2015

·         L’arrêt des baisses de dotations et le maintien de tous les effectifs y compris les contrats aidés, qui doivent être intégrés et sécurisés

·         L’amélioration des rémunérations, des perspectives professionnelles et de carrières, dans le cadre du Statut et des conventions collectives nationales





Danielle Defortescu


mardi 9 janvier 2018

Le Président des riches


L’élection du Président Macron a été présentée comme la fin du cycle d’alternance droite/gauche de ces 40 dernières années. A l’évidence, l’exécutif de ce pays a fait son choix. Un choix de classe, avec cette politique favorable aux plus fortunés.
D’un côté, les mauvais coups. La loi travail qui, contournant les attributions syndicales, précarise davantage encore les salariés. Sous prétexte que le SMIC serait coûteux pour les finances publiques,  pas de coup de pouce en janvier prochain, et, pire, la menace de mettre fin à toute forme d’indexation à l’avenir. Les demandeurs d’emploi sont soupçonnés de profiter du système : on multiplie par 5 les effectifs des conseillers dédiés au contrôle au lieu de renforcer un accompagnement de qualité. Le budget de la nation est soumis au dogme que notre dépense publique n’aurait plus les moyens de financer son modèle social : diminution du budget de Sécurité Sociale de 5,3 Milliards euros en 2018 dont 1,5 Milliards dans les hôpitaux, diminution des APL fragilisant les bailleurs sociaux et les locataires.
De l’autre,  les cadeaux. Les 100 premiers contribuables à l’ISF gagneront chacun en moyenne 582 380 euros par an. Pour eux, le gain total lié aux deux réformes peut être estimé à environ 1,5 millions d’euros par an. Or le montant moyen payé par les contribuables à l’ISF était de 1,26 millions d’euros. Les plus fortunés vont donc recevoir un chèque supérieur au montant dont ils s’acquittaient par l’ISF !
Panama et paradise papers ont de beaux jours devant eux : la cellule de régulation des évadés fiscaux ferme le 31 décembre prochain.
Le Groupe Communiste Républicain et Citoyen vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2018, que cette année soit porteuse de luttes victorieuses.

                                                                                             Le Groupe Communiste Républicain et Citoyen

vendredi 1 décembre 2017

Une France à deux vitesses


La suppression brutale en août dernier de 259 000 emplois aidés est un scandaleux plan social. Ainsi, 149 000 salarié.e.s  sont retournés au chômage dès septembre, sans alternative; en 2018, ils seront 110 000. Or, depuis plus de 30 ans, l'Etat a utilisé ces emplois pour compenser le sous financement qu’il a lui-même organisé dans certains secteurs : culture, sport, enseignement, justice, médico-social, insertion et emploi. 82% des contrats aidés sont en poste dans le secteur non-marchand : associations, administrations. Cette décision atteint donc principalement les associations et les services publics déjà durement touchés par d'autres coupes budgétaires.

Selon une première enquête sur les contrats aidés dans le Val-de-Marne, 42% des associations œuvrant dans ces secteurs seront fragilisées, 23% risquent la fermeture et 15% suspendent un projet. Que serait la vie territoriale sans les associations? C’est dans les quartiers populaires que la diminution des services utiles à la population serait le plus cruellement ressentie.

La société à deux vitesses est confirmée : Macron et les siens octroient 20 milliards de cadeaux aux plus riches : en faveur des banquiers, des multinationales et des 300 000 ménages les plus fortunés.

Dans le même temps, ils baissent l’APL, augmentent la CSG- sans compensation- pour 2,5 millions de retraités, attaquent le code du travail, droit universel, commun à tous les salarié.e.s.

Pour les contrats aidés, nous exigeons :

·         Un financement durable pour le secteur non-marchand et les services publics

·         Le maintien des emplois aidés et le réembauchage des salarié.e.s non renouvelé.e.s

·         Des salaires décents, des CDI ou titularisations, selon les situations

·         L’ouverture de négociations entre l’Etat et tous les acteurs concernés.







Martine GARRIGOU-GAUCHERAND